‹ Traité d'histologie et d'histochemieChapitre 56 sur 56 · SPECTRALE · texte numérisé non relu

SPECTRALE

PAR L. RANVIER

Le sang doit sa couleur caractéristique à une substance déGnie, cristàllisable, connue aujourd'hui sous le nom d'hémoglobine. L'hémoglobine, en dehors du système vasculaire, spontanément ou lorsqu'elle est soumise à divers agents chimiques, donne naissance à une autre matière colorée, Vhématine, Mais cette dernière n'existe pas dans le sang normal.

Hémoglobine, Avant l'application du spectroscope à Tétude du sang, l'hémoglobine avait été obtenue en faible quantité sous forme de cristaux, désignés sous les noms de cristaux du sang ou d'hématocristalline. Ces cristaux avaient été soigneusement étudiés à l'aide du microscope ; mais on n'avait pu tirer de cette étude aucune conclusion sur la constitution et les propriétés physiologiques du sang. On ne savait même pas si l'hématocristalline existe toute formée dans le sang ou si elle en dérive par décomposition, Ce sont les travaux d'tloppe-Seyler d'abord, de Stokes et de W. Kûhne ensuite qui ont introduit dans la science les notions précises que nous avons maintenant à ce sujet.

L'hémoglobine est entièrement contenue dans les globules rouges du sang. Ces éléments renferment en outre une substance albuminoïde, la paraglobuline (A. Schmidt), de la lécithine, de la cholestériue (Hoppe- Seyler), et des sels de potasse (C. Schmidt). L'union de l'hémoglobine aux autres substances du globule est très-faible, car si l'on ajoute à du sang une certaine quantité d'eau, l'hémoglobine entre en solution. Les globules privés de leur matière colorante apparaissent alors avec un fort grossissement sous la forme de petits corps sphériques, incolores, homo-

gènes et à peine visibles. Ce qui reste des globules après l'action de l'eau constitue le stroma (Rollett.)

Pour séparer l'hémoglobine du slroma, on peut aussi faire agir 5ur du sang dcfibrinc la congélation et lo dégel plusieurs fois répétés, des df^chargi!S électriques, l'alcool, l'étlier, le chlnrororme, etc. Ces difTérents agents sont tous préférables à l'action de l'eau, quand on veut obtenir dr l'hémoglobine cristallisée, parce qu'ils laissent celle substance en solution concentrée dans le sérum du san». Un repos de quelr)ues henm suffit alors pour que la cristallisation se produise.

Le sang des différentes espèces animales n'est pas également favorable pour préparer l'hémoglobine cristallisée. Celui du cbicn, du rai, du cochon-d'Inde et de l'écureuil cristallise très-facilement, parc« que chez crranimaux l'hémoglobine est peu soluble. Cbcz l'homme, au contraire, où la' solubilité de cette substance est plus grande, on obtient difficilement des cristaus.

La préparation d hémoglobine cristallisée el pure est Tort difficile, il n'est même pas certam qu avec les procèdes indiqués par Iloppe-Seyier, on obtienne cette substance à l'ôut de pureté parlaite. Mais des crisUux d hémoglobine en suspension d»L< le sémm du sang sont produite avec la plus grande facilité par la méthode suivante : à du sang détibriné fB^ ^^^^^^ ^^^ '^^ place au fond d'un flacon, on

^^B ^v^^^\^ ijoutc goutte à goutte de l'éther H

^^■^ \^ Saf I on agite jusqu'à ce que le sang ait

^H j, ]>erdu sa coloration vive et opaque

\ ^Bm '\ £ €, / 1"'"'^ prendre la transparence d'an

^^ \W' , >A /. sirop Ce changement indique que 1 hémoglobine est séparée des globules et qu'elle est dissoute dans le sérum Au bout de quelques heures X^-v de repos elle est cristallisée.

Les cristaux d'hémoglobine sont d'un beau rouge, ils n'tmt pas la même forme dans les différentes espèces animales. Ils n'appartienneirt même pas au même systt-me crt»^ lalliu; ceux de l'écureuil sont dn syslème hexagonal, et chez le& aa- , . .., '""""'""■""'F"''""''' ir^s animaux, bien qu'ils dénen-

a elb, diliiominr; c, Juchai; rf, .lu CMh.iii d liiilt; ,' , , . '

>-,ituh)iiisipr;/-.iiai'r''cur«i>ii. dcnt du systemc rhombiqne. ce»

cristauxaffcctent des formes variée».

