II.— L’ongle
i° Développement de l’ongle. — L’ongle commence à apparaître chez le fœtus humain vers la douzième ou la treizième semaine de la vie intrautérine. C’est tout d’abord un repli transversal de l’épiderme qui se produit sur la face dorsale de la dernière phalange, un peu au-devant de sa base. Un autre repli curviligne part des extrémités de ce sillon transversal ; il contourne la première phalange, en passant à égale distance entre ses faces dorsale et palmaire. Le champ épidermique ainsi délimité est le « lit de l’ongle » ou « lil primitif » (Curtis).
Plus tard, le lit primitif est reporté tout entier sur la face dorsale de la
première phalange. Une couche cornée apparaît au niveau de l’extrémité antérieure du lit de l’ongle au début du quatrième mois. C’est l’« éponychium » de Unna. Elle s’étend d’avant en arrière à partir du sillon antérieur et parvient au niveau du sillon postérieur.
Les deux extrémités antérieure et postérieure de l'éponychium persistent seules et la deuxième prendle nom de « périonyx». La face profonde de celui-ci s’enfonce dans le sillon postérieur qu’il partage en deux lèvres, l’une antérieure et inférieure et l’autre postérieure et supérieure. La première est la matrice primitive de l'ongle; la seconde représente l’épiderme du repli sus-unguéal (fig. 290 .
La formation de l’ongle primitif commence au milieu du quatrième mois et se prolonge jusqu’au milieu du cinquième. Elle débute au centre du lit unguéal. Les éléments du corps muqueux de Malpighi s’orientent en files dirigées d’arrière en avant et de haut en bas. Les plus superficiels de ces éléments différencient dans leur cytoplasme des grains de kératine (pii infiltrent les cellules sous-jacentes à l’éponychium et forment une sorte de coque autour de leur cytoplasme. Kératinisation marginale de Curtis.) L’ensemble des cellules ainsi kératinisées constitue Yoiujle primitif. Il remplace peu à peu l’éponychium, forme une lame qui s’étend d'avant en arrière, s’enfonce dans le repli postérieur et suit le prolongement du périonyx invaginé dans le sillon postérieur, en longeant sa face profonde. Cet ongle primitif recouvre tout le lit de l’ongle et la matrice unguéale.
Vers la deuxième semaine du cinquième mois, les cellules de la partie centrale de la matrice se chargent de granulations fines et nombreuses; ce sont des granulations de substance onychogène. Cette modification s’étend
FT eu l P
Fig. 293. — Coupe lonyiludinule du pouce sur un fœtus mâle de gWij
Le champ unguéal est limité en arriére par linvolution postérieure II*, en avant par la fossette terminale FT, reportée sur le dos du doigt. — T, extrémité du doigt. — P, phalangette. D’après Cuiiris.
ORGANES DES SENS
peu à peu à toute la matrice. Au début du sixième mois^la substance onychogène remplace partout la kératine, la matrice définitive s’est substituée à la matrice primitive et forme des couches unguéales nouvelles dont l’ensemble constitue Y ongle définitif . Celui-ci s’accroît, comme l’ongle primitif, d’avant en arrière et atteint le fond de la gouttière unguéale vers le neuvième mois. Sa croissance se fait ensuite en sens inverse.
2° Structure de l’ongle. — L’ongle est une plaque cornée qui recouvre la face dorsale de la moilié terminale des phalangettes. Cette plaque ou « limbe » est enchâssée dans un repli cutané qui recouvre partiellement ses bords latéraux et son bord postérieur. C’est le repli sus-unguéal ou manteau. Le limbe est formé de deux parties : i° la racine ou partie du limbe cachée sous le repli sus-unguéal postérieur. Elle se termine en arrière par un bord mince, la racine étant taillée en biseau aux dépens de sa face profonde; 2° le corps de l'ongle qui occupe tout le reste de la partie adhérente du limbe. La région postérieure du corps de l’ongle présente une surface ovalaire, blanchâtre, à grand axe transversal qui se prolonge dans la racine : c’est la lunule de l’ongle. Le fond du large sillon cutané semi-lunaire sur lequel le limbe repose porte le nom de « lit de l’ongle » ; la zone postérieure du lit de l’ongle qui répond à la racine et à la lunule est la « matrice de l’ongle ». Enfin on désigne sous le nom de « gouttière» ou « rainure unguéale» l’angle formé par le repli sus-unguéal et le lit de l’ongle. C’est dans le fond de cette gouttière que se trouvent sertis les bords du limbe unguéal.
