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>ie de l-homme, remplie de (ilobuki de
certains observateurs pour des parasite» et par d'autres pour des t'-li-ments pathologiques. Toujours est-il qu'on les voit se développer dans li>s cellules d'épiihéltum cylindrique des n'gions que nous venons d'indiquer (fi«. 92).
La fi^re que nous reproduisons prouve à elle seule que la membramcollulaire ne prend aucune part au développement dont nous parlons.
Il est plus difficile de savoir quels rapports existent entre le noyau primilif de la cellule et les éléments de nouvelle fonnatiou. La pluiwrt ilo observateurs admettent que le noyau primitif reste passif et indépendant ; ils ]>ensent que le protoplasma de la cellule-mère se transforme tout n la fois en noyau et en corps cellulaire pour créer un globule de pus. Tmit cela, évidemment, est un peu théorique; mais si la série des Iransfonnations cellulaires, que j'ai représentée tig. 9*2, ap|iartient au même pn*cessus, il faut admettre que le noyau primitif prolifÎTe et qu'il s'a)>il réellement là d'une formation cellulaire endogène. Alors, une partir du noyau roprésenlerait le noyau réel de la cellule-mère (fi)(. t)l , 92), ou bien, dans certains cas, tous )esnoyau\ secondaires, formés ans dépen>
du noyau primitif, se transformeraient en globules de pus. Ce mode de prolifération cellulaire* ne serait alors qu'une simple modification de la formation cellulaire endogène (§ 55).
Rekasqobs. — (1) WUrzburger Vcrhandlungen, toI. VH, p. 186. Voir sur le bourgeonnement des noyaux des cellules pathologiques, Yirchow's Arcfaiv., vol. Xf, p. 89, pi. I, Û».iA, a. Des faits analogues ont été observés sur des insectes par H. Mbckel (Mûller's Archiv, 1846, p. 53). — (2) On ignore si les mêmes phénomènes se produisent également chez des aaimaux infcrieurs. — (3) La première observation est due à un observateur d*un snnd mérite, Rbmak (VirchoVs Ârchiv, vol. \X, p. 198); Bchl, dans la même pulilicalion, vol. IXI, p. 480, pi. YII, fig. 4, et dans les Sitzungsberichte der Munchner Akademie, \Uù, 11 cahier 1, p. 65 ; Ebbrth, Yirchow's Ârchiv, vol. XXI, p,' 106 ; Rirdflbisch, loc. ri7., p. 486. — (4) Voir, sur ces curieuses cellules de Psorospermies, le Traité de Ledc- KABT sur les parasites, vol, I, p. 49. Leipzig, 1863. Klebs observa déjà les mêmes phénomènes ; voyez Yirchow's Archiv, vol. XYI, p. 188.
On a pu Yoir dans les paragraphes précédents, à propos de la reproduction on de la multiplication des cellules animales, que la formation endolîène de la cellule est connue depuis longtemps, bien que les détails du phénomène aient été interprétés différemment. Plus tard seulement on ohserra la division même des cellules. C'est à Remak et à Virchow qu on doit d'avoir jeté un nouveau jour sur cette question : le premier, par ses recherches sur le développement des embryons ; le second, par ses études d'anatomie pathologique. Ces observateurs ont introduit dans le monde scientifique une doctrine complètement opposée à (elle de Schwann, qui a dominé si longtemps nos idées sur Thistogénèse. Cette doctrine nouvelle est devenue si puissante dans ces derniers temps, qu'elle semble bien devoir renverser celle de Schwann.
D après Schwann, les cellules animales se formeraient indépendamment de cellules déjà existantes, a II se trouve, dit-il, soit dans les cellules déjà piistantes, soit entre les cellules, une substance sans texture déterminée, contenu cellulaire ou substance iotercellulaire. Cette masse ou cytoblaitème possède, grâce à sa composition chimique et à son degré de vitalité, le pouvoir de donner naissance à de nouvelles cellules. » — «La formalion des cellules est à la nature organique ce que la cristallisation est à la nature inorganique. »
On observe d'abord dans le cytoblastème, dit Schwann, un petit corpuscule, le nucléole ; et, tandis que celui-ci exerce une attraction sur lés particules organiques environnantes, on voit se développer^ à sa périphérie, une couche de substance nouvelle qui se transforme en noyau. D'après le même procédé, une seconde couche se dépose autour du noyau ; cette touche diffère par sa composition du milieu environnant et, mal limitée d'abord, elle ne tarde pas à se séparer d'une manière distincte. En se durcissant extérieurement elle forme la membrane cellulaire. Dans le principe, Tenveloppe nouvellement formée touche partout le noyau; la nnié cellulaire et toute la cellule sont encore fort petites. Plus tard, la
membrane se développe, et ia cellule renferme alors son contena spécifique«
A côté de cette première opinion sur le mode de développement de la membrane cellulaire, il s'en forma bientôt une autre, d'après laquelle le noyau s'entourerait d abord d'une masse qui s'envelopperait d'une membrane résistante. Ainsi serait constituée la masse cellulaire d^abord, et la membrane ensuite.
