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SPECTRALE

PAR L. RANVIER

Le sang doit sa couleur caractéristique à une substance définie, cristailisable, connue aujourd'hui sous le nom dliémoglobine. L'hémoglobine, en dehors du système vasculaire, spontanément ou lorsqu'elle est soumise à divers agents chimiques, donne naissance à une autre matière colorée, Yhématine, Mais cette dernière n'existe pas dans le sang normal.

Hémoglobine. Avant l'application du spectroscope à Tétude du sang, l'hémoglobine avait été obtenue en faible quantité sous forme de cristaux, désignés sous les noms de cristaux du sang ou d'hématocristalline. Ces cristaux avaient été soigneusement étudiés à Taido du microscope ; mais on n'avait pu tirer de cette étude aucune conclusion sur la constitution et les propriétés physiologiques du sang. On ne savait même pas si Thématocristallinc existe toute formée dans le sang ou si elle en dérive par décomposition, Ce sont les travaux d'IIoppe-Seyler d'abord, de Stokes et de W. Kuhne ensuite qui ont introduit dans la science les notions précises que nous avons maintenant à ce sujet.

L'hémoglobine est entièrement contenue dans les globules rouges du sang. Ces éléments renferment en outre une substance albuminoïde, la paraglobuline (A. Schmidt), de la lécithine, de la cholestérine (Hoppe- Seyler), et des sels de potasse (C. Schmidt). L'union de l'hémoglobine aux autres substances du globule est très-faible, car si l'on ajoute à du sang une certaine quantité d'eau, l'hémoglobine entre en solution. Les globules privés de leur matière colorante apparaissent alors avec un fort grossissement sous la forme de petits corps sphériques, incolores, homo-

gènes et à peine visibles. Ce qui reste dus glol>uk's ajin^-s l'actinii di- Ina constitue le stroma (HoUett.)

Pour Eéparcr l'hémoglobine du stroma, on peut sussi faire n^ir sur du sang (léGliriné la congélntinn et le dégel plusieurs fois répétée, de» drcharges électriques, l'alcool, l'étlier, le chloruforuit!, olc. Ces (liflî-roits agents sont tous préférables à l'action de l'eau, quand on veiilolilt^nirilc l'hémoglobine cristallMée, parce qu'ils laissent celte substance en solutioii concentrée dans le sérum du sansî. Uu repos de quelques hem* sultit alors poui' que la cristallisation se produise.

Le sang des différentes espèces animales n'est pas également favonblt pour préparer rhénioglobine cristallisée. Celui du chien, du rai, du cochon-d'Indc et de l'écurGuil cristallise très-facilement, parce que clietoo animaux rbénioglobine est peu soluhlo. Chez l'homme, au contraire, où la Nulubiltté de cette substance est plus grande, on obtient difficilcintnl doH cristaux.

La préparation d'hémoglobine cristallisée et pure est fort diflicile. Il

n osl mémo pas ccrlain qu'a

i procédés indiqués par Hoppe~Sc\ier, on obtienne cette substance à l'étal de pureté parlaite. .Mais des cri^ui d'hémoglobine en suspension dan> le sérum du sang sont produite avec la plus grande facilité par la méthode suivante : à da sang délibriné fM^ ^^^^^te. ^^ ^^ placé au fond d'un flacon, aa

' ^^1 ^^^^^ \f ajoute Roulte à guutte de l'éther tl

^^Ê^ \^ m loi] agile jusqu'il ce que le sanf! ail

^B perdu sa coloration vive et opaque

} ^^V -^ £ 0W' l"^*"^ prendre la transparence d'un

^^ jv' « JH, a sii'op. Ce changement indique qof l'hémoglobine est séparée des globules et qu'elle est dissoute dans le sérum. Au bout de quelques heures ' de repos elle est cristallisée.

