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Fig. 495. — Coupe transversale d'uretère humain.
L, lumière centrale. — èp, épithélium. — ch, chorion. — cm/, couche musculaire interne longitudinale. — cmc, couche musculaire externe circulaire. — ad, adventice. X 25.
ferme deux corpuscules en diplosome qui ont la forme de petits bâtonnets (Zimmermann).
Des cellules aplaties, très allongées ou filiformes pénètrent de place en place dans l’épithélium, en particulier au niveau du calice et du bassinet; elles s’agencent en traînées qui traversent presque toute son épaisseur et qui figurent des réseaux sur coupes tangentielles. Il s’agit sans doute d'éléments conjonctifs qui se sont insinués jusqu’au voisinage de la couche recouvrante (Disse) et qui renforcent l’union entre l’épithélium et le tissu sous-jacent ; les variations considérables de calibre que subit le conduit vecteur de l’urine rendent indispensable une connexion étroite entre les deux parties constitutives de la muqueuse (Disse).
De petits amas cellulaires ou des invaginations épithéliales peu mai-
GLANDES
quées se rencontrent par places au niveau de la face profonde de l’épithélium et s'enfoncent dans le tissu conjonctif. On les a considérés pendant longtemps comme des glandes (Unruh, Hamburger, Egli), nombreuses surtout au niveau du bassiuet et des calices. Elles ne possèdent ni lumière, ni aucun élément ayant l’aspect caractéristique des cellules glandulaires ; ce sont de simples nids cellulaires qui servent peut-être à la régénération de l'épithélium (v. Brunn, Disselhorst, Disse). On a trouvé, cependant, dans le bassinet de certains animaux (Cheval), des glandes véritables qui sécrètent un liquide muqueux et concret (Paladino, Sertoli, Egli, Petersen). L’épithélium de l’urètre chez cet animal offre de place en place une cellule avec mucus, qui se montre sous la forme de grains situés dans la zone périphérique de l’élément; on observe souvent de telles cellules muqueuses par groupes de 10 ou de 20 (Petersen)
(fig. 496).
B. Chorion. — Il est constitué par des fibres conjonctives très fines, par des fibres élastiques et par de nombreuses cellules conjonctives. On ne constate pas de limi’les nettes entre le chorion et la musculeuse qui envoie de place en place, dans la couche sus-jacente, des faisceaux longitudinaux qui s’y épuisent peu à peu. Celte couche choriale présente, au niveau de l’uretère, des relèvements longitudinaux qui donnent à la lumière du conduit un aspect festonné sur coupe transversale. Elle ne forme pas de papilles (Krause, Disse); elle renferme un grand nombre de capillaires sanguins et des globules blancs qui peuvent se rassembler en nodules lymphoïdes (Toldt, Hamburger). Les capillaires, surtout dans le bassinet et les calices, se mettent en contact avec l’épithélium sans interposition de tissu conjonctif, comme l’ont signalé Burkiiardt, Engelmann, Disselhorst, Disse (celui-ci chez l’Homme et de nombreux Mammifères). Il n’existe pas de basale entre l’épithélium et le chorion sous-jacent (Disse).
20 Musculeuse. — C’est une enveloppe de fibres musculaires lisses rassemblées en faisceaux, qui sont séparés les uns des autres par de vastes espaces conjonctifs et qui se disposent sur deux couches, une interne longitudinale et une externe circulaire (fig. 49&)* Les fibres musculaires sont à peine représentées au niveau des calices. Henle a montré que la couche circulaire se prolonge plus loin que la couche longitudinale et s’épaissit d’une manière appréciable en une sorte de sphincter à l’endroit où la muqueuse des calices se continue avec celle qui revêt la papille. C’est le « muscle annulaire de la papille » ou sphincter papillæ (Henle). Les deux
Fig. 496. — Épithélium de l'uretère du Cheval.
Entre les cellules superficielles, on voit une cellule caliciforme avec granulations grossières de mucus au début de leur expulsion. D’après O. Petersen.
couches musculaires sont surtout bien développées au niveau de l’uretère. La couche externe se trouve même renforcée de fibres longitudinales dans la moitié inférieure de ce conduit ; elles sont si nombreuses dans la région tout à fait inférieure de furetère: qu’elles forment une couche épaisse désignée sous le nom de « gaine urétérale ». La portion de l’uretère comprise dans l’épaisseur des parois vésicales possède seulement des fibres musculaires longitudinales, qui ne se mélangent pas avec celles des assises musculeuses de la vessie.
3° Adventice. — En dehors de la musculeuse on trouve une fibreuse ou adventice qui prolonge l’enveloppe conjonctive du rein au niveau du point où les calices entourent les papilles de Malpighi. Elle est formée par des fibres conjonctives dont la direction générale est longitudinale et par des fibres élastiques abondantes et très fines. Elle renferme les plus grosses ramifications vasculaires et nerveuses qui se distribuent aux tuniques sous-jacentes.
4° Nerfs. — Les nerfs de l’uretère forment des réseaux de fibres à myéline autour des vaisseaux sanguins ; ils perdent leur myéline dans l’épaisseur du chorion de la muqueuse où ils se ramifient pour constituer un plexus à grosses mailles. Des ganglions sont disséminés toul le long de ces troncules nerveux; ils existeraient seulement dans la partie inférieure de furetère, au voisinage de la vessie, d’après Disseliiorst et Engelmann ; ils se trouveraient dans toute l’étendue du conduit, d’après Maier et Protopopow, et seulement dans les régions supérieure et inférieure, d’après Dogiel. Les fibrilles, sans doute de nature sensorielle, se terminent par des extrémités libres entre les cellules profondes de la couche épithéliale (Timofeew).