partie postérieure (O^tOOS). La l'ace interne
de la cristalloïde antérieure est recouverte
pv l'épithélium pavimenteus dont nous
lïons déjà parlé (g 87) et qui se compose
de cellules simples, transparentes, pourvues
de noyaux, de 0-,015 àO'°,Û22 de diamètre
llig.254,fr,et25K,fO-
A la périphérie, dans la région de hsone de Zâin (là où se termine l'épaississement de la capsule), cet épilhélium se confond avec une zone déjeunes cellules, à noyaux iouvenl difisés et à corps petit. Si l'on arance encore plus vers ia périphérie, on remarque des éléments arrondis et pourvus Je noyauK qui ont pris naissance dans ces cellules et qui sont destinés à se transformer tn fibres du cristallin. (Von Becker.)
Les fUtres t!n crlstaltin (fig. 255, a, b) nmi pâles, limpides et sans structure à l'in- •ni*"n're i^ répîihrtium » h m
. ■ "i imèrn 1 ]■ af>akt r; f, mne dn
k-neur. Dans les couches estérieures du nnjiui. cristallin, elle»: sont plus transparentes, mesurent en largeur de O^.OOO à 0'',011 , tandis que , dans les parties centrales de l'organe, elles sont plus ténues {0",00i), et en mêmfa temps plus nettement délimitées et plus distinctes.
Dans les fibres périphériques (a) se trouve une substance homogène, liquide et épaisse qui est entourée par une enveloppe très-mince; ces fibres méritent donc le nom de tubes.
Les fibres intérieures {b) sont plus fermes cl présentent assez souvent des bords finement dentelés; cette disposition est importante pour l'adhérence des tubes entre eux; elle est plus développée chez les poissons où les bords sont fortement crénelés.
Les fibres du cristallin ne sont pas cybndriques, mais plut6t aplaties en forme de rubans (lig. 255, 01. Cette disposition est très-nette sur la section d'un cristallin desséché (fig. 256) qui "R're un dessin d'une élégance remarquable, (lii cliacun de ces tubes aplatis est représenté par un champ hexagonal de C.Oil à 0",004 de largeur.
Si nous passons maintenant à l'agencement de ces fibres (fig. 254), nous voyons qu'elles sont disposées comme des méridiens qui partent du
550 TRAITÉ IVHESTOLOGIK ET IPIIlSTOCHINtE.
milieu de la cristalloïde antérieure, pour passer sur l'équateur <le Turf{ane et se terminer dans la région correspondante de la crislalloïdc \wilé- Heure; dans tout leur («rcours, ces libres tournent toujours en dehur? leur face la plu» large et elles adhèrent aux libres voisines par les deiil> qui garnissent leurs bords. Comme, par suite de celle dispsilion, leslïbrvtiennent bien plus rurtenient ensemble par leurs hurds, il en résulte que les couches du cristallin peuvent être séparées les unes des autres :^«us forme de lamelles minces et concentriques qui, dans les régions eilérieures, suivent les conrbures de l'organe, mais qui ilevieinient plu« sphériques à l'intérieur.
Sur des sections verticales de cristellius durcis, on remarque qno lr< libres (lîg. 2Si, cl prennent naissance au-dessous de l'enveloppe êpilhéliale |6) où clli<s sont plus larges (rf) ; de là elles se prolongent, en dtVHvanl une anirbc, et vont se terminer en s'élargissent au niveau de la f»n'i postérieure de la capsule à laquelle elles s'insèrent|{> [2)|. Dans la n-^ioii équatoriale de l'organe rhaque tube est muni d'un Im-*u noyau arrondi el vésiculeux dc0"',006 à 0",01l de diamèlre (p.
L'ensemble de ces noyaux {Kern:ioiie de H. Mev.Ti
Fi». ïM. - s«iM>n présente un aspect Irés-éléganl , lorsqu'on vient à I.--
tniB.wr,!^ .ir< examiner à travei-s le tissu transparent qui les envelu|i|ic.
lin'deiBwJ" ' Généralemenl cliaque tube ne renferme qu'ini seul
no\'au, mais il y a des exceptions à cette règle (5|: -iir
un fœtus âe huit mois, j'ai ohsené très-distinctement deux et même troi'
noyaux [lig. 259 (4)].
(^e|>endaiit il ne faut pas S4; repi-ésenler lvIIc lone de noyaux comme un
diaphragme situé dans le plan de l'équateur. Elle ressemble plutôt à uti>'
feuille lixée ù la |H'ripliérie et se continuant vers l'intérieur par des undii-
lationB, de inaniére à élre toujours à ime distance égale des rayons di
l'étoile ci'islallinionnc que nous ullons êlu-
^^^^^ ^^^^^ dier. (Von Becker.)
^^B^^^ ^B^9^^ '''^ ci'istailiii un |M>uo[iaque du iioutrj<i-
^^P'^^H ^Bft ^^1 né présente une structure tout à fait |tdr-
^bmU^m ^HÉ^V au niveau de ce que l'on apinllr
^^^^^ ^^^^^ les éloilei du cristallin. .4u milieu àe L
tii «Il — cri-iiiiin duo iioutrw-iir ^'"''^ antérieure du cristiillin se n'-uniwnl
t.fjcttairiitun-.h.hte^iétitan. Ifois raies qui font entre elles des an.'--
de 120° et forment ainsi une élnile à lr<>t«
rayons ou un Y renversé. Dans le premier cas, les rayons de l'Y pii-I-
rieur alternent donc avec ceux de rantérieiir, avec lesquels il funi li-^
angles de 00 degrés. Sur la face postérieure, on remarque la même h:.iir.'
disposée d'une manière iirverse ou bien une étoile à quatre rayons ■
Dans une [it-riode uvanct'i^ de la vie chaque rayon se trouve partJ^ré m>u>
ties angles aigus et se décuni|Mse en un système de rumifioitions ; il n •
suite de là des ligures éluilées plus compliqut'es.
TISSU GRTSTALLINIEN. 351
Le microscope démontre qu'à l'intérieur de cette étoile et de ses ramifications, il n'y a point de fibres cristallinicnncs, mais qu'elles y sont remplacées par une masse homogène, liquide et épaisse. Cette substance se continue comme une cloison à travers tout le cristallin ; il en résulte que cet organe se trouve divisé par une espèce de charpente formée de lames qui parient du centre du cristallin. Chaque hémisphère du cristallin est donc divisé en trois ou quatre pièces cunéiformes (5) .
Cette disposition exerce naturellement une influence prédominante sur la direction des tubes cristalliniens (6), et il est impossible qu'une fîbrc atteigne réellement l'un des deux pôles.
Remarques. — (i) A coté des ouvrages d'histologie, voyez Hannovea dans Mûllcr's Arrhiv, 1845, p. 478; H. Mbyeb, id., 1852, p. 202; Harting, Histol. Anteckeningen in van àtr Hoeven en de Vriese Tigdschrift, 1846, yoI. XII, p. i ; Bowhanh, Lectures on the parts ebooemed in the opérations on the eye, etc.; London, 1849; K/ellikbr, dans: Zeitschrift fur vissensch. Zoologie, vol. VI, p. 142; Th. Nunkelt, dans Journ. of microsc. science, 1858, p. 136; yom Bfxkeb, dans Ârchiv fur Ophthalmologie. vol. IX, II* partie, p. 1. — \f] Les extrt^mités élargies des tubes cristalliniens imitent, lorsqu'on les examine sur une section transversale, Taspect d'un épithélium pavimenteux dépourvu de noyaux. — (3) On admettait d'abord, entre la capsule et le cristallin, l'existence d'une petite quantité d*un fluide visqueux et transparent, Vhumeur de Morgctgni. Mais ce fluide n'existe pas pendant là TÎe et n'est qu'un phénomène cadavérique ; il résulte de la décomposition de l'épithéiiuiD et des tubes cristalliniens périphériques, qui sont excessivement délicats. L'épithé- Hum se gonfle sous forme de grosses vésicules globuleuses qui se rompent ensuite (fig. 258, f\. — (4) Von Bbckbr a nié complètement, et à tort, l'existence de tubes cristalliniens h plusieurs noyaux. — (5) D'après Von Becker, les rayons des étoiles se continuent au milieu des fibres, comme un système de canaux très-déliés qu'il appelle conduits interfibriUaim (interfibillàren Gange). Ils contiennent la même substance homogène que les étoiles tristalliniennes et, suivant cet observateur, ou ne devrait pas les considérer comme le produit d'un artifice de préparation. Pour leur importance dans les états inflammatoires de l'organe, voyez encore le travail de M<brs (Virchow's Archiv, vol. XXXIl, p. 45). — [6) Sur des sections polies du cristallin, Thomas a découvert plusieurs systèmes de courbes tout à fait particulières (Prager Vierteljahrsschrift, 1854, vol. II, Supplément, p. 1), que CzuiAE est parvenu à interpréter (Zeitschrift fttr wissensch. Zoologie, vol. VU, p. 185).
