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V: Vif

rents a démontré dans ces éléments l’existence de processus sécrétoires

Fig. 541. — Coupe de la tête de l épididyme passant au niveau des canaux efférents (Homme).

L’épithélium dessine une série de festons rentrants et saillants dans la lumière des canalicules. x 100.

très actifs (Hermann,

Hermes, Aigner, Hammar, Myers-Ward, Henry). Les observations de ce dernier auteur lui ont permis de distinguer dans la tête de l’épididyme trois

types de cellules cylindriques qui vraisemblablement se transforment l’un dans l’autre. Ce sont : les cellules cylindriques non ciliées, les cellules à grains, les cellules ciliées. Ces trois types cellulaires existent côte à côte dans tous les canaux efférents des épididymes normaux (fi g. 543).

La plupart des cellules cylindriques qui tapissent les canaux efférents sont des éléments très allongés, munis chacun d’un noyau et quelquefois de deux noyaux relégués dans la partie basale de la cellule ; ils sont revêtus d’un plateau superficiel surmonte de cils vibratiles. Lcui cytoplasme îenferme de peliles sphéruk

Fig. 542. — Coupe de la tête de l'épididyme an niveau des canaux efférents (Homme).

Les festons saillants sont constitués par plusieurs assises de cellules dont 1rs plus externes sont cylindriques et ciliées. Les granulations qui remplissent leur pôle interne sont des grains pigmentaires.

Les cryptes (pseudo-glandes de Schafler) sont tapissées par des cellules cylindriques plus basses et non ciliées, le plus souvent disposées sur une seule couche. En dehors de la membrane propre, on voit une assise de fibres musculaires lisses. X 350.

graisseuses et des grains de pigment coloré en brun ou

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en jaune. Les cils vibratiles sont animés d’un mouvement dirigé vers le canal épididymaire ; les spermies, encore immobiles é leur sortie du rete testis, sont chassées par ce mouvement tout le long des cônes vasculaires jusque dans le canal de l’épididyme. L’ondulation de ces cils vibratiles a été observés pour la première lois par O. Becker et a été constatée également par Aigner, chez tous les Mammifères étudiés par lui. Il s’arrête très tôt après la mort chez certains animaux, comme le Rat, mais persiste au contraire très longtemps chez d’autres, comme le Taureau par exemple, où il peut durer pendant plus de cinq jours (Aigner). Un certain nombre de cellules dépourvues de cils sont intercalées d’une façon Irès irrégulière parmi les précédentes. Elles ne possèdent pas de plateau et sont limitées vers la lumière du canalicule par une simple membrane épaissie au-dessous de laquelle on distingue parfois un diplosome.

Beaucoup de cellules renferment des granulations sécrétoires. Celles-ci prennent naissance auprès du noyau et ne se rencontrent pas dans la région basale. Elles augmentent peu à peu de nombre, pendant (pie le noyau subit des transformations profondes, caractérisées surtout par une déchromatinisation progressive. Quand la zone centrale des cellules est bourrée de granulations sécrétoires, le plateau se rompt et le contenu cellulaire tombe dans la lumière canaliculaire. Celleci est habituellement encombrée de spermatozoïdes et de grains sécrétoires. Les grains se différencient dans les cellules non ciliées, mais on peut les rencontrer en petite quantité dans les cellules ciliées ou tout au moins dans celles qui sont encore munies d’une membrane en forme de plateau. A. Henry admet que ces aspects différents caractérisent les diverses étapes d’un processus unique qui porte sur toutes les cellules. Les cellules épididvmaires sont typiquement ciliées, comme le montrent les organes jeunes qui n’ont pas encore servi au transport du liquide spermatique. Les granulations sécrétoires se différencient dans les cellules ciliées; puis la garniture ciliée disparait au cours ou à la fin du processus sécrétoire, et se trouve entraînée dans la lumière du tube au moment de l’excrétion cellulaire. La cellule ainsi décapitée doit réparer sa brèche : elle prend alors l’aspect d’un élément protoplasmique, limité du côté de la lumière par une membrane sous laquelle on voit un diplosome. Elle se recouvre

Fig. 543.— Epiiliclyme (Homme).

A. cellules cylindriques ciliées et non ciliées. — B, cellules cylindriques ciliées et non ciliées; parmi ces éléments, une cellule à grains. D’après Henry. X 1000.