Les cristaux d'hémoglobine sont d'un beau rou^e, ils n'ont pas ta même forme dans les différentes es- |)èces animales. Ils n'apparliennnil même pas au même système cristallin; ceux de l'écureuil sont du système hexagonal, ci cheit les auaeib cl [■ii»m!n'"r d" ' h''r'7'd''' ' lu d'i dï- '''*'^ animaux, bien qu'ils dépci

r, <l>i hamiior ; f, île IVcureuil. ' dcnl du SyStCmC rhombique, (Xi

cristaux affectent des formes v:

Mais si l'hémoglobine a des formes cristallines qui indiquent un arrangement moléculaire différent chez 1rs divers animaux, elle présente dani

la série animale d'autres proprictcs constantes : par exemple, celle de fixer Toxygènc et de Tabandonner dans des conditions déterminées. Preyer a constaté que 1 gramme d'hémoglobine dissoute dans l'eau absorbe 1, 5 centimètres cubes d'oxygène. La combinaison de l'oxygène avec Thémoglobine, si tant est que ce soit une véritable combinaison, est très-faible, car des agents peu énergiques la détruisent. Pour dégager l'oxygène absorbé par l'hémoglobine, il suffit, en effet, de chauffer à 40" dans le vide ou de faire agir des corps avides d'oxygène, par exemple, le fer réduit par l'hydrogène. Plus loin, en traitant de la spectroscopie du sang, je reviendrai sur les agents réducteurs de Thémoglobine oxygénée. L'hémoglobine privée d'oxygène ou hémoglobine réduite peut être considérée comme l'hémoglobine pure. Elle est plus soluble dans Teau que rhémoglobinc oxygénée, par suite elle cristallise plus difficilement, elle présente une couleur moins vive, elle est dichroïque; verdâtre par transparence, elle paraît rouge sombre k la lumière directe.

L'oxygène peut encore être chassé de l'hémoglobine par l'oxyde de carbone et le bioxyde d'azote ; mais ces deux gaz en dégageant Poxygène s'y substituent et forment avec l'hémoglobine des combinaisons plus stables.

En 1854, Cl. Bernard a découvert l'affinité du sang pour Toxyde de carbone. Lorsque, sous une cloche reposant sur le mercure, on agite du sang artériel avec de 1 oxyde de carbone, l'oxygène est entièrement dégagé et l'oxyde de carbone prend sa place dans le sang. Iloppe-Seyler a montré que l'hémoglobine est le siège unique de cet échange de gaz, et il a étudié soigneusement l'hémoglobine combinée à l'oxyde de carbone ou hémoglobine oxycarbonée. Cette dernière est encore moins soluble que l'hémoglobine oxygénée, et dès lors elle peut être obtenue encore plus facilement à l'état de cristaux.

On prépare les cristaux d'hémoglobine oxycarbonée en traitant du sang défibriné et saturé d'oxyde de carbone par l'éther, l'alcool et les autres agents qui, sans addition d'eau, décomposent les globules rouges du sang. Ces cristaux ont la même forme que les cristaux d'hémoglobine pure ou oxygénée, ils présentent à l'œil nu et au microscope la couleur violacée caractéristique du sang saturé d'oxyde de carbone. Les agents réducteurs de l'hémoglobine oxygénée sont sans action sur l'hémoglobine oxycarbonée.

Le bioxyde d'azote seul (Hcrmann) chasse l'oxyde de carbone de l'hémoglobine et s'y substitue en formant avec elle une combinaison nouvelle, qui cristallise dans les mêmes formes que l'hémoglobine pure ou combinée aux gaz précédents.

On a signalé encore des combinaisons de l'hémoglobine avec l'acétylène (Bistrow et 0. Liobreicli), Tacidc cyanhydrique (Hoppc-Seyicr) et le cyanogène (Lankaster) ; mais ces combinaisons sont moins bien établies et moins importantes que celles dont il a été question précédemment.

Hématine, L'hématine est une substance incristallisable, brune, insoluble dans Teau, l'alcool et l'éther ; soluble dans des solutions acides ou

alcalines ; formant avec l'acide chlorhydriquc une combinaison cristallisablc, le chlorhydrate d'hématine, découvert mais non déGni par Teichmann qui lui donna le nom d'hcmine.

L'hématine n'existe pas toute formée dans le sang. On ne la trouve dans l'organisme que d'une manière accidentelle : lorsque le sang s'est épanché dans les tissus, ou bien lorsqu'il a séjourné dans les voies digestives. On la rencontre à l'état physiologique dans les fèces des animaux nourris avec delà viande. (Hoppe-Seyler.) Elle se forme spontanément dans du sang abandonné dans un vase. Au bout de quelques jours, plus ou moins rapidement suivant la température, le sang prend une teinte brune sale qui indique la formation de l'hématine. Si l'on ajoute à du sang des acides ou des alcalis caustiques, l'hématine se produit immédiatement. Lorsque Ton chauffe dans un tube à analyse du sang défibriné avec de l'acide acétique et une faible quantité de chlorure de sodium, il se fait, après le refroidissement, un précipité noirâtre qui, examiné au microscope, se montre

formé par des cristaux rhomboïdaux, bruns, ^Ak caractéristique de chlorhydrate d'hématine. Ces ^If cristaux sont insolubles dans l'eau ; ils se dissolvent dans l'ammoniaque en donnant de Thématine et du chlorhydrate d'ammoniaque.