Comporition chimique du tissu crisiallinien. — On ne connaît encore que d'une manière très-insuffisante la composition de la capsule (1). Elle se gonOe dans l'acide acétique et dans les solutions alcalines, mais sans se troubler ni se dissoudre. Elle ne se transforme pas non plus en gélatine par une ébuUition de deux jours ; elle résiste longtemps aux alcalis, mais se dissout lentement dans les acides minéraux. (Mensonides.) D'après cela, nous aurions donc ici à peu près les mêmes réactions que pour la plupart des membranes transparentes et élastiques. Strahl prétend, au contraire, que la capsule se dissout dans Teau, après une ébuUition de plusieurs heures ; cependant la substance que Ton obtient ainsi, ne présente pas les réactions de la gélatine.
On ne connaît pas encore la composition du noyau et de la paroi des
359 TRAITÉ D^HISTOLÛGIE ET D'UlSTOailMIE.
libres cristalliniennes. Dans leur intérieur» elles renferment une solution concentrée d'un corps protéique particulier, très-facilement clécomposabli*. auquel on a donné le nom de Cristalline (§ 15, p. 20). Il se rappnN'li«> beaucoup de Talbumine et tous les réactifs qui font coaguler le blanc d\piiL coagulent également le cristallin ; cette dernière réaction facilite Télutlc du tissu cristallinien. L'acide chromique surtout est très-employé ânt effet et à juste titre. Le cristallin renferme en outre une quantité asv/ considérable de matière grasse et, d'après des analyses plus aucienn<'>. des substances extractivcs. Chez Tliomme, Bei^lim a obtenu, pour loo parties,
Eau 58,0
Substance proléiquo. 5r>,{l
Parois des fibres et autres substances resliVes sur le filtre. 2»4
Substances extraclives 3,7
On a trouvé 2,06 pour 100 de matières grasses dans le cristallin li*' riiomme (Husson^ (2) ; parmi ces matières se trouve de la cholestérirt<'. (Lohmeyer.) On n*a rencontré que 0,55 pour 100 de substances niin«*raies. L'opacité du cristallin après la mort provient d'un changement <l<* composition qui n'est pas encore connu (5).
Le poids spécifique du cristallin de l'homme est, d'après Cheuevijr^ df 1 ,076 pour les couches |iériphériques ; pour le noyau, qui est plus den^e« il s'élève jusqu'à 1,194. L'indicede réfraction est, d'après AVatfSf, 1^44^ 71 pour les couches extérieures, 1,45 19 pour les couches moyennes d 1,45 61 pour les couches centrales (4).
Rbharques. — (1) Voyez la Gewebechemie de SciiLossBEKcen, I'' partie, p. 304; )l»x^ - KiDES, dans Nederl. Lnncet, 1848-49, p. 694 et 709; Strarl, dans Archiv ftir phys. H» i!kunde, 1852, p. 332; Lobneter, dans Henle*s et Pfeufer's Zeitschrift, >. F., toI. ^,p .*> — (2} Itapporls de la Société des sciences de Gotlingen, 1853, n* 5, p. 47. -^ (5) L*«>| jcité de la cataracte provient de causes très -diverses, par exemple de b calcificatioa :•• tissu, de dépôts de matière grasse et de cbolcstêrine, etc. — (4) Kkause, loc. cit., |>. ^^
Déveloiipemetit du criistallin. — Le cristallin se développe (1) cian> un cul-de-sac de la couche cellulaire superficielle du feuillet corné , dont nous avons déjà parlé plus haut a propos de l'épiderme.
Le cristallin se montre de très-bonne heure sous forme d'un rt>r|i^ complètement séparé de la couche cellulaire, creux à Tinlérieur, met** j parois très-épaisses, et enveloppé par une membrane transparente. 1.*^ [Mirois se composent de plusieurs couches de cellules allongées. Il t-M possible que ces couches sécrètent une masse homogène qui, se solidifi.ii)t ensuite, forme la capsule du cristallin. On admet que ces cellules et tviU-^ qu'elles engendrent renq)hsseiit peu » peu la cavité centrale; puis elU^ croissent et se transforment pour la plupart en tubes cristalliniens, tan«ii^
TISSU GRISTALLINIEN.
qu'on petit nombre d^entre elles, placées à leur caractère primitif et forment Tépithélium de la capsule.
Dans des embryons très-jeunes, on peut trouver de ces tubes cristalliniens en voie déformation (fig. 258, (ï, c).
Chez des embryons plus âgés, par exemple sur ceux de l'homme pendant les derniers mois, les fibres ressemblent tout à iait à celles de Tadultc (fig. 258, a, c) ; quelquefois cependant elles présentent encore le caractère cellulaire (b), 11 n'est pas très-rare de rencontrer des tubes avec deux et même trois noyaux (d). Il est possible que ce soit dans cette couche de cellules en voie de développement, placées sur le bord de Tépithélium (§ 157), que se forment ensuite, par dédoublement, de nouveaux tubes cristalliniens qui viendraient % superposer aux anciens. Il est certain que le développement du cristallin coMi* DUC longtemps encore après la période embryonnaire (2).
Pendant la vie fœtale, la capsule du crii^tallin est entourée d'une enveloppe vasrulaire qui fait partie de la membrane connue sous le nom de membrane capsulofupillaire (3).
fjuand le c^rps grandit après la naissance , le nombre des tubes augmente , mais leurs dimensions n'éprouvent point de changement. [Harting (4).]
Ces tubes se déiteloppent aux dépens des cellules épithéliales de la capsule et ils ne se régénèrent, comme tous les tissus épithéliaux, qu'autant que la capsule se con- :^erve intacte ainsi que la couche celluleusc qui les recouvre (5). Comme la forme du lissu cristallinien est déterminée par celle de la capsule, on comprend que le cristallin qui se reproduit après la déchirure de cotte membrane ne reprenne plus la forme ré'^lièrc qu'il avait auparavant. On ne connaît encore ni l'importance, ni la nature des échanges nutritifs qui s'opèrent da
la foce antérieure, conservent
Fig. 258. — fl, e, ceUules crislailinienne» (l'un embryon do cochon de deux pouces de longueur; b^ cellule» ovalaires, allongées ; r , cellules plus développées, sur le point de se transformer en tulies cristalUuieu»; d, épitbéliuin du cris^lalliu dans un fœtus humain de 8 mois; e, cellules de l'humeur de Morgagni.
Kig. 2ô9. — Fibres cristallinienno^ d'un embryon humain de 8 mois.
ttf fibres avec un noyau ; A, libre présentant encore le caractère cellulaire;
c, apparence plaie que pré:icnlent ces fibres quand on le< regarde de cdtc
d, libre;» avec doux ou InuS noyaux.
ns le cristallin.