LES GLANDES GERMINATIVES

ensuite peu à peu d’une garniture ciliée. « Une cellule épithéliale épididymaire est d’abord ciliée, puis elle perd ses cils au moment de l’excrétion ; elle se transforme ensuite en une cellule cylindrique ordinaire non ciliée, passe par une phase de repos et réédifie enfin une garniture vibratile » (A. Henry) (fig. 543).

Quelle est la signification de ces processus glandulaires? Les recherches de Van der Stricht et de Henry sur les animaux à activité spermatogénétique périodique ont conduit ces auteurs à admettre qu’il existe une relation entre ces phénomènes sécrétoires et le passage du liquide séminal dans les tubes épididymaires. Henry a constaté chez les Reptiles et certains

Fig. 544. — Coupe du canal épididymaire au niveau du corps de l'épididyme (Homme).

Ce canal très pelotonné est sectionné en de nombreux points de son trajet. On distingue une couche de fibres musculaires lisses autour de la membrane propre. L épithélium est disposé suivant deux rangées de cellules. La lumière du canal renferme des spermatozoïdes, x 125.

Oiseaux que les cellules cylindriques de l’épididyme ne subissent pas les transformations sus-indiquées d’une manière constante et dans toute l’étendue de l’organe, mais que ces transformations se font en masse et simultanément. Ainsi les cellules épididymaires sont toutes au îepos pendant la fin de l’été, l’automne et l’hiver ; elles sont au stade de présécrétion au début du printemps ; au stade de sécrétion à la fin du printemps et au début de l’été; au stade d’excrétion en été. Or l’excrétion du produit glandulaire coïncide exactement avec l’émission du liquide spermatique. Les spermies parviennent dans les canaux épididymaires à l’époque où les sphérules sécrétoires sont expulsées hors des cellules; les unes et les autres sont intimement mélangées dans la lumière canaliculaire. On a donc le droit de conclure que ces deux phénomènes, sécrétion épididymaire et émission du liquide séminal, sont en corrélation l’un avec l’autre et que cette sécrétion sert probablement à la nutrition des spermatozoïdes. On corn-

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prend aussi que, chez les Mammifères dont l’activité spermatogénétique est constante, les phénomènes sécrétoires épididymaires doivent se réaliser d’une manière continue.

2° Le canal épididy maire, soit au niveau de la tête, soit au niveau du corps et de la queue de l’épididyme, possède une forme arrondie ou ovalaire sur coupe transversale. 11 est composé par un épithélium cylindrique, par une membrane propre et par une couche assez épaisse de fibres lisses circulaires (fig. 544). L’épithélium est formé par une couche régulière de cellules, qui mesurent environ \o à 5o g de hauteur et qui sont munies, pour la plupart, d’une garniture ciliée. Les cils de cette garniture sont très longs et peuvent atteindre 20 à 3o a. Ce ne sont pas des cils véritables pour beaucoup d’auteurs, car ils sont dépourvus de corpuscules basaux (Gurwitch, Jeleniewski, Fucus;. Tous ces éléments renferment un diplosome vers lequel peuvent converger les racines du faisceau de poils extracellulaires (Gurwitch) (fig. 545). Us renferment en outre une différenciation particulière : ce sont des réseaux de filaments fins ou de canalicules anastomosés, situés entre le noyau et le pôle libre des cellules (Holmgren, Fucus) ; ils sont considérés par Holmgren comme un réseau trophospongial en rapport avec les phénomènes nutritifs dont ces cellules sont le siège. Une deuxième rangée de cellules se trouve à la base des éléments cylindriques. Elles ont une extrémité périphérique effilée qui s'engage entre les faces latérales des cellules adjacentes. Elles sont considérées généralement comme des éléments de remplacement Kôli.iker, Hknle), bien que certains auteurs aient décrit de nombreuses mitoses dans les cellules cylindriques et jamais dans les cellules basales (Hermann, Hammar, Henry). Holmgren en fait des éléments n u I ri t ifs, des « trophocytes », « ju i envoient dans le cytoplasme des cellules cylindriques des prolongements anastomosés, dont l’ensemble est le réseau trophospongial dont il a été question ci-dessus.

Fjg. 545. — Canal de l'épididyme de l'Homme.

Cellules cylindriques avec leur appareil cilié. Cellules basales.

X 1 500 env. D'après Geornvitsch.

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