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GRAPPES TERMINALES

ici complètement. La terminaison motrice est donc simplifiée. Pour préciser la comparaison avecTéminence terminale ordinaire, on peut d'ailleurs imaginer une formule commode. Je suppose que, par la pensée, on tire à moitié hors du sarcolemme l'arborisation terminale d'une plaque motrice du Lézard; puis qu'on enveloppe de myéline, jusqu'au contact du sarcolemme, toutes les portions des branches de l'arborisation tirées hors de ce même sarcolemme : on aura la terminaison des nerfs moteurs dans les muscles de la Grenouille. Il faut de plus supposer que la semelle de Kiihne a disparu dans le mouvement de transformation.

FiG. 750. — Terminaisons motrices dans les muscles de la langue de la Salamandre. Méthode de Tor. (D'après S. Tschiriew.)

m, flbre nerveuse mère à myéline, Amettnnt &ur un mAme point, n^ trois fibres amyéhniqnas /y, c, (2, répondant à nuUnt «i^ârborisalions terminales très simples sur un seul ot mdme faisceau primitif.

Tschiriew (1) a mis en évidence des terminaisons motrices (fig.750) de forme et de constitution intermédiaires entre Téminence motrice complète et complexe, telle qu'on la voit chez le Lézard, et celle que je viens de décrire chez les anoures. Ce sont des grappes terminales, occupant (par exemple chez les costo-peaussiers de la Couleuvre) les parties du muscle dépourvues de nerfs à myéline. Elles sont formées de bourgeons nerveux appendus aux branches de l'arborisation terminale d'une fibre toujours amvélinique, même alors qu'elles sont placées à côté de plaques motrices qui terminent des tubes nerveux à moelle. Dans ce dernier cas, on voit une petite fibre sans myéline se séparer de la fibre à myéline au niveau d'un étranglement annulaire,

(1) S. Tschiriew, Sur les terminaisons nerveuses dans les muscles striés (Arch, de Physiol. et Travaux du lab. d'histol. du Collège de France^ 1879, 1880, t. V, pp. 17, 27). L'auteur a employé la méthode de Tor,

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pour se terminer dans une de ces grappes. Les fibres nerveuses sans myéline, dont les branches fournissent les grappes, proviennent d'ailleurs toujours des fibres à moelle. Elles ont quelquefois à partir de là un très long parcours sous forme de faisceaux flbrillaires accompagnés par des noyaux du type de Remak, mais elles ne s'anastomosent pas en rets. Ce sont donc là des arborisations cylindraxiles nues homologues de celles des éminences motrices complexes, mais comme tirées hors du sarcolemme à la façon des branches du buisson de Kuhne, sauf qu'elles ne sont point revêtues d'un manchon de myéline. Elles paraissent destinées à constituer des plaques motrices accessoires sur un certain nombre de faisceaux munis d'éminences motrices complexes. Sur d'autres faisceaux, qui sont de petit diamètre et présentent le caractère de cellules musculaires jeunes ; elles répondent probablement aussi à un dispositif demeuré jusqu'à un certain point embryonnaire comme l'a indiqué Tschiriew. De plus, elles sont souvent multiples : on compte jusqu'à six ou sept petites grappes sur un même faisceau. Les plus grosses développent leurs bourgeons courts et serrés dans une semelle granuleuse renfermant des noyaux fondamentaux : ce sont donc là des éminences motrices du type des accessoires. Sur les plus petites, réduites à de véritables ^acA^^ terminales comparables à celles des muscles lisses, je n'ai, comme Tschiriew, pu mettre en évidence ni substance granuleuse ni noyaux fondamentaux. Mais constamment la terminaison se fait sous le sarcolemme.

D*un autre côté, il existe chez les batraciens urodèles des terminaisons motrices de beaucoup plus simples que celles des nerfs dans les muscles de la Grenouille. Chez les Tortues (T, grsecay Cistudo europœUy Emys caspica) elles se réduisent à ceci : des tiges fibrillaires, perlées ou portant de petits bourgeons, suivent les intervalles des cylindres primitifs à la surface des faisceaux sous le sarcolemme. Ces tiges, subdivisées ou non, proviennent d'une arborisation cylindraxile nue extérieure au sarcolemme et plus ou moins étendue et compliquée, telle que serait celle d'un buisson de Kiihne sur les branches filles duquel la myéline ne se serait pas développée jusqu'au contact du faisceau primitf. Les branches flbrillaires, c'est-à-dire non accompagnées de noyaux de Remak, occupent la surface du faisceau et filent dans des interlignes des cylindres primitifs, assez souvent en se subdivisant en une tige terminale ascendante et en une descendante à partir du point où la fibre sans myéline atteint la substance musculaire. Quelques-unes se bifurquent ou donnent des rameaux collatéraux courts avant de se terminer.

Le nombre des tiges qui vont ainsi s'appliquer sur un seul et même faisceau primitif est variable, mais d'autant plus considérable que le faisceau est plus épais; je suis à cet égard de l'avis de Tschiriew. Quelquefois, par contre, le faisceau primitif ne reçoit qu'une seule

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