II. — Épididyme
Il faut distinguer dans l’épididyme deux régions : la tète et la queue. La tête comprent douzeàquatorzecanauxefTérents ; ilscontinuent lesconduitsdu rete testis, ont tout d’abord un trajet presque rectiligne, puis se pelotonnent un grand nombre de fois sur eux-mêmes; chacun d’eux forme ainsi une sorte de lobe conique appelé cône vasculaire conus vasculosus, lobulus epididymidis). Les canaux efférents se jettent dans un canal commun, le « canal de fépididyme » qui longe la tète épididymaire, puis décrit des sinuosités serrées les unes contre les autres dont l'ensemble constitue le corps et la queue de cet organe.
i° La tête de V épididyme montre, sur coupe, un grand nombre de canaux plongés dans un tissu conjonctif lâche et très vascularisé ; ils sont limités par une membrane propre, très mince, de nature conjonctive, parsemée de cellules plates endothéliformes. Elle est entourée par une mince couche de fibres musculaires lisses, disposées circula irement, abondantes surtout vers l'embouchure de ces canaux dans le canal épididymaire (Leydig, Henry).
L’épithélium des canaux efférents et des cônes vasculaires appartient au type cylindrique; il présente un aspect festonné sur coupes transversales fig. 54o). Festons saillants et rentrants sont dus à la disposition des éléments épithéliaux, car la membrane propre n’épouse pas la forme de ces sinuosités Les cellules des festons en saillie sont hautes, cylindriques ou
prismatiques et sont munies de cils vibratiles ; celles qui tapissent les fossettes sont plus basses, plus claires, non ciliées pour la plupart (fig. 542). Schaffer considère ces cryp-
tes comme des glandes intraepithéliales. Cette opinion a été combattue par la majorité des auteurs (Hammar, Benda, Spangaro, Eberth); elles n’ont pas la structure des glandes et ne repoussent pas au-devant d’elles la membrane basale, comme c’est le cas pour toutes les invaginations glanduaires. L’étude cytologique des cellules cylindriques qui revêtent les canaux et les cônes effé-
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