Ces deux opinions sur la formation des cellules animales prévalurent pendant des années. Comme dans les préparations histologiques on trouve des noyaux isolés, on les considérait comme préexistant aux cellules ; on était cependant bien obligé d'admettre que le noyau pouvait se trouver é^Iement isolé par la destruction du corps cellulaire. La présence de cellules dans les liquides de l'organisme, tels que la lymphe, les mucosités, le pus, s'expliquait facilement en admettant la théorie du cytoblastème; on considérait comme des exceptions la multiplication de cellules aux dépens de cellules préexistantes. Il est vrai qu*on était frappé en comparant l'origine des cellules animales à celle des cellules végc*taies, qui se développent toujours aux dépens de cellules préexistantes; car il y avait là un singulier contraste entre le développement des organismes animaux et des organismes végétaux ; on avait en effet déjà reconnu que chez ces derniers les cellules nouvelles se forment toujours aux dé- , pens des «anciennes. Mais les vues tout à fait théoriques de l'ingénieux savant parurent être confirmées par les progrès rapides qu'elles firent faire à Panatomie pathologique. A l'aide de cette théorie on interpréta l'organisation des exsudats, la formation des tumeurs.
C'est dans ces circonstances que Remak (1) vint prouver que les cellules des embryons des vertébrés ne se développent point spontanément, et que, tout au contraire, les cellules nouvelles proviennent de cellules préexistantes. La théorie de la génération équivoque devenait donc insoutenable pour expliquer l'accroissement de l'embryon. D^ autre part, Virchow, se plaçant sur le terrain plus difficile et plus incertain de Tanatomie pathologique, s^efTorça de prouver qu'ici non plus il n'existait point de génération spontanée des cellules. Ces démonstrations furent couronnées de succès.
On constata de même que les noyaux libres manquent complètement là où se développent des cellules nouvelles ; l'interprétation de Schvrann sur le développement des cellules est donc inadmissible. On arriva de même à observer la segmentation des cellules bien plus souvent qu'on ne l'avait pensé.
De là une révolution radicale en histologie. Aujourd'hui les histologistes rejettent d'une manière complète la formation spontanée des cellules, et presque tous soutiennent que les cellules nouvelles proviennent de cellules préexistantes. Ils admettent ce fait comme un dogme scientifique. Mais on ne saurait jamais prouver d'une manière péremptoire que des cellules ne puissent se former spontanément. Disons menue qu'il
ÊLËMfiiNTS ORGANIQUES. 109
sera impossible de démontrer qu'il ne se développe point des éléments d'une manière spontanée au milieu de tissus presque inaccessibles à nos recherches.
En songeant qu'on a suivi pendant de longues années les errements de Scbwann, ne convient-il pas, en eflet, d'user d'une extrême prudence avant de se livrer, avec une conGance sans bornes, à la nouvelle théorie de la genèse des cellules qui, admise comme règle, ne repose, en définitive, que sur des données insuffisantes? Bien que tout semble prouver que les cellules animales ne peuvent se former spontanément, il n'est pas sans intérêt, et peut-être sans utilité, de trouver des défenseurs des anciennes idées et des ennemis de la doctrine nouvelle. La science sera ainsi mise en demeure de donner aux faits toute l'évidence qu'il» comportent, et I étude des tissus ne pourra qu'y gagner.
RuABQUEs. — (1) Voyei l'ouvrage de Rbmàe, principalement roxposé critique des Ihéorie admises sur le déTeloppement des cellules (pag. 164 à 179), ainsi que son mémoire àw6 les ArchiT. de MûUer, 1852, p. 74.