Le lit de l’ongle et les parois de la gouttière unguéale sont tapissés par un reflet de l’ectoderme cutané qui conserve au niveau de cette région sa structure fondamentale : une couche profonde génératrice et une couche superficielle cornée. Mais celle-ci a pris un développement particulier et s’est modifiée pour édifier le limbe unguéal.
A. Limbe unguéal. — Il apparaît sur une coupe antéro-postérieure comme une lame mince à bords parallèles. Le bord supérieur s’enfonce jusqu’au fond de la gouttière postérieure. Le bord inférieur fait avec le bord supérieur un bec tranchant qui regarde le fond de cette même gouttière et donne à la racine du limbe la forme d’un biseau très allongé. La racine augmente d’épaisseur d’arrière en avant jusqu’au bord antérieur de la lunule ; puis les deux faces du limbe deviennent parallèles à parlir de cette zone (fig. 296).
La coupe transversale du limbe figure une lame incurvée à bords parallèles, dont les extrémités latérales s’engagent au-dessous des replis susunguéaux jusqu’au fond de la gouttière. Elles s’amincissent rapidement et se terminent par un bord tranchant.
Les coupes longitudinales et transversales du limbe, étudiées à un grossissement moyen, montrent qu’il est composé de lamelles imbriquées les unes sur les autres. Les coupes longitudinales font voir qu’elles sont orientées obliquement de haut en bas et d’arrière en avant, c’est-à-dire à peu près parallèlement au bord inférieur de la racine. Les coupes transversales montrent que ces lamelles sont dirigées parallèlement à la surface du corps du limbe. Quand celui-ci montre des crêtes longitudinales, la disposi-
HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE
lion des lamelles est plus compliquée. Elles dessinent des replis convexes du côté dorsal et reprennent peu à peu latéralement une direction horizontale. On peut aussi observer des lamelles disposées en couches concentriques autour d’un axe qui court parallèlement à la surface unguéale et à une certaine distance de ce dernier (lamelles en couches conaxiales) (V. Brunn). La description de la matrice de l’ongle expliquera ces anomalies.
Le limbe est constitué par des cellules aplaties en forme d’écailles. Elles renferment un noyau petit et ratatiné. Leur protoplasme a subi la transformation cornée; il présente dans la région périnucléaire des grains pigmentaires réfringents qui paraissent noirs dans les préparations non colorées (Renaut). Ces cellules sont étroitement appliquées les unes contre les autres et disposées en lits superposés. Elles ne subissent pas la desquamation superficielle comme les cellules cornées du tégument externe. On trouve souvent entre les écailles du limbe unguéal de fines bulles
Fig. 290. — Coupe antéro-postérieure de ronyle.
O, limbe unguéal. BO, son bord libre — CMU, corps muqueux unguéal dont la partie postérieure épaissie représente la matrice. — DSU , derme sous-unguéal. - BS U, repli sus-unguéal avec en VC, son versant cutané et en VO son versant unguéal. — B, périonyx. D'après Bhanca.
d’air disséminées dans toute son épaisseur et dans toute son étendue. Quand elles s’amassent en certains endroits, elles déterminent l’apparition de taches blanchâtres ou blanches que l’on désigne sous le nom d’« albugo » de l’ongle.