Mais si l'hémoglobine a des formes crisinilines qui indiquent un arrangement moléculaire différent chez les divers animaui, elle préxnte dan^

la série animale d'autres propriétés constantes : par exemple, celle de fixer Toxygènc et de l'abandonner dans des conditions déterminées. Preyer a constaté que 1 gramme d'hémoglobine dissoute dans l'eau absorbe 1, 5 centimètres cubes d'oxygène. La combinaison de l'oxygène avec l'hémoglobine, si tant est que ce soit une véritable combinaison, est très-faible, car des agents peu énergiques la détruisent. Pour dégager Toxygène absorbé par F hémoglobine, il suffit, en effet, de chauffer à 40° dans le vide ou de faire agir des corps avides d'oxygène, par exemple, le fer réduit par l'hydrogène. Plus loin, «en traitant de la spectroscopie du sang, je reviendrai sur les agents réducteurs de l'hémoglobine oxygénée.

L'hémoglobine privée d'oxygène ou hémoglobine réduite peut être considérée comme l'hémoglobine pure. Elle est plus soluble dans l'eau que l'hémoglobine oxygénée, par suite elle cristallise plus difficilement, elle présente une couleur moins vive, elle est dichroïque ; verdàtre par transparence, elle parait rouge sombre à la lumière directe.

L'oxygène peut encore être chassé de l'hémoglobine par Toxyde de carbone et le bioxyde d'azote ; mais ces deux gaz en dégageant Toxygène s'y substituent et forment avec l'hémoglobine des combinaisons plus stables.

En 1854, Cl. Bernard a découvert Taftinité du sang pour Toxyde de carbone. Lorsque, sous une cloche reposant sur le mercure, on agite du sang artériel avec de 1 oxyde dé carbone, l'oxygène est entièrement dégagé jct Toxyde de carbone prend sa place daiis le sang. Iloppe-Seylér a montré que l'hémoglobine est le siège unique de cet échange de gaz, et il a étudié soigneusement l'hémoglobine combinée à l'oxyde de carbone ou hémoglobine oxycarbonée. Cette dernière est encore moins soluble que l'hémoglobine oxygénée, et dès lors elle peut être obtenue encore plus facilement à l'état de cristaux.

Oa prépare les cristaux d'hémoglobine oxycarbonée en traitant du sang défibriné et saturé d'oxyde de carbone par l'éther, l'alcool et les autres agents qui, sans addition d'eau, décomposent les globules rouges du sang. Ces cristaux ont la même forme que les cristaux d'hémoglobine pure ou oxygénée, ils présentent à l'œil nu et au microscope la couleur violacée caractéristique du sang saturé d'oxyde de carbone. Les agents réducteurs de l'hémoglobine oxygénée sont sans action sur l'hémoglobine oxycarbonée.

Le bioxyde d'azote seul (Hermann) chasse l'oxyde de carbone de rhémoglobine et s'y substitue en formant avec elle une combinaison nouvelle, qui cristallise dans les mêmes formes que l'hémoglobine pure ou combinée aux gaz précédents.

On a signalé encore des combinaisons de l'hémoglobine avec l'acétylène (Bistros et 0. Liebreich), l'acide cyanhydrique (Hoppe-Seyler) et le cyanogène (Lankaster) ; mais ces combinaisons sont moins bien établies et moins importantes que celles dont il a été question précédemment.

Hématine, L'hématine est une substance incristallisable, brune, insoluble dans Teau, l'alcool et l'éther ; soluble dans des solutions acides ou

alcalines ; formant avec Tacide chlorhydrique une combinaison cristallisable, le chlorhydrate dliématine, découvert mais non défini par Teichmann qui lui donna le nom d'hémine.

L'hématine n'existe pas toute formée dans le sang. On ne la trouve dans l'organisme que d'une manière accidentelle : lorsque le sang s'est épanché dans les tissus, ou bien lorsqu'il a séjourné dans les voies digesiives. On la rencontre à l'état physiologique dans les fèces des animaux nourris a^ec de la viande. (Hoppe-Scyler.) Elle se forme spontanément dans du sang abandonné dans un vase. Au bout de quelques jours, plus ou moins rapidement suivant la température, le sang prend une teinte brune sale qui indique la formation de l'hématine. Si l'on ajoute à du sang des acides ou des alcalis caustiques, l'hématine s'e produit immédiatement. Lorsque Ton chaufTe dans un tube à analyse du sang défibriné avec de l'acide acétique et une faible quantité de chlorure de sodium, il se fait, après le refroidissement, un précipité noirâtre qui, examiné au microscope, se montre

formé par des cristaux rhomboïdaux, bruns,

^ ,^1^ caractéristique de chlorhydrate d'bématîne. Ces

j^ ^ ^ ^|f cristaux sont insolubles dans l'eau ; ils se di:^

^ ^^ ^^ solvent dans l'ammoniaque en donnant de Thé-

rV^^ fry mâtine et du chlorhydrate d'ammoniaque.

' ^ (W. Kùhne.)