/S^ ^ (W. Kûhne.) ^ • ^ ^k L'hématine et sa combinaison avec l'acide

chlorhydriquc s'obtiennent aussi bien avec une solution d'hémoglobine pure qu'avec du sang. L'analyse spectrale montre de la manière la plus évidente, comme on le verra plus loin, que l'hématine n'existe pas dans le sang et (:ii>>t;;ux(io(hioiiiydrato(]'iu'm;iiiiR«. qu'elle y foriue seuleuieut sous les intluencos

indiquées précédenniient.

Pour obtenir de l'Iiématinc en solution, il suffit d'ajouter à du sanj; délibriné des acides ou des alcalis. Les solutions acides difTèrent de> alcalines. Celles-ci sont brunes à la lumière directe et verdàtres |)ar transparence, quand on en examine une couche mince; elles sont donc dichroïques. Les solutions acides sont nionoclironiatiques ; elles paraissent brunes, aussi bien par transparence qu'à la lumière réilécliie. (Kiihne.)

On admet que l'hématine se produit par un dédoublement de riiénioglobine. Celle-ci, sous les intluences énumérées plus haut, se décomposerait en hématine et en une substance albuniinoïde mal déterminée. Mais c'est là une simple liy|)ollièse, car les formules de ces deux substances et surtout celle (le I hémojL;lol)ine ne sont pas encore bien établis. D'après Preyer, la formule de l'hémo^rlobine serait C* ^^" ll'*° A/ * Fe- S' 0"'^^ et celle de l'hématine, d'après Hoppe-Seyler C^'' IP^ Az*' Fe"' ()'*. Ces fornndes, si toutefois elles sont exactes, montrent combien est complexe la constitution de ces corps et quelle réserve on doit apporter dans l'explication de leurs transformations.

APPBNDICK. 781

Analyse spectrale dusang. — L'analyse spectrale a été appliquée à rétudc du sang par Hoppe-Seyler. Elle fournit des résultats d'une grande précision, car à l'aide du spectroscope on reconnaît encore Thémoglobine dans des solutions au 1/10,000, et Ton peut suivre les modifications éprouvées par cette substance sous Tinfluence des réactifs.

La spectroscopie du sang repose sur la propriété que possèdent les corps colorés d'absorber certaines des irradiations colorées de la lumière blanche. Un corps rouge, par exemple, absorbe tous les rayons colorés sauf les rouges, et c'est précisément pour cela qu'il nous parait rouge. Si donc un faisceau de lumière décoiùposé par le prisme traverse un corps rouge et transparent pour aller se peindre sur un écran, le spectre ne sera formé que par une seule bande rouge. Les rayons violets, indigos, bleus, verts, jaunes et orangés seront complètement arrêtés; et ils reparaîtront dans le spectre à leurs places respectives, dès que l'on aura écarts le corps rouge. Mais le plus souvent, les corps ne présentent pas une coloration simple, c'est-à-dire que plusieurs des couleurs primitives du spectre entrent dans cette coloration. Lors donc qu'un corps transparent et d'une coloration complexe est traversé par le faisceau lumineux décomposé d'un spectre, il arrête quelques unes seulement des irradiations, et sur le spectre formé sur un écran, ou bien examiné avec une lunette, on observera des bandes obscures, non colorées, dans des positions parfaitement déterminées. Ces bandes obscures portent le nom de bandes d'absorption. La spectroscopie, appliquée aux corps colorés, n'est doue qu'un moyen rigoureux d'analyse de leur coloration. Comme cette coloration est en rapport avec la constitution de ces corps et qu'elle change quand l'on modiGe cette constitution, il devient possible par l'examen spectral de recQnnaitre la présence d'une substance colorée et d'en déterminer d'une manière précise les modifications chimiques. C'est là ce qui a permis de pousser aussi loin Tétude de l'hémoglobine et de ses dérivés.