R. Lit unguéal. — Le lit de l’ongle comprend un derme ou chorion et une conclu' ectodermique qui est un reflet de l’ectoderme tégumentaire.
a) Le chorion ou derme est couvert de papilles et de crêtes plus ou moins développées suivant les régions. Le chorion de la matrice présente au niveau de sa partie postérieure un grand nombre de papilles dont la plupart sont assez basses. Elles disparaissent vers le milieu de la matrice et le chorion prend un aspect planiforme sur une certaine étendue. Des crêtes basses, étroites, serrées les unes contre les autres, se soulèvent en avant de cette zone planiforme. Ce sont les « crêtes de Henle ». Elles augmentent brusquement de hauteur à partir de la lunule, se fusionnent les unes avec les autres, deux par deux ou trois par trois, et deviennent de plus en plus hautes et de plus en plus espacées. Les plus volumineuses peuvent se délaminer en deux ou trois feuillets ou crêtes secondaires. La face inférieure de la couche ectodermique répond en sens inverse à ladispo-
ORGANES DES SENS
sition du derme unguéal. Ce chorion présente une structure d’une grande régularité. Ses faisceaux conjonctifs sont orientés suivant deux directions principales. Les uns sont dirigés parallèlement à la surface du lit unguéal; ce sont les fibres longitudinales. Les autres ont une direction perpendiculaire à la précédente ; elles partent du périoste de la phalange avec lequel elles se continuent et vont vers la superficie où elles se prolongent dans les crêtes ; ce sont les fibres verticales. Celles-ci sont d’autant plus abondantes qu’on se repproche plus de la périphérie ; les fibres longitudinales disparaissent complètement au niveau de la base des crêtes de Henle. Un réseau élastique très serré existe dans toute l’étendue du chorion unguéal (Sperino).
b) L'ectoderme unguéal possède une structure identique à celle de l’ecloderme tégumentaire. On y retrouve toutes les couches ectodermiques. Le stratum granulosum se distingue par l’existence dans ses cellules d’une substance spéciale, analogue àl’éléidine, la matière onychogène. Le stratum lucidum, remarquable par son épaisseur, forme le limbe unguéal dont nous connaissons la structure. Il représente le terme évolutif des cellules de l’ectoderme unguéal (fig. 297).
L’ectoderme du lit unguéal est séparé du derme sous-jacent par une membrane vitrée très mince qui continue la vitrée de l’épiderme. 11 montre des caractères différents dans la région du corps de l’ongle et dans la région de sa racine.
Au niveau du corps de l’ongle, l’ectoderme est constitué tout d’abord par une assise de cellules cylindriques. Elles sont implantées sur la vitrée d’avant en arrière, en sens inverse de la poussée de l’ongle. Elles sont très allongées au fond des sillons qui séparent les crêtes choriales et sont beaucoup plus courtes sur le sommet de ces crêtes. Leur extrémité profonde émet des denticulations très étendues qui s’engrènent avec des denticulations de la vitrée ectodermique. Un grand nombre de cellules polyédriques s’étagent au-dessus de cette assise basilaire. Elles forment 10 à i5 couches dans les intervalles des crêtes de Henle, et 4 à 5 sur le sommet de ces mêmes crêtes. Elles sont allongées longitudinalement et leur grand axe se trouve dirigé obliquement vers la face inférieure du limbe. Les cellules les plus superficielles sont aplaties et subissent la kératinisation quand elles sont arrivées au terme de leur évolution. Renaut a signalé une disposition particulière dans les invaginations ectodermiques qui séparent les crêtes de Henle. On remarque à ce niveau des cellules claires, volumineuses, globuleuses « qui constituent une sorte de stratum vésiculeux » et qui renferment un petit noyau arrondi entouré d’un cytoplasme réfringent; elles sont limitées par une écorce exoplasmique épaisse qui émet de tous côtés des filaments unilifs beaucoup plus puissants que les filaments homologues qui réunissent les autres cellules polyédriques. Ces cellules globuleuses et volumineuses dépriment les éléments voisins qui s’aplatissent plus ou moins. Des filaments issus de la face profonde du limbe pénètrent entre les cellules les plus superficielles de cet épithélium pavimenteux et s’insinuent dans les espaces intercellulaires. Ils sont produits par la kératinisation de l’assise la plus superficielle de l’ectoderme unguéal.