354 TRAITÉ D'HtSTOlOGlE KT U'UISTOCUIHIK.
DmiABavES. — {I) C'cEti UuBCBKE que l'on doit la première déconTerle k ce njcl (L-iï. 1831, p. 950, cl Hcckcl's Arcliiv, t8ô3. |i. 17). Scï donniTes furun laMtfirmées par 1)*^ observations de Kxixikeh (Ëntwicklunge^eschicbte dcr Cephalopoden. ^Tirich, ISii. p. V.' cl 103, Sikrosk. Anal., vol. Il, El* pHrIie, p. 730, et Zeitschrifl fur nissciu^h. Zooloii^. val. VI, p. H3, aiati que son ouvmge sur l'histoire ilu dévelopi^emenl des aniiiMui. p. 276 et 293), et. déjà avant lui, par lelles deO. Woor (Embnobgie, 18U, p. ï" . Voyez encore l'ouvrage de Renak , p. 34, 9U et 150. — (3) Je crois avob- idhaniur quelquefois des dédoublements de noyaux dans des tubes cristalliaieas presque parbiu uhei des fœtus humains île huit mois. H(eiis en a observé rk-einnMul djns des cristalline eunainniés '. il se produit alors une muUiplicalîon très-abondante de nopui. — D'apri- BiBOCBlH (\Vunb. nalurw. Zeitschrifl, toI. IV. p. 85), le développeinent du cristallin l'eficctucrailde bt manière suivante; lesparoisilc l'or^jine creui sont formées d'abord pardicellules minces, d'égale longueur; mais les cellules de l'hcmispliëre postérieure se dri>~ loppenl plus vite et grandissent surtout en longueur, tandis que les éicuienls du segm-ni autérieur s'ébrgissenl el en même temps se raccourcissent. Il en résulte que b pjnv postérieure devient toujours plus épaisse, et l'antérieure toujours pbu miniv. Qianil \r développement est aclicvé, les cellules de la première paroi se sont transfbniMes m tibr>^ cristallinicnncs, et celles de la moitié antérieure ont formé l'épilhélium. Le cristallin SE>r.ui donc une splière creuse atcc des )iarois très-iné^'aleinenl développées : l'uue, raiitfri<-urT. trùs-mince ; l'alllre, la postérieure, etcc»si veulent épaisse. — (3) Les vaisseaux offmi'. beaucoup d'intérêt au point de vue de l'étude du développement. — (4) IIartik. Rtchercbes microinélriques, p. 57. — (5) Pbvsîubigie de Valutik, 2* édition, vol. 1. p. 31 4.
14, l'iMM M— WilMlrc.
Les muscles qui se iléveloppeol auv ilépctis (lu Teuillet moyen du blailodernir, Torniciit un tissu mou, rougeAtre, «)'a|>parence fibreuse, caractérisé par la pn>priété (le se racœurcir, tors(|U~on TÎenl .i exciter le nerf moteur correspondant; vu désigne cette propiiété sous le Dom iliamtraclililé. La physiologie nous apprenii (|ue, puFQii les i^nlractions du tissu iuu>culaire, les unes Hont volontaires, lt> autres involontaires.
Sous le rapport liistologicptet une [lartie des muscles est formée de filamenU longs, striés Irans versa leme ni |Ug. 'i64li, tandis que l'autre e^t constituée par iIctcellules lisses, allongées , fusironi»'> (iig. 261). On dislingue donc les muM-li^ striés et les muscles lisses. .
Cependant cette diiïérence anatomiqut parait au premier aspct beaucoup plus importante (|u'ellc ne l'est réfllcinent.
En effet, d'un côté nous trouvons dans le règne animal un grand nombre de transitions entre ces deux formes du tissu musculaire (1), et d'un autre côté Thistoire du développement nous a appris, tout récemment, que les deux espèces d'éléments constituants ont des origines tout à fait analogues, car ils proviennent tous deux d'une cellule j| 57). L'élément musculaire lisse conserve ses caractères cellulaires pendant toute la vie, tandis que la Gbre striée s'en éloigne beaucoup par sa structure compliquée.
Pour terminer, nous ferons encore celte remarque , que les fibres striées forment tous les muscles volontaires de notre corps, et le c(Pur parmi les organes dont les mouvements sont involontaires, tandis que les autres muscles, qui ne sont pas sous l'empire de la volonté, sont constitués par des éléments lisses. Par conséquent les expressions de muscle lisse et involontaire, muscle strié et volontaire oe se correspondent pas tout à fait pour l'homme (2) *.
Remarques. — (1) Voyez Lbydig, Traité d'histologie, p. 42, ainsi que son ouvrage sui* b structure du corps humain, Bau des thierisclien Kôrpers, p. 68, et K(Ei.likbr, dans Wiirzburger Verhandiungcn, vol. VIII, p. 100, et Gewebelehre, i' édition, p. 94; A. Weis- ■i53[, dans Zeitsffhrift de Hbnle et PpECiEn. 3R., vol. XV, p. 60 et 279; l'ouvrage de Tti!i Hbssurg, p. 112, et d'autres. — (2) Si Ton poursuit, à ce point de vue, l'examen du liv5u musculaire dans la série animale, on trouve des différences toujours plus grandes rfltrc la fonction et la structure, de sorte que ce parallèle perd toute espèce de valeur. Les muscles striés prédominent chez les arthropodes, tandis que les mollusques, les vers et It'S animaux rayonnes ne possèdent que des éléments musculaires lisses. — Le travail volontaire ou involontaire d'un muscle ne dépend pas de sa structure, mais de Torigine des nerfs qui le mettent en mouvement.
Fig.Sei. — Éléments de la inmnilatara lisse.
■ ' Chez les maniinifcTCS, les niusclos striés ne >ont pas tous volontaires, puisque le cœur qui est f<>mi«' perdes taisceaux sinés se meut indépendamment de la volonté. De telle sorte que la grande <iivt«ioa hbtologique des muscles en lisses et striés ne correspond pas (coimne le fait avec juste niMtn observer Tautcur de cet ouvrage; à une division physiologique fondée sur l'oclion volonuirr ou involontaire. Mais en se plaçant à un point de vue physiologique plus rigoureux, on r>>i-»iuiaU qu*il y a un rap|)ort étroit entre la structure d'un muscle et sa véritable (onction. En WM, «i un muscle se contracte sous l'influence de la volonté, on ne dira pas que la contraction ^**bolaire est une fonction de ce muscle, Tor^anc de la volonté étant le système nerveux central.
Le iuu5cie n*a (pi'une fonction S[)écialc, la contraction. Celle-ci se praduit brusquement ou 3«er lenteur. Dans le premier cns le umscle est strié, dans le second il est lisse.
lo flbres striées qui fonnen. le Cœtir dillèrenl des faisceaux striés ordinaires en ce qu'elles ♦cniicmienl des noyaux à leur centre et qu'elles sont réunies les unes aux autres par des anasto- 'I. fS'^ Celte union intime des libres entre elles, les confondant eu on seul faisceau pour ainsi 'iirv. a>f(ure la synergie et le syncronisme de la contraction cardinque» Il y a donc là un rapport intirne entre la structure de l'orfiane et sa fonction.
l^* modifications qui surviennent dans le muscle utérin vCr» la fin de la grossesse apportent Txore un appui à la manière de voir exposée dans celte noie. En effet, les fibres masculaires de l^'itéros, lisses en dehors de la grossesse, sont nettement striées au moment de la piirturitioni r iKt4.jire lors<]ue ruiérus doit se contracter avec énergie pur expulser le fœtus. R»
Fibres musculaires lisses. — On désignait autrefois sous le nom d'Hémcnts musculaires lisses (Hg. 262), des fibres longues, pâles, rubanoéi-siii. offrant, de distance en dislsncc. de^ noyaux également allongés. C'(%t ii la perspicacité de Kœiliker (i) qu'il était réservé de reconnaître que ces fibre»
étaient d^s cellules allongées, disposm paraéries longitudinales, et d'introduire ainsi dans l'histologie, on 1847, la connaissance des fibres cellules corUractili' (c, h); c'était là un grand progrès p«Hir la connaissance de ce tissu dont l'eunien est si difficile Ci).
La cellule mmculaire liste apparail sous forme d'un élément quelquefois court (c), ordinairement long (d, /i, parfois trcs-ailongé {g), qui s'eflile m pointe à ai-s deux extrémités. La longueur est de 0'",0i5 à 0'",U49 pour li-^ cellules moyennes; elle peut (lewrmlrr jusqu'à 0",025 .pour les petites, et s'i'lt-ver jusqu'à 0,2^5 el plus pour It'S Ip — longues. La largeur des fibrcs-ccllul*-^ varie entre 0"",006 et 0,015.