Je ne décrirai pas ici les appareils dont on fait usage pour faire l'analyse spectrale du sang. Ces appareils connus sous le nom de spectroscopes ne diffèrent pas de ceux que Ton emploie pour faire toute autre observation spectrale. *0n trouvera leur description dans les traités de physique. Le maniement en est très-facile.

Pour étudier le sang au spectroscope, on en met quelques gouttes dans un tube à analyse d^un centimètre de diamètre, et l'on ajoute de l'eau. Ce tube est fixe entre la fente verticale du spectroscope et la flamme d'une bonne lampe, de manière à ce que les rayons lumineux réfracfés par le tube viennent converger sur la fente de Tinslrumcnt. Si la solution de sang a une teinte convenable, à peu près celle de la fleur de pêcher, Tobservateur, ayant l'œil appliqué à l'oculaire et l'instrument étant mis au point, voit dans le spectre deux bandes d'absorption, entre les lignes D et E de Fraunhofer, dans le jaune et le vert. La première bande commence au delà de la ligne D (ligne du sodium), la seconde plus large se termine avant la ligne E. L'espace clair compris entre les deux bandes

obscures est à peu près égal à la deuxième bande d'absorption (voy. pi. I,

fie- 2)-

Ce spectre, décrit par Hoppe-Seyler, est celui de rtiémoglobine oxygéné. On peut le produire avec une solution de cristaux d'hémoglobine, et il ne diffère pas alors de celui que fournit du sang étendu, d*où l'on conclut qu'il n*y a pas dans le sang normal d'autre matière colorante que l'hémoglobine.

Si au lieu d'hémoglobine convenablement étendue, on met dans le tube a analyse des solutions fortement colorées, toute la portion du spectre qui est au delà du rouge est complètement absorbée.

Enfin, si Ton place devant la fente du spectroscope du sang pur défibriné sous une couche d'un centimètre, il ne passe aucun rayon lumineux; mais si le sang est en couche mince, si par exemple îles! étalé sur une lame de verre, comme pour examen microscopique, on distingue d'une manière nette le spectre de l'hémoglobine oxygénée. Une partie vasculaire et suffisamment mince d'un animal vivant, la membrane inlerdigitale ou la langue d'une grenouille par exemple, étendue devant la fente du spectroscope, donne le spectre de l'hémoglobine traversé par des raies vacillantes dues à la circulation.

Vhémofflobine réduite fournit un spectre différent de celui de l'hémo-, globine oxygénée. Le spectre de l'hémoglobine réduite a été découvert par Stokes. On l'obtient en ajoutant à une solution convenable de sang ou d'hémoglobine oxygénée des corps avides d'oxygène : du fer réduit par l'hydrogène, récemment préparé ; du tartrate d'oxyde d'ctain ; du sulfate de protoxydc de fer ; du sulfhyJratc d ammoniaque ; des fragments de muscle. (Fuinoiizc.)

Le spectre de riiémoglobine réduite (pi. I, lig. 7)) a une seule bande d'absorption qui est aussi large que les deux bandes réunies de riiémoglobine oxygéné H (jui coninience un peu à gauche de la ligne D.

Si l'on agite riiémoglobine réduite avec de l'air, les deux bandes d'absorption de l'hémoglobine oxygénée apparaissent de nouveau, pour s'elfacer bientôt si l'on a mis dans le tube un excès d'agent réducteur.

Le spectre de Vlienioylobine oxycarbonée est analogue à celui de riiémoglobine oxygénée, il possède deux bandes d'absorption, dont la preniiiTO à gauche est la plus étroite, et ces deux bandes sont comprises entre les lignes D et E ; mais la première bande d'absorption est plus éloignée de la ligne D que la première bande d'absorption de l'hémoglobine oxygénée, et la seconde bande est plus voisine de la ligne 1) (voy. pi. 1, lig. i). En un mot, les deux bandes d'absor|)tion de l'héuioglobine oxycarbonée sont |K)rtées un peu à droite par rapport aux bandes d'absor|)tion de riiémoglobine oxygénée. Mais le spectre du sang empoisonné par 1 oxydo de carbone est encore bien mieux caractérisé par ce fait qu'il n'est nullement modifié par les agents réducteurs de riiémoglobine oxygénée. Dan> le cas où rempoisonnement du sang n'est pas complet, c'est-à-dire lorsque' le sang n'est pas saturé |)iir l'oxyde de carbone, il se produit, ainsi que

ulaude Bernard Ta montré, une réduction incomplète. L'espace compris îiitrc les deux bandes d'absorption est plus ou moins obscurci, et la ireinière bande dépasse un peu à ^^auche la ligne D.