632 HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE
Cette kératinisation commence dans les espaces intercellulaires et gagne peu à peu tout le corps cellulaire sans déterminer la dégénérescence complète du noyau. Ces éléments kéralinisés s’engagent d’arrière en avant dans le limbe sans perdre leurs filaments d’union.
L’épiderme unguéal s’épaissit en une matrice au niveau de la racine, car c’est à ce niveau que le limbe se différencie et s’accroît. II est formé également par des cellules cylindriques basales et par 5 à G couches de cellules polyédriques. Celles-ci sont recouvertes par 5 à îo couches d’éléments aplatis et sombres, qui se continuent peu à peu avec la substance de la racine. Ces éléments ont un aspect particulier parce qu’ils renferment de la matière onychogène (Ranvier). Ils le doivent aussi au développement considérable
des ponts intercellulaires, d’après Kôlliker, et à la fibrillation de leur cytoplasme , d’après V. Brunn. La fibrillation du cytoplasme disparait peu à peu avec les progrès de la kératinisation. ( lelleci s’avance de l'extrémité distale de la cellule vers son extrémité proximale en contournant souvent ses faces latérales ; aussi voit-on la substance de l’ongle s’introduire dans la couche des cellules fibrillaires sous forme de pointes dirigées en bas et en arrière.
V. Brunn a signalé l'importance des rapports de la matrice avec l’extrémité postérieure du limbe au sujet du mode de stratification des lamelles unguéales. D’après lui, l'épithélium de la matrice peut constituer : i° une lame plate qui s’étend sur la face inférieure du limbe seulement jusqu’à son bord postérieur; 20 une lame qui déborde le bord postérieur et se prolonge plus ou moins sur le côté dorsal de la racine de l’ongle; 3° une lame festonnée qui, au niveau et à partir de la matrice, revêt les dentelures postérieures du limbe dans toute leur étendue. Comme les couches unguéales se forment à la surface de la matrice, elles en épousent la forme. Dans le premier cas, les couches du limbe seront parallèles à la surface de la matrice et seront dirigées de haut en bas et d’arrière en avant. Dans le deuxième cas, les couches seront parallèles à la surface de la matrice infléchie en gouttière. Les coupes longitudinales montrent alors qu’elles dessinent des lignes obliques avec leur extrémité supérieure et postérieure incurvée en hameçon. Dans le troisième cas, comme la matrice enve loppe à la manière d’un doigt de gant chaque saillie du bord postérieur, la substance de l’ongle sera formée de lamelles imbriquées l une dans l’autre.
Fig. 297. — Coupe lolale de l'ongle. D'après Szcymo.nowicz.
CrH. crête de Henle. — cb, couche basilaire. Dsu, derme sous-unguéal. — SI, stratum lucidum. — Sg , slralum granulosum. — Vs, vaisseau.
ORGANES DES SENS
en forme de doigts de gant, et ouvertes du côté proximal. Ces lamelles imbriquées figurent des stratifications concentriques sur coupes transversales du limbe. D’autre part, la matrice produit à sa surface des lamelles plissées dont les concavités sont situées sous les cylindres conaxiaux qui prolongent les saillies, et dont les convexités sont comprises entre ces cylindres. Dans le cas de plissement très accentué de la matrice, les parties convexes des lamelles s’élèvent plus haut que les voisines et figurent des crêtes longitudinales. La disposition de la matrice et des lamelles dont elle modèle la forme et les rapports peut être encore plus compliquée (v. Brunn).
C. Repli sus-unguéal. — Le repli sus-unguéal sertit le limbe dans le lit de l’ongle au niveau de son bord supérieur et de ses bords latéraux. Le
Ep./s.
Fig. 298. — Coupe de la racine de l'ongle et du repli sus-unguéal. D’après Szcymonowicz.