L'hématine et sa combinaison avec Tacidr

^^É ^ chlorhydrique s'obtiennent aussi bien aiec unt-

^^m^L ^^ solution d'hémoglobine pure qu*avec du sang.

^^^^ ^^^ L'analyse spectrale montre de la manière \i

^K plus évidente, comme on le verra plus loin.

^ que l'hématine n'existe pas dans le sang et

Cristaux de ciiioriiydraicd'hémaiino. qu'cllc y formc Seulement SOUS les iaflucoci*<

indiquées précédemment.

Pour obtenir de l'hématine en solution, il suffit d'ajouter à du san;: défibriné des acides ou des alcalis. Les solutions acides différent dt*^ alcalines. Celles-ci sont brunes à la lumière directe et verdàtres par tramparence, quand on en examine une couche mince; elles sont donc dichroïques. Les solutions acides sont monochromatiques ; elles paraissi-ni brunes, aussi bien par transparence qu'à la lumière réfléchie. (Kuhne.)

On admet que rhématinc se produit par un dédoublement de t'hênMV globine. Celle-ci, sous les influences énumérées plus haut, se décomposerait en hématine et en une substance albuminoïde mal déterminée. Maïs c^^l là une simple hypothèse, car les formules de ces deux substances el surtout celle de l'hémoglobine ne sont pas encore bien établis. D'apr*^ Preyer, la formule de l'hémoglobine serait C» ^ H»*" Az«^*Fe* S* 0»^ et celle de l'hématine, d'après Hoppe-Seyler C" H*' Az* fV 0**. Ces formules, :>i toutefois elles sont exactes, montrent combien est complexe la constitalioo de ces corps et quelle réserve on doit apporter dans l'explication de K^ur^ transformations.

Analyse spectrale dusang. — L'analyse spectrale a été appliquée a Tétude du sang par Hoppe-Seyier. Elle fournit des résultats d'une grande précision, car à Taide du spectroscope on reconnaît encore Thémoglobine dans des solutions au 1/10,000, et Ton peut suivre les modifications éprouvées par cette substance sous TinOuence des réactifs.

La spectroscopie du sang repose sur la propriété que possèdent les corps colorés d'absorber certaines des irradiations colorées de la lumière blanche. Un corps rouge, par exemple, absorbe tous les rayons colorés sauf les rouges, et c'est précisément pour cela qu'il nous parait rouge. Si donc un faisceau de lumière décomposé par le prisme traverse un corps rouge et transparent pour aller se peindre sur un écran, le spectre ne sera formé que par une seule bande rouge. Les rayons violets, indigos, bleus, verts, jaunes et orangés seront complètement arrêtés; et ils reparaîtront dans le spectre à leurs places respectives, dès que Ton aura écarté le corps rouge. Mais le plus souvent, les corps ne présentent pas une coloration simple, c'est-à-dire que plusieurs des couleurs primitives du spectre entrent dans cette coloration. Lors donc qu'un corps transparent et d'une coloration complexe est traversé par le faisceau lumineux décomposé d'un spectre, il arrête quelques unes seulement des irradiations, et sur le spectre formé sur un écran, ou bien examiné avec une lunette, on observera des bandes obscures, non colorées, dans des positions parfaitement déterminées. Ces bandes obscures portent le nom de bandes d'absorption. La spectroscopie, appliquée aux corps colorés, n'est donc qu'un moyen rigoureux d'analyse de leur coloration. Comme cette coloration est en rapport avec la constitution de ces corps et qu'elle change quand l'on modifie cette constitution, il devient possible par l'examen spectral de reconnaître la présence d'une substance colorée et d'en déterminer d'une manière précise les modifications chimiques. C'est là ce qui a permis de pousser aussi loin l'étude de l'hémoglobine et de ses dérivés.

Je ne décrira) pas ici les appareils dont on fait usage pour faire l'analyse spectrale du sang. Ces appareils connus sous le nom de spectroscopes ne dilTèrent pas de ceux que Ton emploie pour faire toute autre observation spectrale. On trouvera leur description dans les traités de physique. Le maniement en est très-facile.

Pour étudier le sang au spectroscope, on en met quelques gouttes dans un tube à analyse d'un centimètre de diamètre, et l'on ajoute de l'eau. Ce tube est fixé entre la fente verticale du spectroscope et la flamme d'une bonne lampe, de manière à ce que les rayons lumineux réfractés par le tube viennent converger sur la fente de Tinstrument. Si la solution de sang a une teinte convenable, à peu près celle de la fleur de pêcher, l'observateur, ayant l'œil appliqué à l'oculaire et l'instrument étant mis au point, voit dans le spectre deux bandes d'absorption, entre les lignes D et E de Fraunhofer, dans le jaune et le vert. La première bande commence au delà de la ligne D (ligne du sodium), la seconde plus large se termine avant la ligne E. L'espace clair compris entre les deux bandes

obscures est à peu près égal à la deuxième bande d'absorption (voy. pi. L fig. 2). . ^

Ce spectre, décrit par Hoppe-Seyler, est celui de rhémogtobioe oxygéné. On peut le produire avec une solution de cristaux d'hémoglobine, et il ne diffère pas alors de celui que fournit du sang éte.ndu, d*oà Ton conclut qu'il n'y a pas dans le sang normal d*autre matière colorante que l'hémoglobine.