Pour étudier le spectre de l'hémoglobine oxycarbonée, on peut se servir le sang défibriné, agité avec de Toxyde de carbone, ou prendre le sang l\in animal empoisonné par ce gax.

Le spectre de V liémoylobine combinée au protoxyde d^ azote est entièrement semblable au spectre de l'hémoglobine oxygénée. (Hermann.) Lorsque l'on traite par le protoxyde d'azote, de l'hémoglobine réduite les deux bandes de l'hémoglobine oxygénée apparaissent de nouveau, et les agents réducteurs devieiment ensuite sans effet. De l'hémoglobine oxycarbonée agitée avec le protoxyde d'azote donne un spectre irréductible, dont les bandes sont semblables à celles de riiémoglobine oxygénée (Kûhne); donc, l'oxyde de carbone a été dégagé par le protoxyde d'azote, et ce gaz est entré en combinaison avec l'hémoglobine.

Les bandes d'' absorption de Vhématine sont toujours placées à gauche de la ligne D, contrairement aux bandes d'absorption de Phémoglobine qui sont toujours à droite de la même ligne. Quant à la ligne D, on peut toujours la déterminer en plaçant une lampe à gaz devant la fente du spectroscope et en mettant dans sa flamme un fil de platine préalablement trempé dans une solution de chlorure de sodium.

Vhématine en solution acide donne un spectre différent de celui de l'hématinc en solution alcaline, ce qui tient à la couleur différente .de ces solutions, commeon l'a vu plus haut.

L'héniatine acide (pi. I, fig. 5) donne une bande d'absorption qui commence à gauche de la ligne B et dépasse la ligne C. Pour obtenir ce spectre, il suffit d'ajouter quehjues gouttes d'acide acétique à une solution de sang, ou d'hémoglobine.

Lhématine en solution alcaline produit un spectre avec une raie d'absorption plus large et situé un peu plus à droite que la bande d'absorption de riiéinatinc acide (voy. pi. 1, fig. 6). La bande d'absorption de l'hématinc alcaline commence un peu à droite de la ligne C et va presque jusqu'à la ligne D. Pour observer ce spectre, il faut ajouter de l'am moniaque ou de la potasse caustique à une solution de sang ou d'hémoglobine. Si l'on ajoute un acide à l'hémoglobine alcahne, de manière à dépasser la neutralisation de la base, on fait apparaître le spectre de l'hématinc acide. D'après Kùhne, une solution d'hématine de 1/6,667, ayant un centimètre d'épaisseur, fournit un spectre très-net de l'hématine acide ou alcaline.

Rëmarqui-:$. — Les ouvi*agcs à consulter sur les matières colorées du sang et sur leur analyse spectrale, sont : Hoppe-Seylkr, Handbuch der chemischen Anal.. 1870; W. Kuune, Traité de Chimie physiologique, édition française, actuellement sous presse ; Stokes, Philos. Magaz. 1864; Preyek, Med. centralbl. 1866; Claude Bernard, Des matières toxiques et médicamenteuses, Paris, 1857, et De Tasphyxie par la vapeur du charbon. Revue des cours scientifiques, 1870; V. Fcmouze, Les spectres d'absorption du sang, th. inaug., Paris, 1870.

TABLE AXALYTIQUE.

FoUicule denUire, 319.

Poliicule de Gnaf, 6i5.

FoUicules lymphatiipies, 507 ; — de l*iii-

testin, 586.

FoUkales de Malpigfai, 520.

FoUkule pileux, 470.

Cauiglioo intercarolidieo, 542.

GanglkNis lymphatiques, 490 à 500; —

— Vaisseaux sanguins et lymphatiques des —, 500.

Ganglions nerf eux, 401 a 407.

Glandes de Cowper, 676.

Glande pinéale, 7ii.

Ghndessalifaires, 556.

Glandes de Tison, 678.

Glandes en tubes, 431 ;~en grappes, 432 ;

— formées par des cavités closes, 453;

— T. tissu glandulaire.

Globules blancs, 128, 129, 130; — origine des — , 132,

Globules du lait, 661.