Du reste, elles paraissent pâles rt lu*mogènes, ou bien elles sont tout à fait incolores, ou bien elles possèdenl uix' légère teinte jaunâtre, sans que p<>u( c «I iiu ppig |(i||f paroi et leur corps présenlt'iil la ptrui ""^ différence perceptible. Il arrive j- I «mbTToi d« cociiou de g(.]> Hoiivenl que la sub:itanGe lioni<i.iu.de«u.pi>é«; f-f.jnTr™nt«tonii*,dM gcnc sc tfouve Icgeremcnt troublée pir
llhrewrllule>tht<rbûnimei»,ïellulf paiir- J^g moléculcS GlCCSsivcmCnt téllUt^. ni«de;riDiilat»a) pil«MiuMi f.raiwai» i i . i i ■
<lrnhrHnia>nlilr*«)iyw;»,wlionlran'- ressemblant à ues gfains de ItalU"-
î!^V''d"/n!^'!|i'iîïIl!rpM''ln'rk ^'^■■*=' 0" i*" ^'^^ granulations •■mpbn dr> Il iTiiun. ■ seuscs, de vobime et de nombre varu-
ble (4).
Mais c'est surtout le noyau qui donne à la fibi'c-cellulc un aspect carMléristîque ; c'est un polit bâtonnet assez pâle, long, cylindrique, plii!- ou moins arrondi à ses deux extrémités, qui peut se montrer onduléi' spr>-~ avoir été soumis a l'action de l'acide act'tique. Le noyau aussi est lioniogène ; on n'y distingue ni enveloppe ni contenu ; il est dépourvu de uu-
rig. Kl
TISSU MUSGUUIRE. 357
cléole. Sa longueur moyenne est de 0'",025 , sa largeur de 0,002 à 0,008. Il est placé à peu près au milieu de la cellule dont il occupe Taxe, comme on peut surtout le voir nettement sur la section transversale d'un muscle préalablement desséché (k) ; cette section permet de s'assurer en même temps de la forme cylindrique de la plupart des fibres-cellules. Presque toujours le noyau est simple ; mais on en trouve aussi deux, et il peut même y en avoir trois ou quatre dans une même cellule [Remak (5), Kœlliker (4)] ; cette structure est une preuve importante de l'analogie qui existe entre ces cellules et les fibrilles musculaires striées.
Avec le microscope de polarisation on constate que la fibre-cellule posst^deune réfraction double et qu'elle dévie à droite la lumière polarisée. [Valentin (5).]
Tandis que la fibre-cellule présente à Tépoque de son complet développement un aspect particulier, elle n'offre au contraire chez l'embryon que des caractères peu tranchés ; le noyau est alors arrondi et vésiculeux (a^b). Cet ( lat primitif peut-il se conserver intact dans certaines régions du corps? C'est là une question à laquelle il n'est pas possible de répondre aujourd'hui. Du reste, il est impossible d'indiquer, d'une manière certaine, une ligne de séparation entre les éléments musculaires lisses et les cellules fusiformes du tissu conjonctif ; d'autant plus que ces dernières possèdent aussi à un degré marqué la propriété de se contracter. C'est à ce point de vue qu'il faut juger les discussions qui ont eu lieu dans ces deroières années, sur la question de savoir s'il existait, oui ou non, des fibres-cellules dans tel ou tel organe, par exemple dans l'ovaire ou dans les ganglions lymphatiques (6) .
D'un autre côté il peut arriver que la fibre-cellule contractile, à un seul noyau, contienne dans son intérieur une substance striée; alors elle se rapproche des éléments musculaires volontaires.
Dans ce cas se trouvent les éléments du muscle cardiaque chez les vertébrés inférieurs [Weismann (7)], ceux de la crosse aortique chez la salamandre et le prêtée [Leyclig (8)], ainsi que les fibres placées sous l'endocarde chez les ruminants (9).
Les fibres musculaires lisses existent dans tout le canal digestif depuis rextrémité inférieure de l'œsophage jusque dans le gros intestin ; elles se rencontrent aussi dans la muqueuse elle-même, seulement les couches sont alors plus minces, les faisceaux plus petits ; on appelle cette couche mUsculûris muco8x(\0). L'appareil respiratoire contient également de ces éléments ; on les trouve dans la paroi postérieure de la trachée, dans la muqueuse à fibres circulaires des bronches et dans leurs ramifications ; mais ils n existent plus dans les canalicules respiratoires (11) ; ils se trouvent de même dans les parois des vaisseaux, surtout dans la couche moyenne. Dans la peau, les fibres-cellules contractiles n'apparaissent ordinairement que «>us forme de petits groupes, au niveau des follicules pileux et des glandes ^'udoripares ; rarement elles y forment des faisceaux épais comme dans le dartos. Parmi les canaux bihaires de l'homme, il n'y a que la vésicule du
fiel qui contienne de ces éléments, [llenle (12), Ebertli (15).] Ils sont plus répandus dans Tappareil urinaire ; on les trouve sous forme de couche serrée dans les calices, le bassinet, Turetère et la vessie; sous forme d éléments disséminés dans le canal de Turèthre. Ce tissu est très-répandu dans Tappareil génital de l'homme (dans le dartos, entre lestuniques vaginales commune et propre du cordon spermatique, dans les épididymes, les canaux déférents, les vésicules séminales, la prostate, les glandes de Cowpa\ les corps caverneux), ainsi que dans les organes génitaux de lafenmic; son existence est douteuse dans Tovaire (14), certaine dans les oviductes, dans l'utérus (15) qui, pendant la grossesse, renferme une quantité très-considérable de fibres lisses, dans les ligaments larges [Liischka (16)] et dans les corps caverneux. On admet de plus rexistcnce du tissu musculaire lisse dans les cloisons de la rate des mammifères et dans les ganglions lymphatiques (17). Enfin il s'observe encore dans ToBil; on Ty trouve dans le sphincter et le dilatateur de la pupille, dans la choroïde, dans les muscles ciliaire et orbitaire et dans les paupières. [H. Mfdier (0^)^]
Remarques. — (i) Voyez son article dans Zeitschrift fur wissensch. Zoologie, p. 48. — (2) Pour lea méthodes d'investigation, voyez Fret, Das Hikroskop, 2* édition, p. 18 i. — (5) Loc. cit., p. 177. — (4) Loc. cit., p. 81. — (5) Voyez son ouvrage, bien connu, p.29i.
— (0) Plusieurs auteurs ont admis pour l'ovaire des fibrcs-cellules contractiles ; ce sont : Rouget (Journ. de la physiologie, tome I, p. 480) ; .Ebt (Reichert's und Du Bois-Keymond's Ârchiv, 1859, p. 675) et His (dans Scliultze's Afchiv, tome 1, p. 171). KiEB$(^irchoVs Archiv, tome XXÎ. p. 353) et Groiib (tome XWI, p. 278) ont déclaré également se ranger de cette opinion. — Leur existence a été niée, au contraire, par 0. Schroïi (Z^ itschrifl ftir wissensch. Zoologie, vol. II, p. 420) et Pfuigër [dans sa Monographie, p. 4(). Ce tissu est admis dans l'enveloppe et dans les cloisons des ganglions lymphatiques pr des auteurs contemporains : Uis (Zeitschr. fiir wissensch. Zoologie, vol. XI, p. VOh W. Mollkr (Henle's und Pfeufer's Zeitschr., 3 R., vol. XX, p. 120), et Kœlliker (Gcwe^ belehre, 4* édition, p. 609). Quant à moi, je l'ai bien vu chez d'autres mammifères, ntai5 non pas chez l'homme (Untersuchungen liber die Lymphdrûsen, p. 35). — (7) Voyei son travail dans les Archives deReichcrt et Du Bois-Reymond, 1861, p. 41. — (8) Rechercbes anatomiques et histologiques sur les poissons et les reptiles, 1 853, p. 53. — (9) Von IUssli.m;, dans Zeitschr. fiir wissensch. Zoologie, vol. V,p. 189.— BEicnERT,dans son Rap}iort annut^l de 1854, p. 53. — (10) C'est surtout à BrOcke que l'on doit la preuve de Tciisteni^^ de ce tissu dans les muqueuses de l'appareil digestif (Wiener Sitzungsberichte, vol. VI, y. 214). Voyez aussi KŒLUkSR, dans Zeitschrift fiir wissensch. Zoologie, vol. III, p. 1U(i.