Si au lieu d'hémoglobine convenablement étendue, on met dans le lube à analyse des solutions fortement colorées, toute la portion du spectre qui est au delà du rouge est complètement absorbée.

Enfin, si l'on place devant la fente du spectroscope du sang pur dêtibriné sous une couche d'un centimètre, il ne passe aucun rayon lumineux ; mais si le sang est en couche mince, si par exemple il est étalé sur une lame de verre, comme pour examen microscopique, on distingue d'une manière nette le spectre de l'hémoglobine oxygénée. Une partit' vasculaire et suflisamment mince d'un animal vivant, la membrane interdigitale ou la langue d*une grenouille par exemple, étendue devant la fente du spectroscope, donne le spectre de l'hémoglobine traversé par des raies vacillantes dues à la circulation.

Vhémoglobine réduite fournit un spectre différent de celui de rhétuoglobine oxygénée. Le spectre de l'hémoglobine réduite a été découvert par Stokcs. On l'obtient en ajoutant à une solution convenable de san;; ou d'hémoglobine oxygénée des corps avides d'oxygène: du fer réduit par l'hydrogène, récemment préparé; du tartrate d'oxyde d'étain ; du ^ulfate de protoxydc de fer ; du sulfhydrate d'ammoniaque ; des fragments de muscle. (Fumouze.)

Le spectre de l'hémoglobine réduite (pi. I, fig. 5) a une seule bande d'absorption qui est aussi large que les deux bandes réunies de rbémoglobine oxygéné et qui commence un peu à gauche de la ligne D.

Si l'on agite l'hémoglobine réduite avec de l'air, les deux bandes d'absorption de l'hémoglobine oxygénée apparaissent de nouveau, pour s'effacer bientôt si Ton a mis dans le tube un excès d'agent réducteur.

Le spectre de Vhémoglobine oxycarbonée est analogue à celui* de rhêmoglobine oxygénée, il possède deux bandes d'absorption, dont la premiênr à gauche est la plus étroite, et ces deux bandes sont comprises entre le^ lignes D et E ; mais la première bande d'absorption est plus éloignée de la ligne D que la première bande d'absorption de l'hémoglobine oxygéner,. et la seconde bande est plus voisine de la ligne D (voy. pi. I, fig. 4;. En un. mot, les deux bandes d'absorption de l'hémoglobine oxycarbooce sont portées un peu à droite par rapport aux bandes d'absorption de riicmoglobine oxygénée. Mais le spectre du sang empoisonné par Toi) de de carbone est encore bien mieux caractérisé par ce fait qu*il n^est nullement modifié par les agents réducteurs de l'hémoglobine oxygénée. Dan» le cas où Tcmpoisonnement du sang n'est pas complet, c'est-à-dire lorsqne le sang n'est pas saturé par l'oxyde de carbone, il se produit, ainsi qm

Claude Bernard l'a montré, une réduction incomplète. L'espace compris entre les deux bandes d'absorption est plus ou moins obscurci, et la première bande dépasse un peu à ^'auche la ligne D.

Pour étudier le spectre de l'hémoglobine oxycarbonée^ on peut se servir de sang défibriné, agité avec de l'oxyde de carbone, ou prendre le sang d un animal empoisonné par ce gaz.

Le spectre de V hémoglobine combinée au protoxyde d^azoteesi entièrement semblable au spectre de Ihémoglobine oxygénée. (Hcrmann.) Lorsque Ton traite par le protoxyde d*azote, de l'hémoglobine réduite les deux bandes de l'hémoglobine oxygénée apparaissent de nouveau, et les agents réducteurs deviennent ensuite sans effet. De l'hémoglobine oxycarbonée agitée avec le protoxyde d*azote donne un spectre irréductible, dont les bandqs sont semblables à celles de Thémoglobine oxygénée (Kùhne); donc, l'oxyde de carbone a été dégagé par le protoxyde d'azote, et ce gaz est entré en combinaison avec T hémoglobine.

Les bandes d^absorption de riiémaline sont toujours placées à gauche de la ligne D, contrairement aux bandes d'absorption de l'hémoglobine qui sont toujours à droite de la même ligne. Quant à la ligne D, on peut toujours la déterminer en plaçant une lampe à gaz devant la fente du spectroscope et en mettant dans sa flamme un fil de platine préalablement trempé dans une solution de chlorure de sodium.