Les cellules subissent des destinées fort variables. Elles peuvent être détachées du corps par voie purement mécanique ; c'est ainsi que les cellules écailleuses et superficielles de l'épidcrme perdent leur noyau, se dessèchent, leur substance unissante devient moins résistante, et la cellule »e sépare alors facilement. On observe des phénomènes analogues sur les épithéliums stratifiés des muqueuses, bien que la dessiccation n'ait pas lieu, et que les cellules conservent leur noyau. Les épithéliums à une seule couche se séparent quelquefois de la méroe manière, mais pas au même degré qu'on le supposait autrefois.
Cependant, ce mode de destrucUon est le plus 'Ld;ccTd^';::«ïn=r rare. Souvent la cellule périt en subissant des altérations de consistance et de composition beaucoup plus importantes.
Le mode de destruction le plus ordinaire est la dissolution du corps de b cellule : la membrane se rompt quand elle existe, le contenu de la cellule s'écliÂppe et le noyau se dissout, si toutefois il n'est pas déjà dé- Iniit. On admet généralement que les globules sanguins, les cellules qui tapissent les alvéoles glandulaires ou dans lesquelles se développent les ^[»ermatozoîdes, se détruisent de cette manière. La substance cellulaire, iiigérée par les liquides légèrement alcalins de l'organisme, se transforme alors en mucine, ou en une substance analogue, que Ton voit quelquefois apparaître, sous forme de gouttelettes, dans la cellule elle-même (fig. 946). ^^ phénomènes offrent encore de l'intérêt à un autre point de vue, attendu qu'ils ont été fréquemment invoqués en faveur de Tancienne théone du développement ^^ellulaire.
Quelquefois, comme cela se voit dans les épithéliums très-délicats, les
TRAITE DHl^rOLOGIE ET D'HISTOCHIMIE.
Fie.
*M- — Cellules cylindrique»
lie rintestin du lapin.
deux modes de destruction marchent de front. C'est ainsi qu'une partie
des cellules cylindriques à plateau de Tintestin sont directement détachées, dans d'autres, le plateau se dissout, le contenu s'échappe, et la cel-' Iule se se décompose (fig. 94 a, 6).
Les cellules peuvent encore subir une dégénérescence connue sous le nom de dégénérescence colloïde. Le corps de la cellule se transforme, dans ce cas, en une masse plus résistante que la mucine, et qui s'en distingue parce qu'elle ne précipite pas par Tacide acétique. Les cellules de tissu conjonctif des plexus choroïdes et les éléments cellulaire^ de la glande thyroïde présentent fréquemment cette altération.
La cellule peut enfln subir de véritables irans-
tf*. ceUuies en voie de dissolu. formaUous chimiques qui hâtent sa destruction.
;tio»r""ur^''',:i''rXilfn Trois corps étrangers différents se déposent dans de rcau:ir. cellule cjiindrique le corps des ccllulcs et arrêtent leur développe-
deTcnue >phérique en se gon- * nu •* -•
ii„i ^ ment. Chose curieuse, ces corps, étrangers a cer-
taines cellules, se retrouvent répandus dans Torganisme et constituent un des éléments normaux des cellules de certains tissus.Nous trouvonsenpremièrelignc, 1" les^rat^^e^netilr^s. La production de ces graisses dans les cellules nombreuses de la vésicule de Graaf forme ce que Ton a désigné sous le nom de c^rps jaune (fig. 95 a). Les cellules
glandulaires de la mamelle renferment paiement beaucoup de graisse au moment de la lactation. ^Le pigment; il se dépose surtout dans les cellules épithéliales des poumons (1) (6g. 95 b). S"* Les sels calcaires (phosphate ou carbonate de chaux). Quand un tissu renferme beaucoup de sels calcaires, on dit qu'il est
Fig. «. — Dirrérenies for- ealcitlé. Lcs ccUules cartilagineuses renferment soumet de dégénérescence . j « , . de. «llule?aBm..les. VCUt dcS SCls CalcWrCS.
La transformation muqueuse et colloïde, les dépots de graisse, de pigment ou de sels calcaires dans les tissus, s'observent également dans beaucoup de pro* cessus pathologiques ; mais nous n'avons pas à nous occuper ici de ces altérations spéciales, pas plus que
de la dégénérescence amyloïde (§ 58), ou des caractères spéciaux dos
cellules dans la tuberculose (2).