— (11) MoLEscnoTT (Untersuchungen zur Nalurlehre des Menschen) prétendit quil eiistait là du tissu musculaire lisse. G^étail une erreur dont Ëbkrtii Gl plus tard justice (Zeitschrift fur wissensch. Zoologie, vol. XII, p. 447). Du reste, d'après Colberg (Obsorvation(*s de penitiore pulmonum structura et physiologica et pathologica. Ilalis, 1865), les canaliculcs respiratoires des nouveau-nés contiendraient des fibres-cellules musculaires. — (12) Handbuch der Analoniie, vol. II, l" partie, p. 218). — (13) Loc, cit ., p. 562. — (14) Voyez à cet égard la note 6. — (15) Moleschott et Piso-Borme (Beilrage lur Nalurlehre des Menschen, vol. IX, p. 1) indiquent des divisions i-amifiées des cellules musculaires dans l'utérus pendant la grossesse, ainsi que dans la prostate, l'estomac, l'iris Klebs en dit autant i\^ h vessie urinaire de la grenouille (Vinhow's Archiv, vol. XXXIl, p. 174). — (16) Voyez son article dans Reichert's et Du Bois-Reymond's Archiv, IStî^, p. 202. — (17) Nous renvoyons à la note 6 et au chapitre (jui traite de la Rate, dans h troisième partie de cet ouvrage. — (18) Voyez Wtirzburger Vcrhandlungen, vol. IX, p. 244 et 76; vol. X, p. 179.
TISSU musculaire:.
Fibres musciilaiies striées. — Le tissu musculaire strié (\) se rencontre dans tous les muscles du tronc, des membres et de l'oreille, dans les muscles extérieurs de l'œil (excepté toutefois ceux que nous avons menlionnés dans le paragraphe précédent) ; on le rencontre de plus dans un firand nombre de viscères, dans la langue, le pharynx, la partie supérieure Ôe rœi%ophagc, le larynx; dans les or- ^ti génitaux, l'extrémité du rectum; fnfin il se présente encore dans ledialiiiragme, et on le retrouve dans le cœur avec certaines modifications.
L'élément de ce tissu (fig. 265, i) se présente sous forme d'un filament alliingé, cylindrique, rarement aplati, qui ^'énéralement ne se ramifie pas et i)ui, chez l'homme, possède une épais- >our de (T.OIS et 0,0i8, et même de l'iOiS. On le désigne sous le nom de jibre musculaire ou faisceau primitif.
La fibre musculaire de l'bommc est plus épaisse que rélcment lisse et plus fortement teintée en jaune ; nous avons lu que le tissu musculaire lisse offrait (tïii de caractères marqués; la libre ^née au contraire présente, à de forts
pTDSSissemenls, une texture très-aCCen- kun strier iniL>wruk> mlicmcnl mir-
luré et caractéristique. 3"Mvo*ùi'^î.'Fi'iî"m^!i'!Bil^'r"ii^i
La6bre musculaire se compose d'une ciiir«ê en o, dîi rnn mit di^inctciném le aiieJoppe extérieure et d'une substance J^fW^^iî^du™"'' '*""" '"''' ^'" ""' intérieure contractile. On désigne la première sous le nom de sareolemme ou de cloison primitive; c'est une ntembrane homogène, transparente qui, grâce à sa grande élasticité, reste luujours étroitement appliquée sur la substance intérieure, malgré les nombreux changements de forme de cette dernière (Hg. 26S, 1 ). On parvient à démontrer l'existence du sareolemme, sans avoir recours aux pro- <^és chimiques; il n'y a pour cela qu'à déchirer la substance intérieure '-. (I) ; un excellent moyen aussi est de traiter par l'eau des fibres mus' < iilaires encore vivantes ; l'eau pénètre sous le sareolemme par endosmuse 'l y forme des vésicules (2). Les préparations dans l'alcool des muscles il'amphibirs nus donnent de bonnes figures dans lesquelles le sareolemme t>l souvent très-distant de la masse intérieure.
On trouve, appliquée contre la face interne du sareolemme, toute une "^rie de noyaux ronds ou ovalaiies (1, d) dont le diamètre varie de
g. !6.>. - I. Fibre inUKU
O^^Oll h 0,007. En examinant plus minutieusement les fibres mustnlaires d'amphibies nus, à l'aide de systèmes de lentilles donnant un Iri':^ fort grossissement, le noyau (c) apparaît comme une vésicule à |>aroi as.-ci épaisse, à double contour, contenant un ou deux nucléoles. Dans le li\>u frais, le noyau se trouve placé dans une lacune fusiforme, où il est étruitement serré. Les extrémités de cette lacune sont remplies par une ina>.-<; claire et homogène qui, par les réactif!, .<«' f coagule et devient granuleuse; cVst iiq [ reste du protoplasma primitif qui n'a [va été employé à la formation de la ma>-* ' musculaire. On a appelé le tout eorjiwtculc musculaire [Welcker, H. Scliultie {5)| <-t <'ii l'a considéré comme équivalant à une ollule.
La ligure 364 montre des stries lilifonm? partant de ces corpuscules (nous y reii-rdrons plus tard). Ces stries, ainsi que ii noyau, sont parsemées de graoulali"!!"
Ces noyaux ou corpuscules sont en nonbre assez considérable ; tantôt leur dis)"silion est tout à fait irrégulière, tanlùl til< alterne. Ce n'est que dans les fibres muM-ulaircs du cœur que, outre les noyaux |><-nphériques, on en trouve d'autres plai'?
dans l'axe même de la fibre. Chex le:i animaux inférieurs, cbez la grenouille f*^
Fig. let. - Fibre niiiHoiUire de u gra- exemple, Ics nuvaux sont Nitués dan- i ^„^ centre même de la lihre (i).
■.lODeobMureiiMiibHRouieiHiwDb, La subslanco renfermée daus le siri' -
lion^°*i.tl«"i'li'ilR'')'^*of'*r^""réô ''^™""' "" nlaSHB mUSCulairC (ti}ï. '2(<ô, I
ilinsriiioaii. présente, d'une manière plus uu ouui^
accentuée cl plus ou moins nclle, ui striation longitudinale {c) et transversale (b) qui traverse la ma^^e d u toute son épaisseur.
Sur des muscles frais, qui n'ont encore éprouvé aucune altératiun, l-'^ stries transversales forment, dans beaucoup de libres, un dessin ir élégant ; ces stries sont traversées par des lignes longitudinales tK>>-n<'. breuses, parallèles entre elles, ténues et cependant distincU.>s ; la di^Uru ' d'une ligne à l'autre varie entre 0™,00t et Ù,0U2. Souvent ces ligne» loit.. tudinalcs sont continues sur une grande distance ; mais plus souvent eni ><r elles sont interrompues par intervalles, el, après s'être muntréi'9 daii> ui-, certaine longueur de la masse musculaire, elles disparaisseni de nou\t-.»i A l'extrémité de la libre sectionnée, on aperi;oil souvent le fai^^v.!: qui se décompose en petites fibrilles (fig. 203, i, a).
TISSU HCSCUUIRE.
Mais c'est surioul après avoir été soumise à l'action de certains réacttts i\w la libre musculaire présente des figures remarquables ; en général ce mode de traitement a une grande influence sur ce tissu. Les fibres musculaires s<^ diviiient en filaments allongés, fins, de 0°^,0.01 à 0,0023 d'épaisseur ((ig. 265) quand on les fait marérer à froid ou bouillir dans l'eau, ou quand on les a soumises longtemps à l'action de l'alcool, du bichlonre de mercure, de l'acide chromique et surtout du liicbromate de potasse.
C'est en se basant sur ce qui précède que l'on a admis généralement que la libre musculaire était un assemblage de fibres élémentaires très-ténues que l'on appelle fibrilles musculaires; on a donné à leur enjCDible le nom de faisceau pritnitif.
Cette théorie a été défendue par une série d'obser- ' , tels que Sckwann , Valenlin, Kœltikery Letjiig, Weleker (5),
défendue par une série d'obser- ''ir.»5. — Fih™ muieu. nleurs distingués, tels que Sckwann , Valentin, pcodint TiRgi-aiiiû^
■■ ■ - - ■ "^ii;l„ r„,J;., ur.l.l-.- tK\ heur» i l'içlion iu bi.
Hmle, Gerlaeh kkann (6), etc.
Plie Bl diii»^ parl[e ment l'n llljrill».
