IX. — Capsule et stroma du rein
La capsule du rein est une lame constituée de faisceaux conjonctifs entrecroisés en tous sens et mélangés, chez les grands Mammifères, de fibres musculaires lisses. La face profonde envoie dans le parenchyme rénal des prolongements délicats qui se perdent dans le stroma de la substance corticale. Celui-ci est une trame extrêmement délicate qu’on met facilement en évidence en faisant digérer de petits fragments de rein dans la pancréatine ; Mall a montré que seul le stroma conjonctif résiste à son action. On obtient ainsi un réseau qui est formé de fibres plus ou moins volumineuses, qui loge dans ses mailles les corpuscules, les tubes urinaires, les vaisseaux et les nerfs, et qui se détache de la gaine connective des plus gros vaisseaux sanguins. Les faisceaux conjonctifs sont agencés en cordons longitudinaux et parallèles au niveau des rayons médullaires.
GLANDES
Le tissu interstitiel augmente de quantité à l’intérieur des pyramides de Malpighi et ne peut être isolé de la membrane propre des canaux collecteurs et des anses de Henle, qui sont entourés par un réseau serré et délicat de fibrilles. De nombreuses cellules conjonctives sont appliquées sur ces libres; elles sont surtout nombreuses dans l’étendue de la papille. Le stroma de la substance médullaire peut ne pas renfermer de fibrilles. Renaut et Dubreuil décrivent le tissu conjonctif papillaire comme une masse continue, parcourue par de larges capillaires sanguins, et composée de cellules rameuses qui s’anastomosent les unes avec les autres. Une substance fondamentale claire remplit les espaces délimités par ces cellules et leurs prolongements et renferme des sphérules d’une substance particulière. Les cellules fixes sont tendues transversalement entre ces tubes en séries de feuillets parallèles. Elles ont toutes conservé leur nature glandulaire primitive; ce sont des cellules « rhagiocrines », qui manifestent une très grande activité sécrétoire. On trouve en outre dans le stroma rénal des fibres musculaires lisses qui sont disposées parallèlement aux canalicules urinaires et qui sont situées dans le voisinage des vaisseaux sanguins (Henle, W. Krause, v. Ebner). Peut-être appartiennent-elles à l’adventice de ces derniers (Disse).
Histologie IL