Remarques. — (i) Los dépôts pigmentaires arrêtent lo développemont des corptinniloi^ étoiles du tissu conjonctif. On ne voit jamais les cellules chargées de graisse, de pigment ou de sels calcaires, chan<;er de forme, ou se transformer en un tissu nouveau : ces troif^ formes de dépôts étrangers sont donc incompatibles avec la vie des cellules. — (3) Voyez l;i Pathologie cellulaire de Vircuow et le Traité d'anatomie pathologique de Fœrster, vol. I. ainsi que le Traité de pathologie générale de E. Wagner et de Uhlei 2* édit Leiptig* 1804. p. 365-301.
«, cellules du follicule de Graaf chargées de ^rat»se; k, épithéliom de» vésicules puluionairfs rempli de granula* tion» pigmentaires.
ËLËHENTS DRGANiQUES.
Les cellnles et la masse intercellulairc sont l'origine des élémeiils du wirps tout entier. Cependant il ne faut pas s'attendre à trouver toujours des rapports bien nets et bien tranchés entre les cellules et les diiTérents éléments de l'organisme. Si la plupart des cellules «rnserrent, jusqu'au moment de leur destruction, la Forme cellulaire, il n'en est pas toujours ainxî. La cellule peut, en effet, subir des modifications de forme L'oundérables. Prenons, par exemple, la fibre-cellule, <|ui, chez l'homme et les vertébrés, forme les muscles |j»!es; elle s'allonge en forme de fuseau; le no^au Ini-méme subit une transformation analogue. Quelquefois, cependant, il conserve son ancienne forme. H en est de même poiu* les fibres allongées du cristallin, qui présenteDl de véritables cylindres rempli» Fig.us. donc masse transparente forméc^par de la globuline. coninenie.
Lorsque la cellule prend des proportions plus considérables, le noyau
[irolifère quelquefois. C'est le cas pour les nmscles striés. Les éléments de <x (issu sont formés par des filaments cylindriques, allongés [Gg. 07 (t)|,
d'épaisseur variable, enveloppés par une gaine sans structure (2 a). Cette gaine renferme une masse striée transversalement et longitudinalement, et de distance en distance elle offre des noyaux (d,(i) entourés d'un peu de protoplasma.
Les recherches de Lebert et de Remak (2) ont démontré que ces Bbrcs musculaires se développent aux dépens d'une cellule unique.
Chez la grenouille, ce sont les cellules embryonnaires, à noyau et à protoplasma abondant, qui sont destinées à former les muscles. On peut, du reste, suivre ce développement (a). La cellule s'allonge, le noyau se divise (Hg. 08, b). Bientôt les granulations foncées de la masse disparaissent,' et Ton voit apparaître la striation caractéristique (c, d, d). La cellule continuant à s'allonger, les noyaux à proliférer, la striation s'accuse de plus en plus, et Ton finit par avoir une libre musculaire complète. La prolifération des noyaux est facile à comprendre ; quant à la gaine, qui avait été considérée autrefois comme une membrane cellulaire modifiée, elle n'est qu'une formation secondaire déposée à la surface de la fibre.
Remarques. — (1) Muller's Archiv, 1851, p. 202. — (2) Lebert, Annales des sciencob naturelles, 1850, p. 205; Remak, loc. et/., p. 154. Kœllikbr, Éléments d*histologie, 3* édit., p. 201 ; M. Schultze, in Reichert*s et du Bois-Reymond*s Archiy, 1861, p. 4, et F. E. Schultze, même journal, 1Ç62, p. 385. Voyez également Billroth, Virchow's Archiv, vol. Vllly p. 440, pi. \1I, et un travail de Virchow, vol. VII, p. 137. L'analogie des fibres-cellules contractiles et des éléments des muscles stnés est évidente ; du reste, riiistologie comparée vient encore confirmer celte manière de voir.
Nous venons de voir que la cellule était susceptible de subir des modi> fications profondes, tout en conservant son individualité; mais il n'en est pas toujours ainsi. Dans certains tissus, les cellules, tout d^abord isolées, se soudent, se confondent et perdent complètement leur indépendance. C'est en subissant une série de métamorphoses de ce genre que les cellules forment des réseaux, des canaux, des fibres. Du reste, ces modes de transformation de la cellule sont fort variables, et ne sont pas encore bien connus. 11 suffira, je penso, de quelques exemples.