0, ongle. — èpo , éponychium. — il/, matrice de la racine de l’ongle. — Dsu, derme sous-ungual. — Epfp , épiderme du feuillet profond du repli sus-unguéal. — Epfs, épiderme du feuillet superficiel.
repli sus-unguéal supérieur est formé par une couche dermique aplatie et une couche épidermique qui se continue avec l’épithélium de la matrice. La face dorsale du repli présente une structure semblable à celle du revêtement cutané ; le chorion se relève en nombreuses papilles vasculaires et nerveuses et l’épiderme est muni de glandes sébacées et sudoripares. La face profonde du repli est composée par un épithélium pavimenteux stratifiétyec un stratum granulosum très mince, un stratum lucidum et un stratum éb'r neum. Ces trois dernières couches disparaissent au niveau du point où l’épithélium du repli sus-unguéal se continue avec celui de la matrice. La couche cornée de l’épiderme s’épaissit au niveau du bord libre du repli sus-unguéal supérieur, empiète sur le dos du limbe et forme f « épidermicule » ou « périonyx » qui représente le reste de l’éponychium embryonnaire (fig. 298).
HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE
Les replis latéraux onl également la structure fondamentale de la peau avec peu de modifications. Leur lace interne orientée vers la face dorsale du limbe est tapissée parmi stratum lucidum particulièrement épais. Celui-ci s’arrête nettement au niveau des bords du limbe unguéal ; dans la partie postérieure du sillon latéral, la couche cornée s’arrêle exactement au niveau du bord du limbe ; dans la partie antérieure, elle se prolonge sur sa face inférieure suivant une faible étendue.
I). Vaisseaux et nerfs de l’ongle. — Les vaisseaux sanguins delà matrice et du repli sus-unguéal, feuillet profond, sont formés de capillaires anastomosés en mailles serrées qui s’étalent en un réseau planiforme, ces régions n’ayant pas de papilles. Toutefois, dans la partie antérieure de la matrice, le réseau vasculaire se soulève en boucles simples dirigées obliquement en avant. Dans la région du lit, le système vasculaire esl formé d’artérioles volumineuses, anaslomosées, qui aboutissent à un réseau superficiel étalé à la base des crêtes de Ilenlo. Des anses capillaires se détachent à ce niveau et s’introduisent dans les crêtes. Les plus voisines de la matrice sont obliques en arrière; les plus antérieures sont longues, grêles et verticales. Dans la région la plus antérieure du lit, le réseau vasculaire est redevenu planiforme et sous-épidermique.
Les nerfs sont nombreux dans le derme sous-unguéal et cheminent parai lèlement aux crêtes de Henle. On n’a pas constaté de terminaisons nerveuses dans l’appareil unguéal.
Article 2. — LES GLANDES CUTANÉES
Les glandes cutanées proviennent de bourgeons cctodermiques qui s’enfoncent dans le derme et dans le pannicule adipeux cl qui se développent aux dépens des germes pileux ou de l’ectoderme. Les glandes qui proviennent des germes pileux sécrètent exclusivement de la graisse par sécrétion holocrine. Ce sont les glandes sébacées du tégument externe, les glandes de Meibomius et les glandes de Zeiss de la paupière. Les glandes qui se développent aux dépens de l’ectoderme sécrètent un liquide séreux, la sueur, par sécrétion mérocrine. Ce sont les glandes sudoripares du tégument externe, les glandes cérumineuses du conduit auditif externe, les glandes ciliaires de Moll. Mais les glandes du type sébacé ne sont pas forcément annexées aux follicules pileux ; elles se développent partout où le tégument externe doit être lubréfié par h* sébum. Telles sont les glandes de Tyson du sillon balano-préputial. Outre les glandes du type sébacé et du type sudoripare, l'ectoderme tégumentaire différencie encore une autre catégorie de glandes qui prennent une importance et un volume considérables et qui, au point de vue morphologique, procèdent des deux types précédents. Ce sont les glandes mammaires qui n’acquièrent tout leur développement que pendant la gestation et ne fonctionnent que pendant l’allaitement. Nous passerons successivement en revue, dans celte élude, les glandes cutanées du type sébacé, les glandes cutanées du type sudoripare et enfin les glandes mammaires.
ORGANES DES SENS