CŒUR
Dans la deuxième partie de cet ouvrage nous avons déjà parlé des vaisseaux sanguins et lymphatiques (§ 201-211) ; il ne nous reste donc qu'à compléter la description de l'appareil circulatoire ; pour cela, nous aurons encore à parler du cœuVy des glandes et organes lymphatiques , de la rate et des autres glandes vasculaires sanguines.
Le Cflsur (1) est l'organe musculaire central de la circulation; il se compose : l"" du péricarde ou sac séreux qui l'enveloppe, et que nous avons déjà mentionné; 2** d'une masse musculaire ; 3^ de l'endocarde. Ce dernier représente une modification de la tunique interne des gros vaisseaux (g 204), tandis que la masse charnue du cœur correspond aux couches musculaires de la paroi des vaisseaux ( § 204) ; mais plusieurs modifications se présentent ici.
Le péricarde correspond, par sa texture, aux véritables sacs séreux ; il se compose d'un feuillet pariétal épais et d'un feuillet viscéral mince. Ce dernier se trouve relié à la masse charnue de l'organe par du tissu conjonctif sous-séreux; il présente des amas de cellules adipeuses qui sont placés principalement dans les sillons du cœur, mais qui se trouvent aussi répandus quelquefois sur presque toute la surface extérieure de l'organe. Los vaisseaux du péricarde ne présentent rien de particulier ; les nerfs du feuillet pariétal proviennent, d'après les recherches de Luschka, du nerf pneumogastrique droit (récurrent) et du nerf phrénique (2). Nous avons déjà parlé de l'épithélium et de la substance liquide contenue dans le ^ricarde(g87et8137).
TRAITÉ D'HISTOLOGIE ET D-ffiSTOCHMIE.
Nous avons examiné également, à propos du tissu musculaire, la âtnii'turo des libres musculaires du cœur. Ces fibres, qui s'anastomosent |iiiut former des réseaux, sont reliées entre vllt-: d'une façon toute spéciale ; on effet, à l'exo-iition des trabccules charnues des muscles ]ie«tinés et papillaires, elles ne sont point T'Iinies en faisceaux, comme cela a lieu pour tos autres muscles striés. Les différentes ma>!<^ de fibres musculaires sont étroitement serrées les unes contre les autres et reliées eiilrv elles par un tissu conjonctif peu abondant. On sait que la masse musculaire pnVciilf une épaisseur trcs-inégnie dans les différcnb compartiments du cfeur; elle est sutinul puissante dans le ventricule gauche, nulelle est mince dans les deux oreillettes, principalement dans la gauche. Les plans muxulaircs du cœur ont, du reste, un trajet tir>compliqué, et nous sommes obliges de noii> restreindre ici à l'examen dos points li-> plus importants.
Fig.ses. Les fibres du cœur n'ont pas la même «li-
ii«tu fibres muvuiairçs du «rur de rcction dans Ics orciUettcs et dans les vninomitlCicn tormc'ie^ieiù"!'' triculcs : on peut Ics diviscr en fibres longitudinales et circulaires; mais cette distim^ tion n'est complètement exacte que pour les oreillettes, et non pour l<-^ ventricules. 11 existe encore une autre disposition particulière : une |tarti'' de la masse musculaire est commune aux deux oreillettes; il y a de miii>f des fibres communes aux deux ventricules; mais, en outre, chacune d>? quatre parties possède ses fibres musculaires propres.
Les deux anneaux fibreux qui entourent les orifices veineux des ventricules, c'est-à-dire les anneaux fibro-cartilagineux , sont considrri-^ comme le point de départ des libres musculaires du cœur. Ces fibn>spar1i-til de ces anneaux, et y reviennent, après avoir formé autour d'une des cavili^ du cœur une anse qui l'entoure. Vu cette disposition, les oreillettes et hventricules sont obligés, au moment de la contraction, de se rétrécir cl de se replier du côté des anneaux qui forment In base des ventricules.