Lhémaline en solutioti acide donne un spectre différent de celui de i'hématine en solution alcaline, ce qui tient à la couleur différente de ces solutions, comme on l'a vu plus haut.

L'hématine acide (pi. I, fig. 5) donne une bande d'absorption qui commence à gauche de la ligne B et dépasse la ligne C. Pour obtenir ce spectre, il suffit d'ajouter quelques gouttes d'acide acétique à une solution de sang, ou d'hémoglobine.

Lhématine en solution alcaline produit un spectre avec une raie d'absorption plus large et situé un peu plus à droite que la bande d'absorption de riiématine acide (voy. \)\. I, fig. 6). La bande d'absorption de I'hématine alcaline commence un peu à droite de la ligne C et va près • que jusqu'à la ligne D. Pour observer ce spectre, il faut ajouter de l'am moniaque ou de la potasse caustique à une sdlution de sang ou d'hémo- P^lobine. Si l'on ajoute un acide à l'hémoglobine alcaline, de manière à dépasser la neutralisation de la base, on fait apparaître le spectre de riiémaline acide. D'après Kûhnc, une solution d'hématine de i/6,667, ayant un centimètre d'épaisseur, fournit un spectre très-net de I'hématine acide ou alcaline.

Remarques. — Les ouvrages à consulter sur les matières colorées du sang et sur leur ;inaly se spectrale, sont : IIoppe-Sbyler, llandbuch (1er chemischen Anal., 1870; W. Kuunb, Trailc de Chimie physiologique, édition française, actuellement sous presse ; Stokes, Philos. Magaz. 1864; Preyer, Med. cenlralbl. 1866; Claude Bernard, Des matières toxiques et médicamenteuses, Paris, 1857, et De Tasphyxie par la vapeur du charbon, Revue des cours scientifiques, 1870; Y. Flmooze, Les spectres d'absorption du sang, th. inaug., Paris, 1870.

TABLE ANALYTIQUE

Acide glycophosphorique, 29 ; — fortniqiie, 29 ; — acétique, 29 ; — butyrique, 29 ;

— palmitique» 50 ; — stéanque, 30; — oléique, 30 ; — lactique, 56 ; — paralactique, 56; — oxalique, 37 ; — succinique, 37 ; — inosique, 50 ; — hydrotinique, 50; — urique, 50, 637 ; — hippurique, 52 ; — glycocholique, 55 ; — taurocholique, 54 ; — phénylique, 56 ;

— taurylique, 56; — carbouique, 65;

— chlorhydrique, 65 ; — silicique, 65. Acoustique (Nerf), 767.

Albumine, 16.

Alcaloïdes, 38- Allantolne, -48.

Amygdales, 566 à 569.

Amyloïdes, 35.

Analyse spectrale du sang, 777.

AponéTroses, 259.

Appareil circulatoire, 485.

Appareil digestif, 555.

Appareil génital, 643.

Appareil de la gustation, 725.

Appareil musculaire, 685.

Appareil nerveux, 686.

Appareil osseux, 681.

Appareil respiratoire, 545.

Appareil des sens, 717.

Appareil urinaire, 618.

Arachnoïde, 713.

Artères, 447, 470.

Artères ombilicales, 447.

Azote, 63.

Basement membrane, 96.

Bile, 014.

Biiifuxine, 62.

Biiiprasinc, 62.

Biliverdine, 61 .

Bilirubine, 61.

Bronches, 544.

Bulbe dentaire (Tissu muqueux du), 220.

Bulbe olfactif, 510.

Bulbe rachidien, 697.

Caduque (Membrane), 655.

Caillot sanguin, 147.

Canalicules osseux, 288.

Ganalicules sperroatiques, 666.

Canalicules urinifères, 620.

Canaux biliaires, 508.

Capillaires, 448 ; — des muscles, 449 ; — du poumon, 449 ; — de la rétine, 450 :

— du foie, 450 ; — du derme, 451 ;

— de rintestin, 451 ; — du rein, 451 . Capsules surrénales, 537.

Capsules terminales des nerfs glandulaires,

Carbonate d'ammoniaque, 71.

Carbonate de chaux, 66.

Carbonate de magnésie, 68.

Carbonate de potasse, 71.

^ Carbonate de soude, 69 .

Cavité buccale, 555.

Cartilages, 192 ; — hyalin, 202 ; — temporaire du fœtus, 202 ; — articulaires, 202 ; — costal. 203 ; - du larjnx, 205:

— réticulés, 205; — fibreux, 207 ; composition chimique du — , 210 ; développement du — , 212.

TABLE ANALYTIQUE

Caséine, 19.