RnnHgoES. — ()] Voyez : Allgemeinv Analomie de Huii-e, p. 5Tfl ; Boickar, dans Phil. Tnaoct., 1840, part. Il, p. 6!), et1S4'i, pari. I, p. 457; rotez éj^ale ment ses deui artitlr! : I tluscle ■ et • Muscular motion, • dans Cjclopiedia, vol. III, p. 50IJ cl 519, ainsi que l'ouTnge qu'il a publié avec Tood, vol. I, p. 130 ; Traité de Kielliier, ^' édition, f. IS5. — (S) Lei musdes cruraux de ^nouilles récemmenl tuée« contienitent parfait'-mcnt dans ce bul. — (3) Rdllett, dans SitzuugsberichteD der Wiener Akadeinie, loi. WIV, p. 291. — (4) Yoiez l'article que nous avons déji cité plusieurs fuis daiuRei- 4ert'»und Du Bai»-Rcymond's Arrhir. 1861. p. 1. Vojei aussi rcxcellenle description <<onnce par A. Jjhii WÈlkek (Henle's und Preufer's ZeitsctiriTl, 3. R., toI. \, p. 238). iW 11 curiosité du fait, nous dirons encore que P. i^EPHin a nié, en 1 81)0, la préeiisiMce de ces Doyaui (lOjez sa disserlatiou inaugurale : Die kernahniichen Gebilde de« IhisàflpriniitiTbûndels. Ërjangen; réimprimé dans le volume de Uenle's und IfeuTer'a ï'ivhrift que nous venons de ciler i l'instant, p. 204), — (5) Loc. cit. — (6) Jenaische i-ithrift, Tol. Il, p. 28.
Dans le muscle à l'état frais, les stries transversales se montrent sous Aff apparences très-différenles, qui sont difliciles à saisir, à cause de la petitesse de l'objet et des variations du foyer. Tantôt on rencontre Jt's lignes continues, fines, nettes, parallèles, qu'elles soient d'ailleurs droites ou ondulées; leur distance est toujours de O^iOOl à 0,00)5; tantôt ces lignes sont transversales, paraissent coupées de distance en distance, et manquent par intervalles ; dans ce cas la surface qui limite iDUlc la fibre est lisse. Dans d'autres fibres musculaires les lignes transversale» sont plus fortement accentuées et beaucoup plus larges, de sorte 'jue toute la fîlirc parait se composer de deux systèmes de zones tnins-
34Î TRAlTfi D'HISTOLOGIE ET irniSTÛCHlIHE.
versales dont les unes sont plus foncées et les autres plus claires. Eufin, mais ce cas est très-rare, les lignes transversales peuvent être à de (ilu* grandes distances les unes des autres; alors les bords de la libre soûl entaillés et celle-ci a l'air d'être sur le point de se dissocier et de tomber en morceaux. Ordinairement, quand la strialion transversale s'acceotue davantage, les stries longitudinales s'eiïacent de plus en plus.
lei encore le tissu, après avoir été traité par certains réactifs, préscnle des figures remarquables. Ainsi l'acide acétique fait disparaître les ligne* longitudinales, pour ne bis.-.T voir pendant quelque lemp^ que les stries transversales. Fji traitant la libre musculaire |iar l'acide ' cldoriiydrique \ii->étendu ou par du suc gastriqiir acide, elle se gonfle et coii>mence à se dissoudre; eiinit'ii"' tcm]>s il y a destruction complète de la slriation longitudinale, et la fibre se d€Com(*i'^' en disques Irès-mincos et s <•(• feuille souvent ainsi d'une manière Irès-cléganle (fig. ii'*'-.
4, 5). Lecarbimatc de pola^M' agit d'une manière analo^n»', mais sans produire de fjimlli'ment; i'aclion du chlonin" '!.■ calcium se rapproche eno-n' de la précédente; mais a*t't <•■ corps la fibre se rétracte et ^■ ride en même temps, et >.'"vent apparaissent dans son Intérieur des déchirures Iranversales. Les cas que n-' l'avons cités dans le paragraj'l < précédent paraissent proiit-t, de la manière la plus c>-rtani< , que la fibre musailairr se < <»'r-
posc de fibrilles; de même, il faudrait admettre, d'après les acliun.- i niique.-i que nous venons de mentionner, qu'elle est constituée |>ur disques ou des plaques superjiosées (1).
Un comprend que, par suite de la difficulté de la question, les hi logistes aient propusi' les lliéories les plus diverses, pour expliquer c singulière striatlon double que prî'sentent les fibres rouscuiairt>s. Si laisse de côté un grand nombre d'explications fausses, il n'en rt>> que deux qui puissent rendre compte de la texture en question, au ni-
dans SCS caraclères essentiels. Aussi ont-elles trouve toutes deux jusqu'à présent des défenseurs et des adversaires.
Nous avons déjà parlé dans le paragraphe précédent de la première hypothèse: d'après elle, les fibrilles sont les éléments préexistants essentiels qui composent la masse musculaire; elles se distinguent par leur structure articulée et variqueuse (fig. 266, 2). Les lignes transversales de toutes les fibrilles d'une même fibre musculaire reviennent à des intervalles réguliers et sont toutes placées à la même hauteur les unes à côté des autres; il en résulte que la fibre a Tair d'être striée transversalement (fig. 266, i). Il est aisé de voir qu'avec cette hypothèse il est facile d'interpréter les dispositions de la fibre, et de comprendre comment c'est tantôt ledessin transversal, tantôt le dessin longitudinal qui prédomine; il faut dire cependant qu'on n'explique pas avec la même facilité l'existence de disques transversaux avec absence de toute ligne longitudinale.
La seconde théorie a gagné dans ces derniers temps un grand nombre de défenseurs, et nous la croyons exacte pour peu qu'on y apporte quelques modifications; elle a été proposée par le célèbre histologiste anglais Èowmann (2). Depuis, Harting, Hœckel, Leydig, Keferstcin, Margô, W. Krauze (3), etc., l'ont adoptée, en y apportant des modifications plus ou moins profondes.
D'après cette théorie, la fibre musculaire consiste essentiellement en une agrégation de petits corpuscules^ ou sarcous éléments qui, rattachés et reliés entre eux transversalement, présentent par leur ensemble l'image d un disque ou d'une plaque mince (Disque de Bowmann^ fig. 266, 5,4, 5); quand, au contraire, ils sont superposés dans le sens de la longueur, ils offrent l'aspect de la fibrille (fig. 266, i, 2). 11 ne faut pas croire cependant qu'un pareil assemblage préexiste et que ces deux formes, disque ou fibrille, en soient l'expres-sion optique; au contraire, ces assemblages n existent nullement dans la fibre musculaire fraîche et vivante; mais ces formes indiquent seulement une tendance des éléments musculaires à se dissocier suivant Tune des deux directions (4). Il faut reconnaître cependant que la fibre musculaire a une tendance plus forte à se dissocier dans le sens de longueur et à se décomposer en fibrilles; car la décomposition en disques est un phénomène beaucoup plus rare que celui de la division en fibrilles.
La théorie des sarcous éléments reliés entre eux suivant leur longueur et suivant leur largeur, conduit nécessairement à l'existence d'une substance unissante. Rappelons-nous les effets complètement opposés des deux séries de réactifs mentionnés plus haut : l'acide chlorhydrique très-étendu, par exemple, décompose la fibre musculaire en disques, tandis que l'alcool ou le bichromate de potasse la divise en fibrilles ; nous serons alors forcés d*admettre deux substances unissantes différentes, l'une pour la réunion longitudinale des éléments en fibrilles, l'autre pour la réunion transversale en disques. Mais cette dernière est en quantité beaucoup nïoindre que la première qui se distingue, en outre, par ce qu'elle a la
propriété très- marquée de se contracter et de se gonfler; d'on il résulte que les zones transversales obscures sont tantôt très-rapprocliécs, tantôt beaucoup plus éloignées les unes des autres.
Il est très-important de savoir quels sont les rapports qui existent entre les sarcous éléments et les lignes transversales de la fibrille.
