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FIBRES NERVEUSES DES GANGLIONS SPJNAUX

le ganglion spinal. Pour la plupart, cependant, les cellules sympathiques restent en dehors de la capsule conjonctive entourant le ganglion. En revanclie,on Ta vu déjà, le ganglion est abordé par de nombreuses fibres sympathiques venues du dehors. Celles-ci prennent leur termi n ai son à son intérieur par des dispositifs d'enveloppement des cellules intraganglionnaires de Dogiel ; ou bien elles le traversent de part en part et vont plus loin : ce sont des fibres nerveuses centrifuges du ganglion cérébro-spinal.

FihrcA Borvcnses des ymnipiioiis ■phianx. — Sur une coupe transversale passant par le névraxe, le ganglion spinal et les racines d'un embryon de Veau de 65 millimètres fixé par les vapeurs d'acide osraique, on peut aisément constater ceci: la masse du ganglion, formée de cellules toutes rapprochées les unes des autres, figure un fuseau. Des deux pôles du fuseau, se dégagent deux faisceaux de cyUn<ires d'axe. Le faisceau issu du pôle dorsal contourne la moelle et aborde celle-ci toutà fait en haut. C'est la future racine postérieure. Le faisceau né du pôle ventral du ganglion se dirige vers la racine antérieure et la rejoint. Tous deux sont exclusivement formés de cylindres d'axe et ne contiennent pas une seule c^ellule (l).Le ganglion dans son ensemble est donc bipolaire comme l'est à. l'origine chacune de ses cellules nerveuses prises en particulier. Il émet par ses pôles deux ordres de fibres : les dorsales qui vont dans la moelle, les ventrales qui, par la voie du nerf mixte, vont à la périphérie pour constituer les tibres sensitives des nerfs rachidiens. Le fait est alors évident.

A ce moment, en efiet, toutes les fibres du faisceau dorsal, encore amyêliniques, représentent les prolongements centraux des cellules du ganglion, qui sont ou encore bipolaires, ou en train de se transformer en unipolaires (voy. fig. 738, p. 944). Toutes les fibres du faisceau ventral, également amyéliniques, répondent à des prolongements périphériques de ces mêmes cellules ganglionnaires.

Dans les ganglions spinaux des mammifères adultes, la racine postérieure ou « racine dorsale » du ganglion est essentiellement formée par les branches des fibres en T des cellules ganglionnaires répondant aux prolongements centraux. Le bref cordon d'union du ganglion à la racine antérieure réunit les branches des fibres en T répondant aux prolongements périphériques de ces mêmes cellules ganglionnaires devenues unipolaires. C'est là du moins la formule

(1) Il existe bien dans les ganglions des mammifères quelques cellules aberrantes, très contingentes, engagées exceptionnellement dans la racine postérieure, sur les confins de sa jonction au corps du ganglion. Ch. Bonne (loc. cit.^ p. 67) les a tou> jours trouvées, chez le Chien, cantonnées dans la racine sur une étendue de quelques millimètres au plus. Jamais elles ne dépassent les limites du quart interne de la racine et restent même toujours bien en deçà.

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