Les canaux les plus déliés du réseau circulatoire, les capillaires (iig. 90, A, (I, b et B, a) semblent formés, quand on les examine avec des moyens ordinaires d'investigation, par une membrane mince, transparente, dans laquelle reposent, de distance en distance, des noyaux allongés. Jusque dans ces derniers temps, on regardait encore cette structure comme réelle, et voici comment on explu|uait la formation des capillaires : des celluieh embryonnaires se soudent, leurs cavités communiquent et forment un canal; la membrane cellulaire se transforme en paroi, et les noyaux y restent accolés.
Mais les recherches d'Auerbach, dTberth et d'^Eby nous ont fait connaître la véritable structure des capillaires, et ont renversé les anciennes (héories émiHes sur le développement de ces vaisseaux.
ÉLÉMENTS ORGIMQOES. 113
En (raitanl des capillaires avec une solution Taible de nib-ate d'argent, on Toit apparaître dans la paroi de grandes cellules, très-minces, munies de prolongements et renfermant un noyau (Qg.-IÛO}. Ces cellules se touchent intimement par leurs bords, se moulent sur le vaisseau et en consti-
iipiUure. ■■; C. Vab<ciu ph» lolumiat i>fi ils najaiu loDglludJUDi tl Iruui
ReuuiCBS.
. - Capilliirn <l
4, mjniu ; t, limiUi d«s cellules.
tuent la paroi. L'imprégnation d'argent seule fait apparaître les limites des cellules, ainsi que la substance qui les unit (2). Le conduit d'un capillaire n'est donc point formé par des cellules en forme de niancbon et i^outécs les unes aux autres; il doit plutôt être considéré comme un espace ÎDtercel lui aire.
- (1) Voyei AuBiiBicg, Virc:ho7's Archiv, vol. XXXIll, p. 540; Krebtb, "unb. luturw. Zeitschrîft, vol. Vl.ct £BT,Cealr)lbrat[ fUrdîc inci). WJss., 1865, p. S09. W aurvQs, du reste, IVrasioD de revenir sur ces cellules, cl de démontrer kur uJlurc 'pilhéli^ilc. Cette découverte intéressante uéccssilc une élude nouvelle et c«uiplèle des ><i>iciui. — (3) Mojex Fret, le Microscope, 2* édit., p. 03.
Nous venons de voir que la substance inlercdlulaire était fort peu iboDdante entre les cellules des capillaires, qui rappellent par leur agen- «ment les tissus épithéliaus (fig. 81).
Il en est tout autrement dans une série de tissus qui, tout en se nion- Iranl sous des aspects variables, se trouvent cependant reliés entre eus f>r des formes intermédiaires qui ont permis de les confondre dans un grand groupe naturel, celui des tissus de substance conjonctive. Le tissu ottilagineux, dont nous avons déjà [larlé, le tissu muqueux, le tissu con-
lU TRAITÉ D HISTOLOGIE i^T DHISTOCUIMU;.
jonctif réticulé ou ordinaire, le tissu adipeux, enfin le tissu osseux hiimémc et ia dentine appartiennent à ce grand groupe.
Qans tous ces tissus nous trouvons des cellules emprisonnées dans une niasse plus ou moins abondante de substance fondamentale. Ces cellules présentent des caractères fort différents, tout aussi bien que la substance
fondamentale elle-même, qui est tantôt .(g) muqueuse, comme gélatineuse, tantôt plus solide et fibreuse, tantôt homogène, dure et résistante.
Le corps vitré du fœtus (fig. 101) présente une texture fort simple. On y trouve des cellules isolées, avec un
Fiîî 101. — Corps vilré d'uu ciubrvou humain '' . • » »
de quatre mob. uoyau , ct cmprisounees dans une
masse gélatineuse. Supposons cotte masse remplacée par de la substance chondrigènc, et nous aurons le cartilage («g. 84).
Mais les cellules ne restent pas toujours isolées et plongées dans une masse abondante de substance fondamentale, comme pour le cartiiage. Ces éléments s'accroissent quelquefois, et, tout en conservant leur fonne sphériquc, ils se remplissent de graisses neutres. C'est ainsi que se forment les cellules adipeuses.
On peut admettre comme loi que toutes les fois que les cellules formatrices des tissus de substance conjonctive se développent démesurément, elles perdent leur forme sphérique.
En s'allongeant eu deux directions opposées, elles deviennent fusifor-
mcs ; c'est ce que nous avons vu pour les fibres musculaires lisses (fig. 96) ; ou bien elles deviennent étoilées (fig. 102).
