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rés de protoplasme pigmenté. Cette membrane paraît donc représenter une variété du tissu contractile qui diffère du tissu musculaire lisse par la fusion des fibres en une lame continue. Szicr a montré que des prolongements s’en détachent en dehors et en dedans et se continuent avec les fibres conjonctives des régions pupillaire et ciliaire. Ces prolongements, au niveau de la région pupillaire, s’introduisent entre les cellules du feuillet interne de la partie irienne de la rétine et entre les faisceaux musculaires du sphincter. Au niveau de la région ciliaire, ils se résolvent en faisceaux, puis en fibrilles qui se perdent en partie dans le système trabéculaire,en partie ;
dans le muscle ciliaire et de pré- ia # va fe férence dans les fibres circulaires ee Al er K (fig. 350). Beaucoup d'auteurs, I EN comme GRYNFELTT, ont insisté : \
sur le développement variable &e...
offert par le dilatateur suivant les espèces animales. KoGANEI, Haxs VircHow, Srock, ont montré que certains animaux, comme la Loutre, possèdent un muscle dilatateur géant.
La question de savoir s'il existe un muscle dilatateur dans l'iris a été, jusqu’à ces dernières années, l’un des sujets les plus controversés de l’histologie oculaire (1). On admet actuellement l'opinion exprimée par ViaLLETON : la membrane de Bruch doit être consi- FiG. 352. — Coupe radiaire de l'ébauche irienne d'un dérée comme une lame muscu- embryon humain de 10 cm. 2.
. : 4: . ie, couche épithéliale interne. — ae, couche épithéliale laire produite par | épithélium externe. — rs, sinus marginal. — ésph, ébauche du pigmenté ; c’est un muscle épi- sphincter. — sti, stroma de l'iris. — mp, membrane
thélial, comme la couche mus- RAA D'apere Pau:
culaire des glandes sudoripares.
Les études histogénétiques failes à ce point de vue et que nous résumons ci-dessous ont confirmé cette interprétation suggestive.
C. Histogénèse de la musculature irienne. — Elle se réalise aux dépens de la couche interne de la partie irienne de la rétine.
(1) Les principales opinions émises sur ce sujet sont les suivantes (GRYNFELTT) :
1 le muscle dilatateur existe; il est formé de faisceaux radiés, distincts les uns des autres et situés dans la couche profonde du stroma irien (KôLLIKER) ; 2° le muscle dilatateur est représenté par la couche striée qui est située à la face postérieure de l'iris contre la pars iridica retinæ, et qui est désignée sous Je nom de membrane limitante postérieure ou membrane de Bruch (HENLE, IwANOrF, RETZIUS, JULER, GABRIE- LIDES, VIALLETON, HEERFORDT, GRÜNERT) ; 3° il n'existe pas de muscle dilatateur (GRUEN- HAGEN, HAMPELN, ANGELUCCI, MICHEL, SCHWALBE, BOË, KOGANEI, RETTERER, DEBIERRE, VENNEMANN, FRUGINELE).
NON MONS LEFT NO Poe
a) Histogénèse du sphincter irien. — NusssAum paraît être le premier auteur qui ait fourni la démonstration de son origine ectodermique. Il a montré que, chez les Mammifères, l'extrémité inférieure du feuillet externe de la rétine irienne présente un épaississement assez considérable de cellules qui s’invaginent dans le stroma de l'iris pour se différencier ensuite en fibres du sphincter. Szizr a récemment confirmé et précisé cette origine sur du matériel humain. La première ébauche du sphincter se manifeste par un amoncellement de noyaux dans la couche interne de l'épithélium postérieur, au niveau de la marge de l'iris (embryon de 10 centimètres). Ces éléments figurent un prolongement lamelleux qui s’invagine dans le stroma irien et possède la forme d’une crosse à direction verticale. Leur cytoplasme s’allonge ensuite parallèlement au bord de l’ouverture pupillaire et montre très tôt les réactions caractéristiques des fibres musculaires lisses (embryon de 14 centimètres). La fibrillation apparaît plus tard dans la région périphérique de ces éléments, dont la région centrale renferme encore du pigment qui finit par disparaître ‘fig. 352 et 353). Les connexions du sphincter avec l’épithélium qui lui a donné naissance se retrouvent encore chez le nouveau-né, HErzoG a confirmé ces résultats sur d'autres Mammifères et des Batraciens. Herzog et CoLuin ont fait la même constatation chez les Oiseaux où le sphincter est constitué par des