En étudiant les muscles de l'homme et du cochon, on remarque souvent un phénomène qui se présente régulièrement, si Ton traite d*abord le muscle par Tacide acétique faible ; on aperçoit alors des zones plus obscures, transversales, réfractant plus fortement la lumière et alternant avec d^autres zones plus claires, qui offrent une réfraction moindre. Ces dernières sont les couches de la substance unissante gonflée et de\t'nue transparente, tandis que les zones sombres représentent les sarcous éléments réunis en forme de disques par la substance unissante longitudinale (5). En faisant une étude approfondie des effets produits par Teau acidulée d'acide chlorhydrique, on remarque que les zones transversales claires deviennent d'abord plus distinctes, parce que la substance conjonctive transversale, avant de se dissoudre, se gonfle très-rapidement : on voit comment la fibre musculaire se partage ensuite en disques dont chacun se compose d^une plaque plus claire et d'une autre plus obscure, à Tinstar d'un élément voltaïque constitué par une plaque de zinc et une plaque de cuivre [fig. 166, 5, c, d (6)]; comment la couche claire se dissout de plus en plus, tandis que la couche obscure qui subsiste, présente quelquefois des sarcous elcmenl< d'un disque en voie de se séparer les un< des autres (7).
Les grossissements énormes et perfectionnés que Ton obtient avec les nouveau\ microscopes permettent aujourd'hui de voir facilement les sarcous éléments et la structure intime d'un grand noinbro de muscles (fig. 267). Le protée (8) et le siredon nous fournissent des sujets trê>favorables pour cet examen, à cause dr du prohc I, lauiro du cochon 2; gros- \^ i^randeur de Icurs éléments muscn-
«is«>cmenl de lOUOdiani^ln^l la première a i • /^ i .
«^U' pn'parte avec l'alccK)!, la s»of onde avec iairCS. Lepenuant OU pCUt aUSSl reci»n-
raeide ac^iiciue dilué à 0.01 «/o). naître la même disposition chez d'autre^
a, élément» inuiiculairpH ; ^, 6ub»tance con- • 11.1 . *ii
jonclive louuiludinale; a\ sarcouH ele- aUimaUX, par CXCgipIC chCZ la grenOUlllo,
meni> éloigné» U's un» de<« autre», laissant j^g mammifères et l'iiomme donl les sar-
voir la HuliHtance conjonctive transversale; , , .•» ^
r, noyau. COUS éléments sont plus petits. Ces sar-
cous éléments se présentent alors sou*»
forme de corpuscules (9) cylindriques ou de prismes hexagonaux,- plu* longs que larges. Chez le protée (!') leur longueur est de 0*,00I5, chr# la grenouille («g. 268} de 0,00H, chez le cochon (fig. 267, S») et v\ui l'homme de 0,0011 à 0,0012. Par leur juxtaposition ils forment tout«-^ les zones transversales obscures, et, comme la substance (*onjt>nctiYr
FifT. 2C7. — Di'ux lilireâ musculaires, Tune
transversale est Irès-peii abondante, ils se touchent presque par la totalité (le leurs surfaces latérales (fig. 266, 2, a; fig. 267, a). On observe quelquefois des séries transversales, dans lesquelles les sarcous éléments sont un peu plus éloignés les uns des autres (fig. 267, 1 en bas, 2^ a*) ; ces li^ires rendent bien compte du rapport des éléments les uns avec les autres.
On ne sait pas si les muscles lisses possèdent également des sarcous éléments (10).
Brûeke (1 1 ) a fait dans ces derniers temps une observation d'un grand intérêt. Les sarcous éléments de Bowman possèdent une double réfraction et un seul axe positif; la couche de substance conjonctive longitudinale qui les sépare offre une réfraction simple. Les premiers sont anisotropes, la seconde est isotrope. Cependant Rouget et Valentin (12) ont contesté ultérieurement Texactitude de l'observation de Briïckc:
RnARQDEs. — (i) Ce qui doit faire réfléchir encore, c'est le peu de tendance que montrent les fibrilles à se séparer les unes des autres, lorsqu'on ne fait pas intervenir les réactifs chimitpies. — (2) Loc. cit. — (3) Déjà, en Tannée 1854, Harting avait prouvé qu*il y a^it entre les sarcous éléments une substance conjonctive dont Texistence pouvait être démontrée chimiquement ; Baiel montra ensuite (M(illcr*s Archiv, 1857, p. 491) que les substances qui cimentent les sarcous éléments, transversalement et longitudinalement, ^oQt de nature différente; cette doctrine a été confirmée plus tard par leurs réactions chimiques différentes (1859). Voyez à ce sujet le travail de G. Reiser, Die Einwirkung ^erschiedener Reagentien auf den quergestreiften Muskelfaden. De l'action des réactifs m les filnrilles musculaires striées. Zurich, 1860. Les auteurs qui se sont déclarés pour la théorie de Bowhan , ou au moins contre la préexistence des fibrilles , sont : Letdig Ubrbuch des Histologie, p. 44; W. Kefersteir (Reichert*s und Du Bois-Revmond's AnhiT, 1859, p. 548); H. More (De fibra musculari. Berolini, 1859. Diss.), et Marco (Wiener Sitzungsberichle, vol. XXXVI, p. 219). W. Krausb (Henle's und Pfeufer's Zeitichrifl, 3. R., vol. XX, p. 1) s*exprime de la manière suivante sur la structure de la fibre Diuscubiire : « L'espace intérieur enveloppé par le sarcolemme est rempli par trois substances, dont deux sont, l'une isotrope, Tautre anisotrope (voyez plus bas, BrDckb). • Cêsten se superposant par couches alternatives qu'elles forment les fibrilles, dont les stries transversales sont dues au pouvoir réfringent plus grand de la substance anisotrope. Cette irnîére, dont les éléments constituent ce que Bowmarr a appelé sarcous éléments, est ffraie; tandis que la première est gélatineuse. Ces fibrilles sont réunies entre elles, par i'ws faces latérales, à Taide d'une troisième masse qui est liquide. Quand cette masse remplit entièrement les intervalles très-petits qui existent entre les sarcous éléments, on aperçoit une ligne transversale continue dans la fibre musculaire. — Kemax (Wiener ^itzun^sberichte, vol. XXIV, p. 415) admet également que les fibrilles n'existent pas pendant la vie: mais, pour lui, les lignes transversales sont l'expression optique d'un léger plissement de la ( ouche corticale ; c'est seulement h l'intérieur de celle-ci que serait placée b ma»8e contractile. L'opinion de Kornb n a pas trouvé crédit, jusqu'à présent ; il prétend que, vu sa grande mobilité, la masse intérieure de la fibre musculaire doit être liquide fondant la vie (Virchow's Archiv, vol. XXYI, p. 222). — (4) « La fibre musculaire n'est *iuoc pas plus un faisceau de fibrilles qu'une colonne construite avec des plaques superpo- ^'■^«. Si la fibre se dissociait totalement dans ses deux sens, les sarcous éléments se trouveraient tous dissociés. — Lorsqu'on sépare une fibrille de sa fibre musculaire, on enlève j chaque disque un sarcous élément, et réciproquement. » (Bowmann.) — (5) Voyez RoltETT, toc. cit. — (6) DoBiB fit, il y a longtemps déjà, une distinction de ce genre (Annal, «f nat. hist. Fcb., 1848 [dans Jahrbericht de Henle, 1848, p. 38]); outre les sarcous elenKnts plus foncés de Bowmann, il admit un système de corpuscules plus clairs, remplissant
TRAITÉ D-HISTOLOGIE ET D'HISTOCHlNfE.
les intervalles compris entre les premiers. D'après Haktv^ (Bt'alc's Aicli., 1862, Apnl.. p. 237), les filires musculaires It'iiiiuos prési'nleiit encoin au milieu de leur loue iljir' uneslric ti-jnsïiTSiile plus sombre. A h ici clKœiLIKEn avaicnl àéji antéiieureinenl ininjicvUe iii^me slrie, el moi-même je l'ai oliservée plusieurs fois. — (7) Pour refTel ctvi.^ uir le muscle par le chlorure de polassium el l'acide nitrique, vojei Bcdgk, ArchiT lu phyi. Ileilkunde, N. F., vol. 11. p. 71. — (B, Vovci Kefeutein. Loe. cil. — {'h 1^ inrcous cléments peuvent sci|uérir des dimensions considérables cliei rérrcvi!:sc HutîjI.i- . IIccKEL {loc. cit.) leur trouva une longueur variant entre 0*'.002 cl 0.009, el, apri-* W avoir Tait gonller, il put les isoler; ils alteignaienl alors une longueur de 0',012 et prji<saii>nl ctre des prismes i sli pans. — Les observations d'Axci prêsenlent encore un in*'^' intérêt (Virchow's Archiv, vol. XVI. p, 414). Chei la moucbc domestique, les sarrou» rl'menls sont séparés les uns des autres par une substance conjonctive abondante r^.:!' claire); ils prennent, par la contraction, une position inclinée trùs-uiarquéc (je puis afliiii.'-. la chose moi-même). li'aprËs Scni^»:*, onapcrccirait encore dans ces sarcous elen>iiit< ur, point obscur. — (10) ScHanii dit avoir observe i-es éléments cheidesanimaui inverlibr^ — (H) Wiener Academieschriflen. vol. XV, p. 69. — (1ï) Journal de b phtsiiih.'. tome \V, p. 247, et ouvrage de Valentin, p. S7T. D'après ces observateurs, les dëut <i'~ staiiies de la libre musculaire offrent une double réfraction, et les images que l'on «'■■■.' '<i 1 l'aide du micruscopo de polaris.ition doivent être rapportées auiondulalions delà surli" '.