Nous avons vu que les cellules de tissu conjonctif pouvaient se charger de graisse à leur période em- UH>»dcti»»uconjoucur. bryonnairc, et se transformer en cellules adipeus4*s.
Il peut également se faire des dépôts de pigment dan> les éléments que nous venons de considérer : ce sont les cellules pignientaires étoilées (fig. 50).
Les cellules de tissu conjonctif, en se développant, ont souvent une grande tendance à se confondre. C'est ainsi qu'en uiiissant leurs ramifications, elles forment des réseaux très-gracieux (lig. 103), dont les maille> sont remplies par une substance muqueuse. A la place de cette substance et dans plusieurs organes, on rencontre des corpuscules de la lym|)he. Dans le jeune Age, les cellules de tissu conjonctif sont voluniincust«>, bien développées ; chez Fadulte, elles se rétractent et diminuent de volume.
La substance fondamentale des différents tissus conjonctifs est fort \à riable. A Torigine, elle est formée par des substances albuiuinoide^, connue le protoplasmaqui lui a donné naissance; plus tard, elle se trans-
I^HENTS UKGANIOOES.
forme en substance collagène. Enfin, elle peut absorber des sels e( elle forDie alors des tissus résistants tels que l'os et la dcntine.
Mais ce ne sont pas seulement la consistance ou la composition chimique de la substance fondamentale qui varient; elle peut devenir striée, se décomposer en travées, en fibrilles. Ces difTérenlcs fcmnes sont mal dérmies, mal limitées, et souvent on observe en même lenips des travées, des fibiilles au milieu d'une masse plus ou moins abondante de substance intercellulaire homogène. Les tibrilles sont quelquefois isolées ; généralement elles sont groupées en faisceaux. On les désigne sous le nom de Tibres de tissu conjonctif.
La figure 104 représente un intermédiaire entre le cartilage vt^ et le tissu conjonctif. On y aperçoit, en effet, des faisceaux de libres de tissu conjonctif, au milieu desquels se trouvent dus cellules de cartilage. Figure 105, on voit «gaiement ces libres (f) et ces faisceaux {tj) entre des cellules étoilées de tissu conjonctif (a, e).
Mais ce n'est pas tout; la substance inlercellulaîre ne se transforme pas seulement eu libres fullagèocs, elle peut encore revêtir ta forme de
libres élastiques (fig. 105, li), qui sont bien plus résistantes. Leur dia'
ilft TRAITÉ D-HISrOLOGlE ET D'HlSTOCBUtE.
mètre est variable ; leurs ramifications et leurs anastomoses sont également très-variées (fig. 106).
La substance élastique ne se présente pas seulement sous forme de Gbres dans le tissu conjonctif . Près des cellules ou des réseaux cellulaires, au niveau de surfaces libres, etc. , la substance foitdamentale, tout en conservant son aspect homogène, primitif, se transforme en conciles limilanl^ de tissu élastique, qui revêtent des formes variables. On a souvent pris, et à tort, ces membranes pour des membranes cellulaires ouautre».
Nous voyons donc que \k tissu conjunctif, primitivement formé de cellules ,
peut subir une série de transformations et de métamorphoses des plus
bizarres.
; (, rétMu de llbrei il
On admet généralement que les libres nerveuses sont également le résultat d'une série de métamorplioses cellulaires.
Les fibres nerveuses sont d'abord formées par des cellules rusifornics, à noyaux, qui s'allongent, finissent par se loucher, se confondre vt constituer un filament. Ce filament présente, au début, des renOements et des points plus déliés cl plus minces. Plus lard, le diamètre devient à peu près uniforme, cl le filament prend la forme d'un c\lindre dans lequel se déposent des substances protéiques et des matières grasses encore peu connues. On a désigné cette masse sous le nom de myéline. Il csl facile de voir ces libres nerveuses sur la queue transparente des têtards de grenouille. La ligure 107, ], peut en donner une idée.
Dans leur trajet, et surtout près de leur terminaison, les libres nerveuses se divisent, en général, dicotomiquemcnl (iig. 108). Au niveau de la bifurcation se trouvent d'ordinaire des cellules étuilécs, à trois prolun^emenls (iig. 107, 2, a', fr*, b*)y dont l'un se soude à une cellule voisine pour former un réseau.
Le ncvrilèmc ou gaine primitive forme un cylindre sans structure, ana-
ÉLfiHENTS ORGANIQUES.