Dans les oreillettes, on trouve d'abord une couche intérieure formée df faisceaux longitudinaux ; ils partent de l'orifice veineux, et se remiuViil en forme d'anso, pour constituer une espèce de voûte au-dessus de crt «ulice. Ils prennent un développement particulier dans l'oreillette droili* •'( donnent naissance aux muscles pectines. Cette première enveloppe t^t mtourée d'une couche annulaire d'une épaisseur plus grande, distincte pixir es deux oreillettes et spéciale à chacune d'elles; plus extérieurement, Hlr leur est commune; cette seconde partie de la couche annulaire est sort'ui
développée à la face antérieure du cœur. Enfin les orifices des veines sont enveloppés par des faisceaux annulaires qui se prolongent à une certaine distance sur la paroi de ces vaisseaux.
Dans les ventricules, la disposition des muscles est encore plus compliquée. Remarquons d'abord que le ventricule gauche possède une masse charnue spéciale. Le ventricule droit a également ses fibres propres, mais elles se prolongent sur le ventricule gauche, et ce prolongement sert à renrorcer la masse musculaire de ce dernier; enfin il existe des faisceaux musculaires qui partent du ventricule gauche et y reviennent, après avoir formé une anse qui enveloppe le ventricule droit.
On voit en effet un certain nombre de faisceaux musculaires longitudinaux partir de Tanneau fibreux gauche et de Taorte (et cela sur toute la circonférence du ventricule), descendre dans la partie extérieure de Tune des parois, puis se recourber au niveau de la pointe du cœur et cheminer ensuite à la face interne de la paroi opposée, pour rejoindre de nouveau Tanneaufibro-cartilagineux; les anses, à direction oblique, s'entre-croisent et se contournent en tourbillon à la pointe du cœur.
Dans le ventricule droit, nous voyons également des fibres partir de l'anneau fibro-cartilagineux. Une partie de ces fibres cheminent d'une manière analogue jusqu'à la pointe du ventricule droit ; mais, à partir de ce point, leur parcours est différent ; elles ne se prolongent pas dans la paroi opposée du ventricule droit, mais se réfléchissent dans la paroi correspondante du ventricule gauche, dans laquelle elles restent jusqu'à leur arrivée à l'anneau fibreux gauche, où elles se terminent.
A ce premier ordre de fibres, disposées d'une manière toute spéciale, mais dont la direction est généralement longitudinale, viennent s'en ajouter d*autres ; ces nouvelles fibres sont circulaires ; elles prennent naissance au niveau de l'anneau fibro-cartilagineux gauche et forment, autour de la paroi ventriculaire gauche, des tours en forme de huit de chiffre. D'autres faisceaux charnus, partis du même anneau, forment des anses simples qui enveloppent le ventricule droit. Les différentes masses musculaires sont placées au milieu des fibres longitudinales. Des fibres analogues partent également, mais en nombre bien moindre, de l'anneau fibro-cartilagineux droit; elles forment une anse simple autour du ventricule gauche. Enfin, il existe encore des fibres circulaires qui partent de l'anneau fibreux gauche cl y reviennent après avoir contourné le cône artériel.
Les muscles papillaires sont formés par des fibres longitudinales et par des fibres transversales (3).
Remarques. —(1) Voy. Touvragc de Kœlliker, vol. lï, II* partie, p. 482; Gerlach, p. 194, et Tarlide de Reid : « Heart, » dans Cyclop., vol. II, p. 577. — (2) Struktur der stTosen Haute, Structure des membranes séreuses, p. 75. — (3) Pour celte description nous avons suivi exactement Touvrage de Meyer (voy. son Lehrbuch der Anatomie, Traite' ^anatamie, 2* édil., Il* partie, p. 499). Nous citerons encore pour ce sujet : Lddwig, dans Henlc*8 und Pfeufer's Zeitschritt, vol. VII, p. 191, et Dondbrs, dans sa Physiologie, vol. I, p. 14, ainsi que l'article de Sbarlb : On the arrangement of the fibres of tbe heart.
Dispontion des fibres musculaires du cœur, dans Cyclop., toI. Il, p. 619; ^nun. dans Rcicherfs und Du Bois-Reymond*8 Ârchiv, 1865, p. 261.