La libre musculaire rciircrmc ni outre des molécules étrangères furiiK <'> en [)artie de graisfli! (ce sonl les granulations interstitielles do KalliLei . Il y a déjà Irès-longtemps que Henif < t ■ les oliscna le premier.
On ne les distingue pas toujours dan> l'"> muscles dc> l'iiommc. Lorsqu'on Ifs rencontre, c'est sous forme de scrÎM lorijin;dinalcs plus ou moins nombreuses <\'i' traversent la Obre musculaire.
Elles se montrent plus nettement d.iLiles muscles de la grenouille (fig. 2tiS. </. où elles sont souvent tnVnonibreuw- d où elles résistent coniplétcnieni à l'arti:! Uissoivantc de l'eau acidulée il'acidi- liil' :■ hydrique. Un les voit partir par st-ricr il" |»ôles des noyaux. Il faut croire qu'il rii-i' là un système de lacunes canaliculaire« -{ui lofieut les noyaux, les granulations cl I.niolôt-ules adipeuses {Rvellikei), tandis <|ii'' dans les conditions ordinaires ce !-;ïI-i;i n'est rempli que par le proloplasnia <!' ni nous avens déjà j)arlc. Lorsqu'on traite b-* libres musculaires par de l'eau cliai.< d'acide cblorhydrique (lïg. 2(J9), la nu"'' miistniUirc jwnt se coaguler, et dan.- - 'i ■nlérieur on remarque alors un système de lilamcnts excessivement ; > * Vairti noie pUc^ i U io d« ta dcKiiiilian det nusclw.
TISSU HUSCULAIRB. S47
(Je 0",0006 d'épaisseur) en partie chargés de molécules adipeuses, tant à l'intérieur cju'à la surface du faisceau. Leijdig, Bœtlcher et 0. Weber ont pris ces élénienls pour les noyaux musculaires, et ont considéré cet tnsemhle comme un réseau formé par des cellules étoilées de tissu conjonetif (2).
Fibn musCTbi« de U cuUs* de la
ïerule d'uD <tei>>«u >»« n>lti
Itcuiu: plui Bi-ande; i, tmAioia
rtslrémiié coupw on toit de* Gh-
n>»e.u, cipilLires pl.c^« diu»
■atplf tcè^-oi » qui roni MiUie ci
mince cgiidie de li»ii conjonrlir
MUrouTo enlro les fibre*; e, ooj
Quand on examine des sections transversales de fibres musculaires qui ont été d'abord desséchées puis ramollies après la section (fi;;.270,a), tes nugées formées par les molécules graisseuses sont représentées par des jioînts sombres en nombre assez considérable, dans le cas où les gramilations sont restées comprises dans cette section transversale; si, au l'onlraire, elles sont sorties de leurs lacunes, on aperçoit de petits trous arrondis. On voit en outre, plus ou moins distinctement, la masse des sarcous cléments sous forme de points excessivement petits et plus pâlesqucles granulations graisseuses (3). En employant par exempte les muscles ilel ecrevisse fluviatile, on obtient d'excellentes figures, dans lesquelles on distingue des sarcuus éléments polyédriques. Mais les dessins qu'ils forment sont beaucoup trop délicats pour qu'une j^ravure sur bois [misne les rendre, aussi les avons-nous laissés complètement de côté dans noire figure.
RuikitqiiH. ~ (I) Voyez son An>tomie générale, p. 580, et K<ellieer, daon Zcilschriit fur «issensch. Zoologie, vol. VIII, III' parliu. — (3) Dans Mlillers Arcliiv, 185(i; Levdig jdiail le premier dans les iniiscles l'eiislence de corpusculL's de lissu conjonctif et de leurs unalicules; celle intcrprùlalion Tut comiKilluc par Kielliker (Zeilsi^hriFlfurwisseiiscli. Zoologie, Tol. VIII, p. 318), el Hbhie (dans Jahrest)ericlile fUr 1857, qu'il pulilia nvcc Meis»m, p. 5%). — KoLunr (dans Holescboll'a Uoteranchungen, to). III, p. 345) considère lu Sbre nmtculaire comme tratteraée par un sjtlèrae de lacunes; «i alors une de ces lacunes
548 TRAITE D UlSTOLUGIt KT D'HISTOCHUHK.
renrcmu- un noT:iu. sa setiioD transversale peut induire en erreur et prêsrnlM- r»fVh-! d'une «elluk cb>il<-e. BcirrCHM (Virchow's Arcliiv, vol. XIII, p. 237) et 0. Wuia li . Tol. XV, p. 4li5) inlerpri'teni fomme LsYDrc le réseau de rorpuscules de tissu ainjcnv i.< (Boticlier prétend l'avoir imbibé de camiin); ils l'utilisaient pour tes cas p>lholnpi|iiP' H»is Wp.i.ciitin combat avec raison cette opinion (dans Hcnle's und PTeurer's Zeitvinii, >. F-.ïol. VIII, p. 226, et3. R.. vol. X, p. 241), pour laquelle répondant s'est pron-mr, plus lard Suekuw (Virchon's Arrhiv. vol. XIX. p. 21â). Voyei rmore Deitiw (dini h,icherl'sund Ilu Bois-Rctmond's Arrliiv. 18G1, p. 593). — Quelque opinion que l'oniil oir la tbéorie de LErnio, il est évident que cet auteur a omis les sei'lioni trantveruln in Tibiiltes musculaires, c'csl-i-dire les sarcous éléments ; sa %ure le prouve suffisartuiu-nt [lOf. cit., tab. V, %. 3 B). Nous admettons facilement que les fibres musruLir» puissent se diviser en filaments cvlindriques plus fins. Mais alors ii Taut juger kur ><r\'.is transversale d'après les obsertalions que nous arons faites h propos des tendoos ij \Ji Les lacunes dentelées de la filiro musculaire sont remplies de proloplasma ou de subaiin>' ennjontliie transversale. — (3) Wclckeb en comptait en moyenne 250 pr O.OOîï 'kmillimËlrct caiTcs.
Les fibres musculaires ramifiées ou anaslomoHccs m forme de rwi'cn constituent une modification particulière du tissu musculaire sirié lit. On les observe fréquemment chez les animaux inférieurs : on sait aujourd'hui que chez le cochon et chez l'honiini'. on ne les rencontre que dans quelques r*^ gions peu nombreuses.
Depuis longtemps on avait observé dan* li langue de la grenouille des fibres musculaire^ qui se ramifiaient plusieurs fois soui* Jiangles aigus. Bieziadechj, Henig et Rif<}imann (2) les trouvèrent plus tard dans !•■ même organe chez l'homme ; maïs déjà aiaiit eus on les avait observées chez quelqu.mammifères. Les lèvres et les museaux 'I'' plusieurs de ces animaux contiennent é-Mlimeut des variétés analogues de tissu mUMiilaire.
D'un autre cAté, on voit très-sou\onl, dans le muscle rardiaque de Phomme et des vertébrés, des fibres qui se ramifiml ri s'anastomosent de manière à former un nritablc réseau musculaire.