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IV. — Glandes bulbo-urétrales ou de Cooper

Les glandes bulbo-urétrales sont de petits organés pairs, situés dans le tissu conjonctif péri-urétral, au-dessus du transverse profond du périnée. Leurs conduits excréteurs débouchent dans l’extrémité inférieure de l’urètre membraneux. Elles sont constituées par un grand nombre de lobes volumineux,séparés les uns des autres par un tissu conjonctivo-élastique assez abondant et par des fibres musculaires lisses et striées.

a) Les lobes glandulaires renferment un grand nombre d’acinus; ceux-ci répondent en partie au type tubuleux et en partie au type alvéolaire (Flemming, Stôhr, Vitalis Muller, Braus). Les alvéoles glandulaires sont limités par une membrane propre très mince et sont tapissés par une seule couche de cellules, qui bordent une vaste lumière. La nature de ces cellules i n’est pas élucidée. La plupart des auteurs les considèrent comme de nature muqueuse (Langerhans, Vitalis Müller, Lôwenthal, Bôhm et Davidoff). Cependant, Henle et Stilling n’ont pu obtenir la réaction caractéristique du mucus par l’analyse chimique du produit de sécrétion. De plus, ces éléments offrent certaines particularités morphologiques qui les différencient des cellules muqueuses : on constate entre leurs faces adjacentes des canaux intercellulaires, qui peuvent se ramifier en deux ou trois branches, au niveau de leur extrémité (v. Ebner, Braus). Ces canaux n’existent

HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE

jamais dans les glandes muqueuses vraies (Zimmermann, v. Ebner, Oppel). On observe également des cadres cellulaires (IviUleisten) autour de leur face apicale et des filaments basaux dans leur région profonde (Braus). A part ces caractères spéciaux qui les rapprochent des éléments séreux, les cellules des glandes de Cooper sont tout à fait comparables aux cellules muqueuses : leurs noyaux sont petits, très colorables, rejetés dans la zone basale et leur cytoplasme est clair, alvéolaire, dépourvu de granulations sécrétoires. Plusieurs auteurs décrivent, dans certains culs-de-sac, des cellules séreuses en bordure ou croissants de Gianuzzi (Schneidenmühl, Vitalis

Muller, Disselhorst, B ohm et Davidoff).

Braus n’a pas vérifié ce fait chez l’Homme.

b) Le système des conduits excréteurs présente une forme particulière. Le canal excréteur principal et les ramifications intragland u lai res sont élargis en forme de vastes lacunes (J. Muller, G. Krause, Henle). Sur les lacunes intraglandulaires sont branchés de milices canaux qui débouchent dans les culs-de-sac terminaux. Ceux-ci s’ouvrent dans une lacune excrétrice quelquefois directement, mais le plus souvent par l’intermédiaire d’un canal étroit et plus ou moins long (Braus, chez l’Homme). Les conduits excréteurs sont recouverts par un épithélium à une seule couche, généralement cubique, très bas et aplati par endroits, surtout au niveau des dilatations ampullaires (Disselhorst. Lôwenthal, Braus), qu’ IIenle interprète comme les chambres collectrices du liquide sécrété (fig. 572).

Fig. 572. — Glande de Cooper.

cg , culs-de-sac glandulaires. — amp , dilatalions ampullaires des canaux excréteurs. D’après Bqaus.

c) Le stroma interlobaire des glandes de Cooper est assez abondant et renferme un grand nombre de fibres élastiques. 11 est exceptionnellement riche en fibres musculaires lisses et striées. Le système musculaire de ces glandes comprend des fibres périphériques et des fibres interlobaires. Les premières constituent un manteau d’éléments striés, découverts par v. Baer chez les animaux et considérés comme constants chez l'Homme (Leydig). Ces fibres sont en continuité avec celles du trigone uro-génital. Le manteau musculaire périphérique renferme, en outre, des fibres lisses associées en faisceaux et issues de la paroi du canal urogénital (Holl, Braus). Les fibres interlobaires sont également striées et lisses; elles s’enfoncent dans la glande

LES GLANDES GERMINATIVES

de haut en bas et contournent les canaux excréteurs sans entrer en rapport immédiat avec eux (Leydig, Disselhorst, Langerhans, Stilling, Nagel, Braus). Leydig a comparé cette musculature à celle de la prostate. La musculature lisse exercerait une pression constante sur les culs-de-sac glandulaires, et la musculature striée produirait une expression subite du produit de sécrétion au moment du coït. — Les glandes de Cooper sont les plus anciennes des glandes accessoires (Disselhorst) et se rencontrent chez presque tous les Mammifères (Leydig). D’après Camus et Gley, leur action s’ajouterait à celle de la prostate pour élaborer le ferment ou la substance agglutinante, destinée à transformer le sperme liquide en une masse plus ou moins visqueuse, adhérente aux parois du vagin.

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