Globules sanguins, 123, 124; — des Ter* tébrés, 127; — des oiseaux, 127; — des amphibies, 127 ; — nombre des — ,

Globulhie, 20.

Gloméniles du rein, 451 ; — 625.

Glutine, 23.

Glycérine, 28.

Glycine, 40.

Glycogène (substance), 25.

Glycose, 26.

Graisses neutres, 31 ; — cérébrales, 33.

GroQ intestin, 596.

Guanine, 46.

■afers, canaux de Uavers, 284, 285.

Hématoïdine, 58.

Hématine, 57.

flémine, 58.

Hémoglobuline, 20.

Huiles éthérées, 55.

Hydatides de Morgagni, 666.

Hypophyse, 711.

Hypoxanttiine, 46.

Inosile, 26 ; - 355.

Intestin grêle, 580 ; — glandes de T— ,

584; — nerfs et vaisseaux de V — , 590;

— ^ lymphatiques de V—, 592.

Iris, 737.

Kératiiie, 176,187; — 477.

Labyrinthe, 776.

Lacrymale (Glande). 762.

Lait,' 660.

Lame spirale, 769.

Langue, 561.

Larynx (Cartilages du), 205; structure du

Lédthine, 33.

Leucine, 40.

Ligaments, 259.

Ligaments intenrertébraux, 208.

Ligaments larges, 654.

Limaçon, 769.

Lipomes, 233.

Lymphatiques, 452 ; — origine des — ,

454; nature des — , 457; cellules des

Lymphe, 151 ; corpuscules de la — , 154 ;

composition chimique de la — , 156.

Mamelles, 657.

Manganèse, 72.

Mélanine, 60.

Moelle allongée, 697.

Moelle jépinière, 686; éléments nerrcux de

la— ,691.

Moelle des os, 684.

Mucus, 178.

Mucus buccal, 559.

Muqueuses (Structure des), 262.

Muscle ciliaire, 738.

Muscles de Tœil, 759.

Myosine, 18.

Nerfs des vaisseaux, 448. Nerfs sensitifs, 393.

Neunne, 47.

Névroglie, 227, 688.

Noyau des cellules, 78.

Nucléoles, 80.

Œsophage, 570.

OlfacUon (Organe de F), 727.

Olfactive (Région), 728 à 731.

Olives, 703.

Ongles, 185 ; structure des — , 186 ; composition chimique des — , 187 ; développement des — ,188.

Oreille, 764.

Oreillettes, 486.

Organes, 485.

Organe deCorli, 772.

Organe de Touîe, 764.

Ossplelîi de l'ouïe, 765.

Otolithes, 766.

Ovaire, 644.

Oviductes, 655.

Ovule, 103,645,650.

Oxalalede chaux, 57.

Oxygène, 65.

Pancréas, 600.

Papilles de la langue, 562 ; — filiformes, 565 ; — fongiforines, 564 ; — caliciformes, 564.

Paupières, 759.

Peau, 167, 717 ; glandes de la — , 720.

Pédoncules cérébraux, 708.

Péricarde, 485.

Pédoncules cérébeUeux, 697.

Périlympbe, 766.

Périchondre, 260.

Périmysium, 549.

Périnèvre, 260.

Périoste, 260, 685.

Pénthélium, 442.

Perspiration, 722.

Pharynx, 570.

Phosphate amoniaco-magnésien, 67.*

Phosphate de chaux, 65.

Phosphate de magnésie, 67.

Phosphate de potasse, 71.

Phosphate de soude, 70.

Pie-mère, 714.

Pituitaire (Glande), 541.

Plaques terminales nerveuses dans les muscles, 588.

Plasma sanguin, 122, 158.

Poils. Voy. Système pileux.

Poumon, 545 ; cellules du — , 548 ; vaisseaux et nerfs du — , 549 ; épithélium des — , 549; composition chimique et développement des — , 555.

Prépuce, 678.

Prostate, 675.

Protagon, 55.

Protoplasma, 76.

Plyalme, 558.

Pulpe dentaire, 512.

Pulpe splénique, 518, 525.

Pyramides, 705.

Racines de la moelle, 095.

Rate, 515 à 526 ; vaisseaux et nerfs delà — , 256 ; lymphatiques et nerfs de la — , 550 ; composition chimique et fonction de la — , 552.

Rein, 625; substance corticale, 024; substance médullaire, 629 ; vaisseaux et nerfs

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