F1G. 353. — Coupe radiaire de l'ébauche irienne
d'un embryon humain de 24 centimètres. fibres striées. ie, couche épithéliale interne, — ae, couche épithéliale externe. — rs, sinus marginal. — b) Histogénèse du dilätateur esph, ébauche du sphincter. — sti, stroma de l'iris. — mp, membrane pupillaire. D'a- — ViALLETON et GRYNFELTT ont monbr Ma tré que, chez les Mammifères (Lapin,
Chat), le dilatateur apparaît au moment de la naissance sous la forme d’une lame musculaire qui se développe aux dépens du feuillet antérieur de l’épithélium rétro-irien. Les pôles antérieurs des cellules de ce feuillet présentent une différenciation fibrillaire avant qu'elles aient perdu leur forme cylindrique. Le cytoplasme est rejeté du côté postérieur des cellules par la production de ces fibrilles qui se soudent les unes aux autres en une lame continue. Le muscle dilatateur ne se différencie pas sur toute l'étendue du feuillet antérieur de l'épithélium
rétro-irien : les parlies juxta-ciliaire et juxta-pupillaire de cet épithélium conservent leurs caractères primitifs. Szici a confirmé les faits précédents chez l'Homme. Il a montré que le dilatateur se développe aux dépens du feuillet épithélial antérieur vers le septième mois de la vie intra-utérine. A ce moment, les pôles antérieurs des cellules de ce feuillet perdent leurs limites et il se forme à ce niveau une lame cytoplasmique conlinue. Une différenciation fibrillaire et radiée se manifeste bientôt dans cette couche, tandis que les corps cellulaires nucléés s’aplatissent de plus en plus. Le feuillet musculaire présente en dehors des évaginations radiées qui s’enfoncent dans le stroma irien et qui sont désignés sous le nom d’ « éperons pigmentaires » (Micuer). Les fibrilles les plus nombreuses et les plus puissantes prennent naissance aux dépens de ces plis radiés et constitueront les « plis radiés » de l'adulte. Certaines de ces fibrilles musculaires se séparent de la lame principale et viennent s’insérer sur les tractus conjonc-
- tifs du rebord pupillaire et de la région ciliaire. Toutes ces recherches con-
cordent donc pour démontrer l'existence si controversée du dilatateur et son origine aux dépens du feuillet externe de l'épithélium rétro-irien.
4 ÉPITHÉLIUM POSTÉRIEUR OU RÉTRO-IRIEN. — La face postérieure de l'iris est revêtue par deux couches cellulaires qui représentent les feuillets externe et interne de la rétine embryonnaire. Les cellules des deux couches sont chargées de granulations de pigment. La couche interne, formée de cellules claires au niveau des procès, se pigmente brusquement au niveau
- de l'angle irido-ciliaire. Szizr a montré que le pigment commence à appa-
raître dans le feuillet interne à partir du bord pupillaire, s’étend jusqu'au milieu de cette lame vers le cinquième mois et n'atteint la région ciliaire que
pendant les derniers temps de la vie intra-utérine.
D'après Sziu, les cellules du feuillet antérieur ou externe sont cubiques
… dans la région de la pupille ; elles diminuent ensuite de hauteur, se dis- - posent en une assise mince et irrégulière et renferment du pigment amon-
celé autour des noyaux qui sont allongés dans le sens radial. Ces cellules
présentent chacune deux parties : une partie épithéliale, protoplasmique
et nucléée; une partie fibrillaire, allongée et contractile; l’union des deux parties constitue un élément musculaire lisse du dilatateur, une sorte
» de cellule épithélio-musculaire. On trouve aussi en certains endroits, entre
le dilatateur et la couche épithéliale postérieure, des groupes isolés de grosses cellules polygonales. Ce sont des éléments de la couche antérieure qui n’ont pas subi la même métamorphose que leurs congénères. Ces nids cellulaires restent en connexion avec la couche épithéliale antérieure qui
les sépare des fibres dilatatrices. — La couche épithéliale antérieure, … très amincie au niveau du dilatateur, reprend ses dimensions au niveau de … la région irienne juxta-ciliaire où la membrane de Bruch n'existe plus.