‹ Traité d'histologie et d'histochemieChapitre 39 sur 56 · Tlftsii glaiidaUiIre · texte numérisé non relu

Tlftsii glaiidaUiIre

Jusque dans ces derniers temps il fut très-difficile de déterminer le sens exact du mot glande (1). C'est donc avec raison qu'un spirituel anatomiste put dire il y a plus de vingt ans : qu'il est facile, à une science encore dans son enfance, de créer, à la légère, une classe d'organes désignés sous le nom de glandes, mais qu'il est bien plus difficile à cette science, une lois développée et mûrie, de fonder, et de justifier sa classification.

.4u début des études auatomiques on donnait le nom de glande à tout organe dont la forme était arrondie, et dont le tissu était mou et Yasculsdre; plus tard, au contraire, ce fut la fonction physiologique qui devint le caractère essentiel du tissu glandulaire ; on avait remarqué que les glandes empruntent au sang des matériaux qu'elles n'emploient pas à ledr propres

nutrition, mais qui deviennent utiles au corps tout cnti^ ; soit qu'il >« débarrasse par cette voie de siibstances décomposées, ou qu'il en élal>0[T d'autres, nécessaires aux besoins de la vie. La glande devint alors un organe de sécrétion, et on attacha une grande importance au canal e^tcré leur. Plus tard, des études d'aaatomie comparée prouvèrent riinportapc« relativement faible du canal excréteur, et on donna également le nom <lf glandes à des organes clos, dont les si^crétions ne s'écoulent jamais m dehors.

Dans ces derniers temps, l'analyse microscopique nous a foumi des caractères qui permettent de distinguer les glandes d'une manière certainr : cependant, il est beaucoup de détails de texture qui nous échappent encore.

I.'étude du développement nous a également fourni, dans ce cas, le« caractères les plus importants. Les parties essentielles, au point de tik physiologique, de toutes les glandes vraies, se développent aus déprn> des cellules sécrétantes des Feuillets corné et muqucus du bla^t''dermc (2).

Enlin, en approrondissant l'étude du système lymphatique, on a reconnu qu'une série d'organes développés aux dépens du feuillet moy>'n du blastoderme, et considérés autrefois comme des glandes, devaient oUtrangés parmi les organes lymphoïdes.

Examinons, à présent, les caracLères histologiques des glandes. ('>» organes (fig. 304 et 305) sont constitués par deux espèces d'élémenl-^

Fig. 304.

Fin. SfS. - PMiU ;liade n , it 1> muqucuH <r>opla|ii<iH><

.laiidF> du gros iiil.'>lin rhei le Ui>in luW, Qulrt lulro cu1vde4iiu*idvs

bpiu.

a, condoU cicrélcur; *. lokaW dulilro; r, (ittu conjoDciirpti

i* une membrane transparente, mince, sans structure, désignée mhi^ !• nom de membrane propre ou de membrane glandulaire ; de celle nien.brane dépendent la forme et les subdivisions des glandes ; 2* une <4ilstnncc inlérieure, enveloppée par la membrane propre, et ronslitoiV )^l' des cellules glandulaires (Hg. 004, 306 et 507). Il ctisie un Iroifiit- ■ élément indispensable, c'est le réseau vasculaire qui tapisse la f«v r\U--

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Heure de la membrane propre ffig. 508). La glande puise dans ses vaisseaux les substances nécessaires à sa nutrition propre et à la sécrétion.

Fit. 307.

Lobale hipitique d'un ealtat it 10 an

Deux de CCS trois éléments sont constants, ce {Sont les vaisseaux sanj!uins et les cellules ; la membrane propre manque du reste bien rarement.

Signalons enfin les nerfs qui vont se ramifier dans la glande, les vais- Haui lymphatiques, l'enveloppe extérieure formée de tissu conjonclif, et même quelquefois de tissu musculaire ; puis l'existence fréquente d'un l'onduil excréteur spécial, souvent très-compliqué.

RumWES. — (1) 11 serait bonde consulter, !ice sujet, non-teulement les.OUTngeiré- <mL<. mais encore le IrtiTail itc IIulg, dans: Allgerneine Ànalomic, Anatoniie génértUe, f. hXS; pour la (laiiie lechni[|ue, ?oy, Fhet, Das HJkrMkap, le Microscope, 3* édilioD, p. 1)1. — (3) Voy. l'ouvrage cennu de RENjtK. Une découTcrie Iràs-importanto a été tile loul récemment par His ; il a trouvé ijuc les cellules qui Torment les corps de Woliï H l>i< <!Undp$ qui en naîsseni, c'est-à-dire les maires et les testicules, se déTeloppeot 'fileuieot auK dépens du feuillet c«rnci tandis que, aupiravint, on avait été obligé, dV I^S lv> d'innées de Kekak, di: leur nlIribuiT une autre orij;ine et d'admettre qu'elles preiiju'nt naissance dans le Teuillet moyen du blastoderme, Vojci l'arlivle de llis, dans Anhji fur roiknMk. .^nat., Archives ianalomie microscopique, vol. 1, p. 157.

La membrane jiropre ou membrane glandulaire apparaît soua forme d'une couche transparente, sans structure ; elle est quelquefois tellement œinre qu'on ne peut en mesurer l'épaisseur, d'autres fois, elle atteint (^",0011, rarement O^iOOSS d'épaisseur; souvent elle est enveloppée et irriforcée par une Couche entérieurc de tissu conjonctif; la paroi ainsi lu-mec a de O'^UOi à 0°',U046 et O'.OOO d'épaisseur. Dans quelques cas ■SSCI rares, on observe entre ces deux membranes une couche de musclefl

lisses, comme par exemple dans les glandes sudoripares très-voIumineuscs de Faisselle. Quelquefois, comme dans les follicules sébacés, la membrane propre est remplacée par du tissu conjonctif non développé.

Du reste, la membrane propre possède une solidité et une élasticité considérable ; elle résiste trè^longtemps à Faction des acides faibles et des dissolutions alcalines étendues ; aussi se sert-on des alcalis pour démontrer l'existence de cette membrane. Sa composition chimique n'est pas encore bien connue. Il est probable qu'elle est généralement formée de tissu élastique ou d'une substance analogue.

Sous le rapport anatomique, la membrane propre sert à déterminer la forme de l'organe, comme nous l'avons déjà dit; au point de Tue physiologique, elle préside à la filtration et à la transsudation du plasma sanguin. Les histologistes avaient pensé que cette membrane était excrétée par les cellules glandulaires et qu'elle durcissait ensuite ; formée dans les premières périodes de la vie, elle survivrait néanmoins à plusieurs générations de cellules glandulaires. Depuis, on a émis une autre hypothèse qui parait mieux fondée ; la membrane propre serait une simple couche modifiée, plus ou moins indépendante du tissu conjonctif adjacent, et ferait partie des tissus développés aux dépens du feuillet moyen du blastoderme. Cette hypothèse explique l'existence et l'absence alternative de la . membrane propre. De plus, les cellules glandulaires semblent présenter un caractère qui les distingue des autres éléments cellulaires de l'organisme, c'est qu'elles ne sécrètent jamais de produit organisé par leur face extérieure.

La membrane propre, ou couche limitante du tissu conjonctif, se présente, comme nous l'avons dit, sous des aspects forts variés. On peut, en général, distinguer trois variétés de membrane propre, auxquelles corresr pondent trois formes de glandes; mais cette division n'a rien de fixe, car on observe des formes intermédiaires, et les glandes peuvent constituer des appareils tantôt simples, tantôt compliqués.

l"" Dans la première variété (fig. 508), la membrane propre forme un canal étroit, de longueur inégale, presque toujours fermé à l'une de ces extrémités et ouvert à l'autre. Cette extrémité peut être libre et terminer immédiatement la glande, ou bien s'unir à d'autres éléments semblable!>, de manière à former un appareil compliqué. La membrane propre forme dans ce cas un cul-de-sac glandulaire. La glande porte le nom de follicule. On distingue les glandes folliculaires simples, ou tout l'organe st' compose d'un seul cul-de-sac microscopique, et les glandes folliculaire:^ composées, dans lesquelles quelques culs-de-sac, ou un grand nombre d'entre eux, se réunissent pour former une nouvelle unité anatomique . dans ce cas, les conduits glandulaires se divisent en rameaux, qui même se réunissent quelquefois entre eux, de manière à constituer un véritable réseau. Quand les culs-de-sac glandulaires ont une longueur considérable, comme cela a lieu pour deux glandes composées du corps de l'homme, le rein et le testicule, on peut les considérer comme une variété

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spéciale, et les désirer squa le nom de canaux glandulaires (lig. 31 { , a.e.).

Il est cnrm d'autres follicules dont rextrémitê su)>érieure non divisée el terminée en cul-de-sac s'enroule en formant un véritable glomériilc (Rg. 509). On a désigné ces glandes soud le nom de follicules glomérutés jMeissDer (1)].

2* Dans un second groupede glandes, la membrane propre se présente !«us forme d'une petite vésicule glandulaire ouverte, c'est-à-dire d'un nil-de-sac plus court et plus large, et do dimension microscopique

<lif!. 510). Ces culs-de-sac présentent souvent la forme d'une bouteille h 3 col court et à ventre très-large ; d'autres fois ils ressemblent à une biic arrondie ou à un petit ciecum.

Ce qui caractérise surtout ces glandes, c'est la réunion des vésicules par groupes. Ces groupes, souvent peu considérables, peuvent constituer à eux seuls une petite glande microscopique, ou bien se réunir à d'autres masses semblables pour former un tout organique [fig. 505 et 312). On désire ces groupes de vésicules sous le nom de lobules ou d'acinus (2). \fs culs-de-sac glandulaires constituent, de cette manière, toute une série <leglandes,dîtesengrappe, dont les formeset les dimensions sont Irès-va-

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