Endocarde, vaisseaux et nerfs du cœur. — L'endocarde (1) recouvir toute la face interne des cavités cardiaques et en tapisse toutes les inhAlitcs ; son épaisseur est très-variable dans les différents points. C'est dans les ventricules qu'il est le plus mince ; là il existe sous forme d'une morobrane délicate ; il atteint sa plus grande épaisseur dans Toreillette gauche, où il constitue une membrane assez épaisse. L'endocarde est formé essentiellement par des fibres élastiques d'épaisseur variable ; elles sont en effet très-fines à la surface, et plus épaisses dans les parties profondes; mais ces dernières manquent quand l'endocarde est très-mince ; sur toute sa surface libre, cette membrane est recouverte, comme la tunique interne des vaisseaux, d'une simple couche d'épitliéliumpavimcnteux; sa fare opposée se confond avec le tissu musculaire du cœur à l'aide d'une couche de tissu conjonctif inégalement développée dans les différentes partie^.
Les valvules auriculo-ventriculaires (valvules tricuspide et mitrale; <*mi formées par un repli de Tendocarde ; entre les deux couches de ivUf membrane s'en trouve une troisième, formée essentiellement par <h-^ fibres venues de la zone fibro-cartilagineuse et par des expansions Ai^ tendons des muscles papillaires. Les valvules semi-lunaires des artm'5 possèdent une structure analogue, seulement ici la couche moyenne e>t plus faible.
Les vaisseaux sanguins se présentent dans la masse musculaire du cmir sous la forme typique d'un réseau à mailles étendues. Généralement IVndocarde ne possède de vaisseaux sanguins que dans le tissu conjonctif qui compose sa couche la plus profonde. Les valvules auriculo-ventriculain^ en possèdent dans cette même couche ; mais on n'en trouve point dan> It*? valvules semi-lunaires. [Gerlach (2).]
Les vaisseaux lymphatiques se rencontrent principalement dans le li-Mi conjonctif situé entre le péricarde et la surface extérieure de la cou» !.• musculaire; des recherches nouvelles nous apprendront s'il en e\i>li" également dans les muscles du cœur et dans la partie profonde de W^ndocarde.
Les nerfs du cœur viennent du plexus cardiaque, formé lui-même par des fibres qui partent du grand sympathique et du pneumogastrique.
De nombreux troncs nerveux se ramifient avec les vaisseaux sanguin^ pour se répandre dans les oreillettes et les ventricules. Ces derniers >Am\ plus riches en nerfs que les premières, et des deux ventricules c'e>t I» gauche qui en possède le plus. Les nerfs cardiaques paraissent gri>: iU sont composés de tubes, à substance médullaire, minces, et wêU*< «l»fibres de Remak. Ils se terminent pour la plupart dans les muscles, il ) en a cependant que Ton peut suivre jusque dans l'endocarde. Mais, ni vh^i rhomme ni chez les mammifères, on n'a encore pu déterminer le nu^i^"^
de terminaison des nerfs dans le cœur. Une circonstance remarquable, c'est rexistcnce de nombreux ganglions microscopiques sur les rameaux nerreux logés dans la masse musculaire; ils existent surtout dans le Yoisinage du sillon transversal et dans le septum des ventricules (3).
Les physiologistes ont découvert que les deux ordres de nerfs du cœur possèdent des fonctions tout à fait différentes. En effet, les fibres du grand sympathique produisent les contractions des muscles cardiaques ; leur centre d*excitation réside dans les ganglions dont nous venons de parler ; aussi le cœur continue-t-il de battre quand il a été retiré du corps d'un animal vivant. Les fibres du pneumogastrique exercent une influence toute contraire; car si ces nerfs sont excités, ils interrompent l'activité des éléments du grand sympathique, de sorte que le cœur s'arrête en diastole. [E.Weber(4).]
Ce fait semblerait indiquer que les fibres du pneumogastrique vont se terminer dans les ganglions cardiaques, c'est-à-dire dans les cellules de ces ganglions (5).
Nous renvoyons, pour la composition chimique du muscle cardiaque, à ce que nous avons dit à propos du tissu musculaire (g 170). Ce qu*il y a de remarquable pour le cœur, c'est la grande proportion de créatine et lapparition de Tinosite, que Ton n'a encore observée jusqu'à présent que dans la masse musculaire du cœur.
Nous avons examiné déjà la structure des veines et des artères (g 203 et 204) ainsi que celle des capillaires (g 201 et 202)*.
