IV. — NERFS ET VAISSEAUX DE LA TUNIQUE VASCULAIREŸDE L'OEIL
1° Nerrs. — Ils proviennent des nerfs ciliaires, se partagent en un grand
…— nombre de branches au niveau du muscle ciliaire, et forment à l’intérieur
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de ce muscle un plexus à mailles serrées. Celui-ci donne un grand nombre de rameaux : les uns se terminent sur les fibres musculaires lisses ; les autres se dirigent vers la cornée et s’y ramifient abondamment ; d’autres enfin pénètrent radiairement dans l'iris.
A. Nerfs de l'iris. — Le mode de distribulion et de terminaison des nerfs dans l'iris a fait récemment l'objet des recherches d’AcaBaBow et ANDOGSKY chez les Mammifères, de Mecxircu chez les Oiseaux. D’après Anpocsky, les nerfs de l'iris suivent une direction radiaire sur un trajet assez court, puis se dirigent parallèlement au bord ciliaire de l'iris et s'anastomosent les uns avec les autres. De nouvelles fibres radiaires se détachent de cet anneau nerveux, s’anastomosent de nouveau et forment des sortes d’arcades allongées. Ces faisceaux principaux donnent naissance à un réseau très fin. Des prolongements très délicats s’en délachent; les uns s’épanouissent à la sur face externe de l'iris et doivent être considérés comme des terminaisons sensibles; les autres vont se distribuer soit aux fibres motrices des muscles iriens, soit aux parois vasculaires. Ce sont des terminaisons motrices où vaso-motrices. La question de savoir s’il existe des cellules nerveuses dans l'iris est assez discutée. AcapaBow et Rerzius en nient l'existence ; ANbowsky a vu,au niveau des prolongements ciliaires, des cellules nerveuses bipolaires et multipolaires situées dans un réseau nerveux superficiel, et Merkircu a retrouvé ces éléments avec la même situation dans le tractus uvéal des Oiseaux.
B. Nerîs du corps ciliaire. — Le corps ciliaire est abondamment pourvu de cellules nerveuses. Ce sont des éléments piriformes ou arrondis, de préférence appliqués contre les vaisseaux sanguins (Acasasow). Les nerfs du corps ciliaire se terminent ; 1° à la surface externe de cet organe en formant un réseau à mailles très serrées ; 2° entre les faisceaux musculaires et dans les espaces conjonctifs qui les séparent ; 3° dans le stroma du corps ciliaire; 4° dans le muscle lui-même dont chaque fibre est entourée:
d’un réseau nerveux anastomosé avec les réseaux qui entourent les cel-"
lules voisines; 5° sur les vaisseaux (AcaBasow). MELxircH, Bierri ont confirmé la description d'AGABABOW.
C. Nerîfs de la choroïde. — Les nerfs ciliaires donnent naissance à des
branches plus ou moins nombreuses qui pénètrent dans la choroïde et fournissent un plexus à mailles serrées qui occupe toute l'épaisseur de cette membrane. Sur ce plexus se trouvent des cellules nerveuses et même der petits ganglions d'où partent un ou plusieurs prolongements. Ceux-ci se ramifient et se terminent pour la plupart sur les vaisseaux sanguins (H. MÜLLER, SCHWEIGGER, SAMISCH, KÔLLIKER, AGABABOW).
20 VAISSEAUX LYMPHATIQUES. — On n’a pas mis en évidence de véritables vaisseaux lymphatiques dans l'épaisseur du tractus uvéal, mais il YM
existe des fentes et des espaces lymphatiques. On considère comme tels
les espaces compris entre les lamelles conjonctives de la couche supra=M
choroïdienne, qui communiqueraient avec les espaces lymphatiques qui
entourent les veines vorticineuses. SCHWALBE a montré qu'une injection poussée dans les espaces suprachoroïdiens remplit les mailles de la lame supra-choroïdienne, s'engage le long des veines vorticineuses et gagne l’espace de Tenon. Les espaces compris dans les mailles du système trabéculaire scléro-cornéen sont également considérés comme des voies lymphatiques. Celles-ci feraient communiquer la chambre antérieure de l'œil avec le sinus scléral (canal de Schlemm) et représenteraient la voie normale de l'écoulement de l'humeur aqueuse. Il n’est pas démontré que l'élimination de l'humeur aqueuse se fasse seulement par cette voie. STADE- RINI n’a jamais pu obtenir l'élimination par le sinus scléral d’une injection poussée dans la chambre antérieure. Les recherches de LausEr ont été tout aussi infructueuses.
Nous n'’insisterons pas sur les vaisseaux sanguins du traclus uvéal. Ils sont une des parties les plus importantes de cette membrane et ont été décrits dans l'étude histologique que nous en avons faite.