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MARCHE HYPOTHETIQUE DES COURANTS NERVEUX

de la sorte construit un schéma (fig. 748) très simple et élégant, que j'appellerai le schéma de Dogiel-Sakusseff, et qui {ybcq provisoirement la marche des courants nerveux à travers les ganglions intestinaux en général, c'est-à-dire en les considérant comme résumés en un seul. La cellule sensitive émet un nombre variable de branches réceptives qui vont se terminer dans les tuniques et dans Tépithélium intestinal comme la branche unique d*une cellule des ganglions céré* bro-spinaux le fait dans les tissus et dans la peau. Ces branches conduisent de là vers la cellule les impressions sensitives que celle-ci, à son tour, projette par son cylindre-axe au loin dans une série de nœuds ganglionnaires du plexus en fournissant à chacun d'eux des collatérales. Puis le cylindre-axe développe son arborisation terminale dans l'un des nœuds. Les arborisations terminales du cylindreaxe sensitif et de ses collatérales entrent en relation avec les prolongements protoplasmiques réceptifs des cellules motrices, et le cylindre d'axe de celles-ci va se terminer sur les différentes formations musculaires lisses de l'intestin. La mise en relation des divers ganglions plexiformes entre eux, ou avec les ganglions sympathiques ordinaires, enfin avec les ganglions cérébro-spinaux, s'effectuerait d'autre part au moyen des cylindres d'axe de certaines cellules sensitives qui, sortis du centre périphérique plexiforme, marcheraient au loin par la voie des cordons nerveux communicants. D'autre part, dans les centres plexiformes, viendraient se terminer un certain nombre de cylindres d'axe d'origine cérébro-spinale. Une telle disposition don nerait en réalité la clef d'une série de pliénomènes physiologiques, sans cela pour ainsi dire incompréhensibles. Non seulement, de la sorte, l'intestin apparaîtrait comme renfermant en lui-même les éléments essentiels d'un arc diastaltique complet; mais encore on comprendrait comment, en certaines circonstances, les impressions sensitives parties de la surface peuvent passer dans le système cérébrospinal et devenir conscientes. De même pour les impressions sensitives d'origine cérébro-spinale suscitant des réflexes intestinaux, soit moteurs musculaires, soit moteurs glandulaires.

Quoi qu'il ea soit, un fait intéressant et qui doit être retenu a été mis en lumière par Gaj\l (l), c'est que les ganglions plexiformes de l'intestin, qui peuvent servir de type à tous les autres, sont formés de deux éléments nerveux très distincts : a) les cellules nerveuses des nœuds ganglionnaires et les fibres axiles ou protoplasmiques qui pai'tent de celles-ci ; b) les fibres nerveuses de passage également de double signification dendritique ou axile, qui viennent d'ailleurs et vont plus loin, en abandonnant seulement dans les nœuds des collatérales rares épanouies en nids péricellulaires. Ces fibres de passage

(!) Ramôn y Gajal, Les nouveUes idées ^elc,, trad. cKAzoulay, p. 143.

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