Cellules en général, 73 ; dimensions et formes des — , 75 ; noyau des — , 78 ; enveloppe des — , 78 ; composition chimique de la — , 8?» ; phénomènes de la vie dans les — ,86 ; accroissement des — , 90 ; multiplication des — , 100 ; développement des — , 105 ; transformation des— ,109.

Cellules nerveuses, 376.

Cellules caliciformes de Tintestin, 582.

Cément, 315.

Gérébrine, 33.

Cerveau, 708.

Cervelet, 705-708.

Chlorure d'ammonium, 71.

Chlorure de calcium, 67.

Chlorure de magnésium, 68.

Chlorure de potassium, 71.

Chlorure de sodium, 68.

Cholestérine, 56.

Chondrine, 23.

Choroïde, 736.

Choroïde (Cellules étoilées de la), 252. Chute des glohules, 143.

Chyle, 151 ; corpuscules du — , 154; composition chimique du — , 156.

Cils, 482.

Circulation du sang, 464.

Classification des tissus, 119-120.

Coagulation du sang, 145.

Cochléaire (Canal), 769.

Cœur(Fihres musculaires ramifiéesdu),348, 485, 486 : vaisseaux et nerfs du — , 488. Colostrum, 662.

Concrétion du cerveau, 716.

Conjonctive, 760; glandes de la — , 761. Corde dorsale, 208.

Cordons de la moelle, 687.

Cordon ombilical (Tissu muqueux du), 220. Corne d'Ammon, 710. Cornes de la moelle, 690.

Cornée, 253, 735-736.

Corps caverneux, 678.

Corps d'Highmore, 663.

Corps striés, 708.

Corps thyroïde, 433 ; structure du — , 534;

développement du — , 536.

Corps vitré (Tissu muqueux du), 218; composition chimique du — , 219, 743.

Corps de Wolff, 648.

Corpuscules ganglionnaires, 376 à 383.

Corpuscules de Facini, 397.

Corpuscules de pus. Leur développement,

Corpuscules du tact, 395.

Corpuscules de tissu conjonctif, 247.

Couches optiques, 709.

Couches de la rétine. Voy. Rétine.

Créatine, 38.

Créatinine, 39.

Cristalline, 20.

Cristallin. Y. Tissu crisUllinien.

Cuivre, 72.

Cyanogène, 55.

Cylindre-axe, 37i.

Cystine, 47.

Dents auditives, 771 .

Dents. V. tissu dentaire, 309.

Derme, 261, 718.

Descemet (Membrane de), — 254.

Dure-Mère, 712,

Eau, 64.

Ecchondroses, 213.

Élastine, 24.

Email, 324 ; — composition diimi^oe dit

r— , 326 ; développement de T— , 3i7.

Érection. (Théorie de F—), 680.

Estomac, 571; follicules de F—, 572:

glandes de T— , 574 ; Taîssemx d nof s

del'— , 576.

Enchondromes, 213.

Endocarde, 488.

Endolymphe, 766.

Endothélium, 442.

Épiderme, 718.

Ëpithéliums, 159; — pavimenleux, 169.

163; ~ pigmenté, 165; ^cutané, 167:

— cylindrique, 169; — cylindrique à plateau canaÛculé, 171 ; — > 4 cils tiles, 172; — composition des — ,174; — propriétés phystologi* ques des — , 177 ; — moaveaieats àet cellules épithéliales, 180; — développement des — ,182.

Fer, 72.

Fibro-cartilages, 259.

Fibre-celhile, 336.

Fibres élastiques, 240; — ducervean, 244 Fibres de Remak, 573. Fibrine, 17.

Fluorure de calcium, 67.

Foie, 602; lobules du —, 605: ^eellil»

du — , 604 ; — vaisseaux du — . 665 .

— nerfs du — , 610; — oomp«sitM chimique du — , 612; — dévefeppe»

ment du<— , 616.

TABLE ANALYTIQUE

Follicule dentaire, 319.

Follicule de Graaf, 645.

Follicules lymphatiques, 507 ; — de Tin-

testin, 586.

FoUicales de Malpighi, 520.

Follicule pileux, 470.

Cfainglion inteFcarolidien, 542.

Ganglions lymphatiques, 490 à 500; —

— Vaisseaux sanguins et lymphatiques des —, 500.

Ganglions nerveux, 401 à 407.

Glandes de Gowper, 676.

Glande pinéale, 711.

Glandes salivaircs, 556.

Glandes de Tison, 678.

Glandes en tubes, 431 ;— en grappes, 432 :

— formées par des cavités closes, 453;

— V. tissu glandulaire.

Globules blancs, 128, 429, 130; — origine des — , 1 32,

Globules du lait, 661.

Globules sanguins, 123, 424; — des vertébrés, 127; — des oiseaux, 127; — des amphibies, 127 ; — nombre des — ,

Globuline, 20.