Remarques. — (\) Voy. Luschka, dans Virchow's Archiv, voL IV, p. 171. — (2) Loc. cil,, p. 205, et Luscrka, loc. cit., p. 181. — (3) Remak, dans Mliller's Archiv, 1844, p. i(i3 ; Lie, Memoir on the ganglia and ncrves of the heart. Mémoire sur les nerfs et les ganglions nerveux du cœur, Londres, 1851, et Guetta, dans Wurzburger Yerhandlungen, Tol. m, p. 64. — C*est surtout chez la grenouille que Ton a exactement étudié ces ganglions. Voy. Tarticle de Volkmann : Nervenphysiologie, Physiologie des nerfs, p. 497 ; ^Vacher, dans Handwerk der Phys., Manuel de physiologie, yo\, III, p. 452; Lcdwig, dans MùUer's Archivai 848, p. 159; Bidder, id., 1852, p. 165 ;K(ellirer, Genvehelehre, ffislologie, 4' édil., p. 585. — Les troncs nerveux qui passent sur la face externe du r«ifur se réunissent entre eux sous forme de plexus, dont les uns sont des renflements ganglionnaires véritables, tandis que les autres, de forme aplatie, ne sont point des ganr^iions, mais simplement des corps formés par le périnèvre ; ils furent découverts par Les, puis observés par Cloetta. — (4) Voy. Tarticle : Muskelbewegung, Mouvement muscU" laire, dans Handwerk der Phys., vol. III, II* partie, p. 42. Ceci nous rappelle les propriétés analogues des nerfs vasculaires des glandes salivaires, ainsi qu'une découverte de Pflûcek, qui trouva qu'en excitant le nerf splanchnique on produit un arrêt dans les mouvements péristal tiques des intestins. (Voy. Monatsberichte der Berliner Akademie, Rapports mensuels de V Académie de Berlin, juillet 1855.) — (5) Kœlliker (loc. cit) prétend que dans le cceur de la grenouille les rameaux du nerf pneumogastrique n'ont aucuno espèce de communication avec les cellules ganglionnaires unipolaires, et no font que traverser les ganglions.
4u-dessous de répithélium, on renconlre dans l'endocarde une couche mince de tissu conj"rH lif Jamellairc à cellules plates. Cette couche est semblable à celle que l'on observe dans la (iiiiique interne dos vaisseaux. (Voy. la note de la p. 409, et Ranvier et Comil, Contrib. à l'hist. nrHTOalc et palb. de la tunique interne des art. et de l'endocarde, Ârch, de phyâiolog., 18G8, p. 55i.) . R.
TRAITE t»'HlSn)U)GlE ET D'BISTOCHINIE.
Ganglions Itjmphatiques. — On rencontre d9ns le corps de» Tertél-tv. supérieurs des organes qui leur sont propres, je »eux parler des ^ranglions ou plexus lymphatiques [i] ; ils présentent la forme d'un baficot, ou bien ils sont ovoïdes ou arrondis, très- vascula ires, et placés sur If trajet des gros vaisseaux dont ils interrompent le parcours. Ils sont surtout nombreux sur le trajet des troncs lymphatiques des viscères , et dans \v:- régions du corps où des vaisscJiii lymphatiques supertide^ Tiennent se jeter dans les nuKsraiii profonds. Souvent un seul d même vaisseau reçoit fdusiour^ autres vaisseaux lymphaliqu'".
et il est probable que lou^ \- troncs lymphati<)ues reçoi\er.t des vaisseaux afférents, dan> leur trajet de la péripliêrir lu canal thoracique. Quand \t plexus lymphatique n'est \^ Irop petit (fig. 369). on «oi; s'y rendre plusieurs pcljltroncs lymphatiques (viîs5«-.iii\ afTérents, f. f.) qui pénèlr>-i'.
par la partie convexe du pU'\u> de ce dernier partent un -a
iMauuiin -. f. point ne jddci.od m a >y>ienig .a«i.- ijJusieurS trOUCS abduclttJr» birc HCC le viis-^iu ibiluctfuT (it)i ce point cil placé ' . .
prfei du bile (le l'arKane. (vaisseaux ' elTcrents, n) : <•-
derniers sont généralement c ::
nomoreus, mais ils ont un diamètre assez considérable. Le [toint où <'•> derniers conduits abandonnent l'organe est presque toujours déphn ■ c'est là aussi que les vaisseaux sanguins pénètrent dans le plexus. ' pointa été appelé le bile (h). Cette dépression manque compléteni> : : dans d'autres ganglions lymphatiques.
