DE VUE ANATOMIQUE
Les formations que nous décrivons sous ce titre sont de véritables organes, bien délimités; ils possèdent des vaisseaux propres ; on peut les énucléer de la paroi intestinale qui les renferme ; quelques-uns s’en sont même séparés naturellement.
De tous c’est le thymus qui est le plus complètement distinct du tube digestif, avec lequel il n’a que des relations d’origine.
L amygdale palatine ou amygdale proprement dite est l’organe bien connu, enchAssé entre les piliers du pharynx. Sa surface libre offre des fossettes qui sont l’entrée de « cryptes amygdaliennes », c’est-à-dire de diverticules de la cavité pharyngienne plongeant dans l’épaisseur de l’organe (fig. 399). Bien que l’amygdale ne soit pas séparée du tube digestif comme l’était le thymus et qu elle fasse partie de la paroi du pharynx, elle s’en distingue assez pour former un organe que l’anatomie étudie à part.
Il n’en est plus de même pour tous les autres organes lymphoïdes, qualifiés d’amygdales, de plaques de Peyer et de follicules clos, qui sont compris dans l’épaisseur même de la paroi du tube digestif.
Outre l’amygdale palatine, il existe tout autour de l’isthme du gosier des formations analogues, des organes lymphoïdes plus ou moins bien délimités, qu’on a nommés aussi des amygdales.
TUBE DIGESTIF
C’est d’abord X amygdale pharyngienne , bien décrite pour la première fois par Luschka, située dans la paroi postéro-supérieure ou voûte du pharynx, au niveau de l’apophyse basilaire de l’occipital. La surface de la muqueuse présente là un certain nombre de lobules ou plis saillants disposés en éventail et convergeant en bas vers une fossette, la « fossette médiane » ou « recessus médian du pharynx », qui devient habituellement plus tard une invagination beaucoup plus profonde, la « bourse pharyngienne de Luschka ». Sur une coupe verticale de l’amygdale pharyngienne (fig. 399), on trouve une série de sillons épithéliaux (z. e.) plongeant dans une épaisse masse de tissu lymphoïde (ly.) qui constitue le tissu propre de l’amygdale. C’est vers la vingtième année de la vie que l’organe offre son