I. — Caractères généraux et premier développement
Les voies excrétrices du rein comprennent les calices, le bassinet et l’uretère. Elles se développent aux dépens d’une évagination du canal de Wolfï, qui se ramifie au niveau de son extrémité et fournit l’uretère, le bassinet, les calices, les canaux papillaires et les tubes droits ou collecteurs. Ouix-ci font donc embryologiquement partie des voies excrétrices du rein ; nous les avons décrits, suivant l’usage, avec le canalicule urinaire à cause de leur situation dans le parenchyme rénal. Les uretères débouchent dans un réservoir ou vessie, qui se différencie aux dépens de la région la plus profonde de l’allantoïde intra-embryonnaire. Celle-ci se met en communication avec l’extérieur par le canal de l’urètre, qui provient du sinus uro-génital, qui reste très court dans le sexe féminin, et qui s’allonge considérablement dans le sexe masculin par la transformation en un conduit étroit du sillon creusé à la face inférieure du tubercule génital. Ce canal occupe le centre du pénis et reçoit dans sa région postérieure les extrémités des canaux de Wolff devenus les canaux déférents. Il sert donc tout à la fois de conduit excréteur pour le liquide spermatique et pour le liquide urinaire.
Au moment de leur différenciation, les voies excrétrices du rein ont la même structure dans toute leur étendue. Elles sont tapissées par une seule couche de cellules cubiques appliquées sur un lit de cellules mésenchymateuses. Puis cet épithélium et ce tissu mésenchymateux subissent des transformations considérables au niveau des calices, du bassinet, de l’uretère et du réservoir destiné à collecter le liquide urinaire. L’épithélium devient peu à peu un épithélium cylindrique stratifié ; les cellules superficielles augmentent beaucoup de volume, au contraire de ce qui se passe dans les autres formes d’épithéliums cylindriques, et la zone la plus externe de leur cytoplasme se condense en une sorte de cuticule protectrice. La couche mésenchymateuse, tout le long de l’uretère, subit les modifications de structure qui se produisent dans les parois de la plupart des conduits excréteurs : la zone la plus interne devient du tissu conjonctif adulte, se soulève en replis volumineux et forme le chorion de la muqueuse ; la zone la plus externe se différencie en fibres musculaires lisses, disposées sur deux
GLANDES
couches fondamentales, une externe circulaire et une interne longitudinale. Mais cette structure si simple se complique au niveau de la vessie à cause de sa tonction : celle-ci s adapte non seulement à collecter buriné, mais encore à 1 expulser au dehors. Aussi les couches musculaires qui se développent dans ses parois sont-elles extrêmement puissantes ; elles s agencent en faisceaux entrecroisés dont la contraction diminue le volume du réservoir urinaire. La structure de l’épithélium vésical, comme la puissance et la disposition plexiforme de son enveloppe musculeuse, sont le résultat de cette adaptation fonctionnelle.
Les transformations du conduit urétral sont moins considérables. L’épit hélium conserve chez 1 adulte sa structure cylindrique; il se complique par la formation à ses dépens d’un grand nombre de glandes muqueuses. On y retrouve les mêmes couches musculaires : une interne longitudinale et une externe circulaire; en outre, le chorion très épais renferme un lacis veineux qui lui donne un aspect spongieux caractéristique.
IL — Structure