Glomérules du rein, 451 ; — 625.

Glutine, 23.

Glycérine, 28.

Glycine, 40.

Glycogène (substance), 25.

Glycose, 26.

Graisses neutres, 31 ; — cérébrales, 33.

Gros intestin, 596.

Guanine, 46.

Mavers, canaux de Havers, 284, 285.

Hcmatoldine, 58.

Hématine, 57.

Hémine, 58.

Hémoglobuline, 20.

Huiles éthérées, 55.

Ilydatides de Morgagni, 666.

Hypophyse, 711.

Hypoxantliine, 46.

Inosile, 26 ; - 355.

Intestin grêle, 580 ; — glandes de T— , 584 ; — nerfs et vaisseaux de V — , 590;

— lymphatiques de V — , 592.

Iris, 737.

Kératine, 176. 187; - 477.

Labyrinthe, 776.

Lacrymale (Glande), 762.

Lait, 660.

Lame spirale, 769.

Langue, 561.

Larynx (Cartilages du), 205; structure du

Lécithine, 33.

Leucine, 40.

Ligaments, 259.

Ligaments intervertébraux, 208.

Ligaments larges, 654.

Limaçon, 769.

Lipomes, 233.

Lymphatiques, 452 ; — origine des — ,

454 ; nature des — , 457 ; cellules des

Lymphe, 151 ; corpuscules de la — , 154 ;

composition chimique de la — , 156.

Mamelles, 657.

Manganèse, 72.

Mélanine, 60.

Moelle allongée, 697.

Moelle épiniëre, 686 ; éléments nerveux de

la— ,691.

Moelle des os, 684.

Mucus, 178.

Mucus buccal, 559.

Muqueuses (Structure des), 262.

Muscle ciliaire, 738.

Muscles de Tœil, 759.

Myosine, 18.

Nerfs des vaisseaux, 448.

Nerfs sensitifs, 393.

Neurine, 47.

Névroglie, 227, 688.

Noyau des cellules, 78.

Nucléoles, 80.

Œil, 732 à 764.

Œsophage, 570.

Olfaction (Organe de Y), 727.

Olfactive (Région), 728 à 731.

Olives, 703.

Ongles, 185 ; structure des — , 186 ; composition chimique des — , 187 ; développement des — ,188.

Oreille, 764.

Oreillettes, 486.

Organes, 485.

Organe de Corti, 772.

Organe de Touïe, 704.

Osselets de Touïe, 765. -

Otolithes, 76e.

Ovaire, 644.

Oviductes, 653.

Ovule, 103, 645, 650.

Oxalatede chaux, 37.

Oxygène, 63.

Pancréas, 600.

Papilles de la langue, 562"; — filiformes, 565 ; — fongiforines, 564; — calidformes, 564.

Paupières, 759.

Peau, 467, 717 ; glandes de la — , 720.

Pédoncules cérébraux, 708.

Péricarde, 485.

Pédoncules cérébelleux, 697.

Périlymphe, 766.

Périchondre, 260.

Périmysium, 349.

Périnèvre, 260.

Périoste, 260, 683.

Péritbélium, 442.

Perspiration, 722.

Pharynx, 570.

Phosphate amoniaco-magnésien, 67.

Phosphate de chaux, 65.

Phosphate de magnésie, 67.

Phosphate de potasse, 71.

Phosphate de soude, 70.

Pie-mère, 714.

Pituitaire (Glande) , 541 .

Plaques terminales nerveuses dans les muscles, 388.

Plasma sanguin, 122, 138.

Poils. Voy. Système pileux.

Poumon, 545 ; cellules du — , 548 ; vaisseaux et nerfs du — , 549 ; épithélium des — , 549 ; composition chimique et développement des — , 553.

Prépuce, 678.

Prostate, 675.

Protagon, 33.

Protoplasma, 76.

Ptyaline, 558.

Pulpe dentaire, 312.

Pulpe splénique, 518, 525.

Pyramides, 703.

Racines de la moelle, 695.

Rate, 515 à 526 ; vaisseaux et nerfs de h — , 256 ; lymphatiques et nerfs de la — , 530 ; composition chimique et fonction de la — , 552.

Rein, 623; substance corticale, 624; substance médullaire, 629 ; vaisseaux et nerfs

TABLE ANALYTIQUE

du — . 631 ; composition chimiqne da — , 635.

Rétine, 745 ; structure de la — , 747 ; oooche des bâtonnets, 749; membraioe limitante externe, 751 ; couche granuleuse externe, 751 ; couche intermédiaire. 752; couche granuleuse interne, 752; coudkr finement granuleuse, 753; couche des cellules ganglionnaires, 753; couche des tubes nerveux, 754 ; membrane lïmi^anu interne, 755.

Salive, 558.