ïopxe au sarcolème, et doit être également considéré comme un produit secondaire (1). (Fig. 108.)
ri£. 107. — Développement des fibres nenreuBes de la grenouille.
Fig. ing. . Fibres nenreuses ramifiées a el ^ du mésentère d'une grenouille, enveloppées de gaines épaisses, à noyaux; 1, tronc nerveux; t et 3, ses rameaux.
RuARQOB. — (1) L'histoire da développement des nerfs périphériques est encore fort ••b^cure; aussi le mode de formation que nous avons indiqué n*est-il nullement ceiiain. \o)n Himsnf (Virchow*s Archiv, vol. XXXI, p. 51); il a présenté récemment des opinions toutes contraires.
L'importance physiologique des différents tissus est fort yariable. Les uns, tels que le tissu musculaire, le tissu nerveux, se distinguent par leur rùle essentiellement élevé; tandis que d'autres, et notamment le grand groupe des tissus de substance conjonctive, semblent plutôt servir d'enveloppe et de soutien aux premiers. Les échanges nutritifs ne se font pas non plus avec la même intensité dans les différents tissus ; les nerfs, les muscles sont le siège d'échanges fréquents ; les tissus conjonctifs, au contraire, surtout lorsqu'ils renferment peu de vaisseaux et beaucoup de fibres élastiques, subissent peu de modifications dans leur composition. Lorsque ces tissus sont, au contraire, vasculaires, comme les os, qui sont parcourus en tous sens par un réseau très-riche de canaux sanguins, les échanges nutritifs peuvent être très-actifs. Au reste, dans toutes les in- Ranimations, le tissu conjonctif est le siège d'une activité formatrice dont
l'importance est fort considérable , et sur laquelle nous aurons à revenir.
ns
TRAITÉ D'iriSTOLOGIE ET D'HISTOCHIMIE.
Kig.)l».-Fibrillen>ra*.
Nous avonit déjà parlé des produits de désassimilation des tissus ù pro- , pos des substances collagèncs et albuminnïdes. (Juant
aux fibres musculaires lisses ou striées, composées de substances albuminoides, elles se décomposent en kréatine, kréatiiiine, sarcinc, acide inosi{|ue, inosine et acide acétique.
Le mode de destruction physiologique des éléments organiques, la manière dont ils prolirèrcnt, nous sont peu connus. Il en est de même de la durée de leur existence. Les Hbres élasUqucs et les cléments analogues semblent résister le plus longtemps; comme ils ne peuvent se détruire mécaniquement, ils disparaissent en se dissolvant ou en subissant des dégénérescences va- . riables. Les transformations pigmentairc, graisseuse et
tamnaitOfi- crétacée sont presmie des phénomènes phYsioloeiques néroMencc gnisscuse. , , „ , , ' \ ., '. , "^ J ^^
de la cellule ; lorsqu elles atteignent les parties dont nous nous occupons, elles rentrent dans le cadre des altérations pathologiques.
Les tissus de l'homme et des animaux sont formés par la réunion en masses plus ou moins considérables des éléments que nous venons d'clndier. La texture, la composition cbimiquc, les propriétés physiologiques de ces tissus sont également déterminées par les cléments qui les constituent.
Il est fort difficile, pour ne pas dire impossible, d'établir aujourd'hui une division vraiment scientilique des tissus. Une bonne classification devrait, en clîet, avoir pour base l'étude du développement des éléments. Ur riiistogcnèsc n'est pas assez avancée |M>ur qu'on puisse, sans tilonnemenls cl sans hypothèse, poser les fondements d'une classîrication vraiment scientifique des tissus,
La division des tissus en simjt/es et composés semble facile et sûre, et ne supporte cependant pas un examen sérieui. En effet, un observateur qui considérera certaines transformations de la substance fondamentale comme des éléments, rangera le tissu qu'il aura sous les yeux parmi les tissus composés, tandis qu'un autre en fera un tissu simple.
La division que nous allons donner est provisoire; elle permettra, comme tout système artificiel, de jeter un coup d'œil d'ensemble sur tes différentes parties de la science, et non point de suivre un ordre rigoureusement scientifique. Le but essentiellement pratique de cet ouvrage nous a forcé de réunir des descriptions qui devraient être logiquement séparées les unes des autres.
Nous diviserons les tissus en :
A. Tissas cellulaires simples avec substance fondamentnie liquide: