Les onusien
Structure. — Depuis longtemps les anatomistes ont rangé les ongles dans les tissus cornés à côté de l'épiderme et des poils. En réalité les ongles ne semblent être qu'une simple modincation de l'épiderme de la peau sous-jacente. Cependant au microscope l'analogie n'est pas aussi frappante qu'aurait pu le faire croire l'examen à Toeil nu.
L*ongle (1) est un corps dur, solide, aplati, plus ou moins bombé, de forme quadraqgulaire arrondie. Il est plus arqué sur ses bords latéraux; son bord libre est plus épais que sa partie postérieure. Le bord antérieur seul est libre; les bords latéraux sont contenus dans des sillons de la peau [fig. 51 (6)], sillons qui commencent a l'extrémité du doigt sous forme d'une simple dépression et se creusent de plus en plus profondément en arrière. La partie postérieure de Pongle disparait dans un âllon profond de 4 à 5 millimètres et plus (Gg. 152 a, à gauche) ; une puiie assez considérable de l'ongle se trouve cachée dans ce sillon ; on la désigne sous le nom de racine de l'ongle (fig. 152 /) ; les parties latérales sont connues sous le nom de bords ; la portion de derme recouverte par l'oi^Ie porte le nom de lit de V ongle (fig. 151 a, 152 a).
L'ongle est intimement lié au derme sous-jacent ou lit sur lequel il se
moule ; si bien qu'il faut employer la macération ou la coction pour Ten détacher d'une manière complète. Du reste la couche muqueuse de Malpighi adhère très-intimement au derme dans les autres points du corps. Le lit de l'ongle mis à nu semble formé par une série de petites crêtes longitudinales, qui partent delà partie postérieure du lit de l'ongle comme
Fig. 151. — Section perpendiculaire et transversale d'un ongle et de s^on lit.
a, lit de l'ongle avec les papilles du derme ; b, partie latérale et rebord du lit de Tongle; ^, couche de Malpighi ; e, couche épidermique ; d, réseau de Halpighi de l'ongle pénétrant entre les papîBes du derme ; f, masse cornée de l'ongle.
d'un pôle (Hcnle) ; elles sont rectilignes dans la portion moyenne et for* ment sur les côtes des courbes à convexité dirigée en dehors. Sur ces crêtes se trouvent les papilles du derme. On compte de 50 à 90 crêtes sur un seul lit d'ongle. La figure 15i a représente assez bien ces crêtes. Au-dessous de la racine de rongle,les crêtes sont plus serrées, mais moins saillantes. Les deux parties du lit de l'ongle sont généralement nettement
Fig. Vùt. — Coupe longitudinale et perpendiculaire de l'ongle et da lit de l'ongle.
a, lit de l'ongle avec le sillon destiné à recevoir la racine de l'ongle /; jl;, ti»su corné de l'ongle; m^ bord libre; Z', couche cornée de rcxtrémité du doigt; jr, terminaison de cette couche prô> de l'ongle; b, couche muqueuse de Malpighi, confondue en c avec celle de l'ongle, en d avec c(*lle do la racine, fn e avec In couche muqueu>e de la face dorsaie du doigt ; A, couche cornée de la face dorsale du doigt; I, limite de celte couche prés de l'ongle.
séparées l'une de l'autre par une ligne convexe qui forme, par transparence, la partie de l'ongle connue sous le nom de lunule.
Le réseau muqueux de Malpighi pénètre dans les espaces libres du derme tout comme dans les autres parties de la peau (Hg. 151 d). Les caractères histologiques des cellules de cette couche sont également identiques à ceux de l'épiderme (fig. 153 /). Le volume des cellules varie entre 0",009, 0",015 et 0",015; le diamètre des noyaux entre 0~,004 et 0°*,006. Les cellules des couches profondes ont une forme ovale et sont plus allongées cpie les superficielles. Krause (2) a remarqué que