Sang, 119; composition du — , 133 ; cristaux du —, 136, 137, 780; -^ artérid.

141 ; — sang veineux, 141 ; — de b veine porte, 141 ; — des vaisseaux ^lêniques, 141 ; — menstruel, 141 ; coloration du — , 142; gaz du sang, 145.

Sarcine, 46.

Sarcolemme, 339.

Sarcous-elements, 343.

Sclérotique, 732.

Segmentation des globules sanguins, IdO.

Séreuses, 260.

Spermatozoïdes, 668 ; mouvements des — ,

Sperme, 668.

Substance blanche du cerveau, 709.

Sueur, 723.

Suc gastrique, 578.

Suc intestinal, 599.

Sulfate de potasse, 71.

Sulfate de soude, 70.

Sulfocyanure de potassium, 55.

Sucre de raisin, 26 ; — musculaire, 26; — de lait, 27.

Synovie, 178.

Syntonine, 18, 353.

Système nerveux (Ëtude histologiqae àa).

Système pileux, 470; structure du pod.

474; composition chimique des poib.

477 ; distribution des poils, 479 ; développement des poils, 481.

Tache jaune, 756.

Taurine, 48.

Tendôus, 256. Cellules des ^, 377; —

union des muscles et des — , 350.

Testicule, 663.

Thymus, 510 ; — Corpuscules du — , hlZ .

— développement du —, 514.

Tissu adipeus, 229; — cellule adipeiiM

230; — distribution du —, 232; -

TABLE ANALYTIQUE

propriétés des cellules adipeuses, 254,

— développement du — , 235.

Tissu cartilagineux, 192; — cellules de cartilage, 194; — multiplication des cellules du cartilage, 497; — modification des cartilages, 199; — réticulé, 205; — fibreux, '-^07; — composition chimique du — , 210.

Tissu conjonctif muqueui^ 215; — réticulé; 222; — réticulés des centres nerveux, 226 ; — proprement dit, 257 ; — fibrilles de — . 259 ; — cellules de — , 245; — distribution du —, 248; — composition chimique du — , 264; — propriétés physiologiques du — , t{66 ;

— développement du — , 270.

Tissu cristillinien, 52$ ; — fibres du cristallin, 529; — composition chimique du — , 551 ; — capsules du cristallin, 551 ; — développement du cristallin, 552, 745.

Tissu dentaire, 509; — canalicules dentaires, 510; — pulpe dentaire, 512;

— composition chimique du — , 514;

— développement du — , 516.

Tissu glandulaire, 417; — membrane propre, 419; — culs-de-sacs glandulaires, 421; — cellule glandulaire, 425; — vaisseaux du — , 427 ; — composition chimique du — , 454; développement du — , 455.

Tissu musculaire, 55 i; — lisse 556; — strié 559; — sarcous-elements, 545;

— ramifié, 548 ; composition chimique du — , 552; — propriétés physiologiques du — , 557; — développement du — , 560 ; accroissement des muscles, 505; — terminaison des nerfs dans le — , 586.

Tissu nerveux, 567 à 407 ; — composition chimique du — , 408 ; — propriétés physiologiques du — i 411 ; — développement du — , 415.

Tissu osseux, 275; — canaHcules du — , 287 ; — cellules du — , 291 ; — com-

position chimique du — , 292 ; — propriétés physiologiques du — , 295; — développement du —, 296 à 509.

Tissus de substance conjonctive, 189; — division des — ,191.

Trachée-artère, 544.

Trioléine, 51.

Tripalmitine, 50.

Tristéarine, 50.

Trompe d'Eustache, 765.

Tubes de flenle, 622.

Tubes nerveux, 568, 572 ; — terminaison des — , 585; — dans les muscles 586.

Tubercules quadri jumeaux, 709.

Tunique albuginée, 665.

Tympan, 765.

Thyroïde (corps), 455.

Tyrosine, 42.

Urée, 45, 656.

Urine, 655 à 642.

Urèthre, 675, 677.

Droérythrine, 59.

Urohématine, 59.

Utérus, 655.

Urée, 759; — Vaisseaux deF— , 742,

Vaisseaux lymphatiques, v.' lymphatiques.

Vaisseaux sanguins, 458; — développement des — , 4ti6.

Vagin, 656.

Valvules des veines, 447.

Veines, 445.

Ventricules, 487.

Verge, 677.

Vestibule, 766.

Veru montanum, 677. Vésicule prostatique, 676.

Vésicule pulmonaire, 551.

Vésicules séminales, 675.

Villo^ités intestinales, 588.

Vision, organe de la — , 752.

Voile du palais, 556.

Xanlhine, 47.

rAHl!«. — IHI\ ^IWty ItAMI.X I.T COMI'., lui: h CKMKtH. 1

Page 1