Il est très-diflicile d'étudier la structure des ganglions Wmphaliqut^. ■ ' ce n'est que dans ces derniers temps que l'on est parvenu à s'en reiflrcompte. On a remarqué que ces organes présentaient des di(Térvn<'~ notables suivant leur volume propre, les dimensions des animaui. •: enPm suivant les dilTérentcs régions du corps ; ainsi, la slnidure <! . gros ganglion lymphatique de bo'uf est loin d'être identique à relie <V petit ganglion de lapin ou de cochon d'Inde. Si l'on avait eu égard i •''* faits, on aurait évité beaucoup de discussions inutiles.
Quand le ganglion lymphatique n'est pas très-petit et rudimentairr. . y distingue deux parties : une couche corticale d'un gris rougeitrr. ■,■ se compose de corpuscules ronds appelés follicule» (d), et une wui^^-
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médullaire^ spongieuse, plus foncée, formée par les prolongements tubu* laires et réticulés des follicules.
Le ganglion lymphatique est renfermé dans une enveloppe de tissu conjonctif (a), plus ou moins épaisse ; elle est peu vasculaire, et formée de cellules de tissu conjonctif^ d'une masse fondamentale fibrillaire, et (I éléments élastiques. Extérieurement, le tissu se transforme en tissu conjonctif à forme indéterminée, souvent très-riche en cellules adipeuses. Par sa face profonde cette capsule se prolonge sous forme de cloisons \b, b. c.) tantôt assez simples, tantôt plus compliquées, quelquefois très-étendues; ces cloisons se bifurquent, puis se réunissent de nouveau plus loin, et divisent ainsi le centre de Torgane en un certain nombre d'espaces qui communiquent entre eux, et qui sont remplis de tissu lymphoïde.
Du reste, les cloisons possèdent la même texture que la capsule. Elles sont formées par du tissu conjonctif fibreux, ordinairement mélangé de fibres musculaires lisses (2). Souvent ces derniers éléments y sont trèsnombreux (His), comme, par exemple, dans les glandes inguinales, axillaires et mésentériques du bœuf; dans d'autres cas, ces éléments musculaires sont rares, comme chez l'homme par exemple ; il y a des cas où il est impossible de démontrer d'une manière certaine la présence de CCS éléments. (Frey.) Ces cloisons sont élargies à leur base; elles passent ensuite entre les masses arrondies des follicules et descendent verticalement le long de leurs parois latérales ; elles se transforment un peu plus loin dans une région où le tissu lymphoïde éprouve également une modification que nous étudierons plus loin en détail. A la limite de la substance corticale et de la substance médullaire, ces cloisons de tissu conjonctif commencent à se fendre et à se diviser ; elles diminuent en même temps d'épaisseur. Le follicule n'est jamais engainé d'une façon complète, à sa partie inférieure, par ce système de cloisons. 11 existe toujours à ce niveau une ou plusieurs lacunes; souvent même le tissu folliculaire est libre dans une assez grande étendue, et touche immédiatement la masse médullaire. Les cloisons peuvent également être perforées entre deux follicules qui communiquent alors entre eux par des ponts rpais formés de tissu lymphoïde.
Revarqoes. — (1) Nous possédons un grand nombre de travaui sur les ganglions lymphatiques. Sans parler des ou?rages plus anciens, nous citerons ici : Ludwig et Noll, dans UenJe's und Pfeufer's Zeitschrift, vol. IX, p. 52 ; 0. Hetfeloer, Ueber den Bau der Lymphdriisen. De la structure des ganglions lymphatiques. Breslau, 1851, Diss.; Kœlliker, Handbuch der Gewebelehre, Manuel dliistoLogie, V* édit., p. 561; BbCcke, dans Sitzungsberichten der Wiener Âkademie, Rapports de iAvadémie de Vienne, vol. X, p. 'i^9, et Denkscbriften, Mémoires, vol. VI, p. 129 ; Donders, dans Nederl. Lancet, ô Ser., 2 Jaargang; Kœlliker, dans Wurzb. Verhandl., vol. IV, p. 107; Leydig, dans MûJier's Archiv, 1854, p. 342, et dans son Histologie comparée, p. 404, 424; Yircbow, dan!« Gesammclte Abbandl., p. 190, et Cellularpathologie, Pathologie cellulaire, 3* édit., p. 175; L<EPER,Beitrâgeziirpathol. Anat. derLymphdriisen, Contributions à Vanatomxe jHitftologiquedes ganglions lymphatiques, Wiirzburg, 1856, Diss.; G. Eckard, De glandularuin lymphat. structura. Berolini 1858, Diss.; Billrotu , lÙstologic pathologique,
p. 136; dans Vircbon's Àrchîv, roi. XXI. p. 433, et dansZeilschr. fur vissench. Zonln.!' Journal dezoologie scienlifique, vol. X, p. (îl ; Huile, dans Henle's und Pfeurrr'« 7' Ischrifl, 3 R., vol. VIII, p. 201 ; Fbkï, daps Vierteljalirschr. d. natiinr. Ges. in 7ii[ic. Journal trimestriel de la Société des scieiiCM naturelles de Zurich, roi. V, p. j'T.h UnlersuchuDgen Uber die Limphdrilsen des Heaschen und dcr Sïugelhiere, Recherm, sur Us ganglions lymphatiques de l'Iiomme et des mammifères. Leiptig, 1861: W.Hi.. dans Zeilscbr. f. wi&s. Zool., Journal de zoologie scientifique, vol. X, p. 353 : tdI. U p. 65; KiELUKEH, Gewcb«lchre, Histologie, 4* ùdi\., p. 607 ; Teichua»!!. Das Saui-jiisyKlcm, Système des vaisseaux absorbants, p. 33; Krausk, Anatom. l'ntersudnin.'c Recherches anatomiques, p. 115; W. Hûllek, dans Henle's und Pfcufer'ï ZeibdiM:. 3 R., vol. XX. p. 1111. Pour les mclhodes d'iovesli^alion des ganglions lymi^liu'- (qui oiïrent de grandes difficultés sous ce rapport), Toy. le llicroscopi?, par Fret. â^l.. p, 326. — (2) BriIcke, UErrEiDER. Gehuch, Ilis, Kollikeh, indiquent la prÔMHf i. fibres musculaires lisses dans la capsule cl les cloisons. Je ne suis pas arnTé 1 le« rr-rionaitre a<cc cerlilude sur les préparations que j'ai étudiées. Voyei encore lee rccbenh-minutieuses de W. HDlleu, ainsi que le paragraphe 163 de notre ouirage.
Le syslème de cloisons que nous Tenons d'etaminer (fig. 570, b. f<. divise donc la partie corticale du ganglion lymphatique en un nonit<r plus ou moins coDsid<''nl>1< de masses généralement j'rondies , auxquels «n donné le nom de r<illi<'i- Ics (1 ). Mais les cloison^ -''.
le follicule ne se touch-il jamais (fig. 369, d el TiT" il existe toujours entre "deux corps un espace inltrmédiaire plus ou n>-i\large, de nature sp<^"iJ^■ qui enveloppe le ToIIk (Bg. 570, i).
Les follicules eux-in<: sont tantôt serrés U'> o'contretesautres.tanliVt |- éloignés; ils forment i: ■ couche simple ou hion \ .-
etlrnciin ; », chirpenle sieurS COUcheS qui ST ft' ■ .-
'n"MÙ»r.iï°i^ii»'iiquè"di^ vrcnl l'unc Taulre. CHi ]■ ' «k;"r""i«ï^.'; *7'd!'Ti«™"jrîïi.E'"XT"i<.(-o"r! voir, d'après cela, qiu- l ■
i;rK"r.rt'''r™«\'';;«pij;tï^VJlr.ti«^^^^^^ i«>i=«cur de u out-h.- .. -
ticale doit présontt r ■ grandes vurJatious dans les diflcrents ganglions lymphatiques.
En outre, le volume du follicule varie suivant les espèces anin)alf> < i ^ région du corps; le diamètre peut varier entre 0" ,25; 0"46; l»*.'-^ l'élis? et même 2 millimètres.
Fig. 370. — ÏNtian y