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TERMINAISONS DANS LES MUSCLES STRIES DES ANOURES

Ceci est facile à constater quand le buisson de Kiihne se présente de profil. Ce seul fait montre que les branches amyéliniques seules sont contenues à Tintérieur du sarcolemme. La méthode de l'or les met en évidence très aisément : on voit alors que chacune des branches filles du buisson donne naissance à un rameau cylindraxile engagé sous le sarcolemme. Chaque rameau cylindraxile suit en général la direction des cylindres primitifs du faisceau musculaire. Après s'être divisé ou non en Y, il se termine librement au bout d'un certain parcours à la surface du faisceau. En colorant soit par le carmin neutre, soit par le carmin aluné les préparations traitées par Tor, on met en évidence sur son trajet des noyaux en tout semblables à ceux de l'arborisation d'une éminence terminale du Lézard, et posés à plat sur le faisceau de fibrilles répondant au cylindre-axe. Ce sont donc ici encore des noyaux de fibres de Remak. Quand, comme l'a fait Gohnheim (3), on imprègne d'argent la terminaison motrice d'un faisceau primitif de la Grenouille, on voit que tout l'ensemble des tiges terminales est réservé en blanc, avec des nœuds sur leur trajet répondant au relief de leurs noyaux également réservés. Les nœuds, vus de profil, ne sont pas séparés de la tige cylindraxile par un trait noir. Ceci montre que les noyaux sont appliqués à la surface de la tige exactement. D'autre part, la tige étant colorée par le carmin après la méthode de l'or, ils apparaissent souvent à côté des branches cylindraxiles parce qu'ils ont été soulevés par l'action des acides faibles. La substance granuleuse de la semelle de Kiihne et ses noyaux (noyaux fondamentaux), manquent

(3) GoHNHBiM, Ueber die Endigung der Muskelnerven (Virchow^s Archw^ 1865, t. XXXIV, p.5194). La méthode d'imprégnation indiquée par Gohnheim est compliquée et ne réussit pas à tout coup. — Dans un verre de montre, on met ime solution de nitrate d'argent à 2 ou 3 pour 1000 ; dans un second verre de montre, une solution d*acide acétique à 1 pour 100 dans Peau distillée; dans un troisième, de Teau distillée et, dans un quatrième, du sang coulant du ventricule d'un cœur de Grenouille dont on a réséqué la pointe. Le caillot étant formé et ayant exprimé par son retrait assez de sérum, on tue l'animal en lui détruisant la moelle, et Ton détache de ses gastrocnémiens quelques faisceaux musculaires primitifs, franchement d'un second coup de ciseaux : le premier ayant enlevé l'apooévrose et la couche superficielle de fibres, qui sont disposées comme les barbes d'une plume à droite et à gauche de la cloison fibreuse médiane du gastrocnémien. On dissocie ces fai&ceaux sur la lame porteobjet dans une goutte de sérum du sang. On porte ceux qui, sous un faible grossissement montrent des terminaisons nerveuses, dans le nitrate d'argent. On les en sort au bout de dix à vingt secondes, pour les porter dans l'eau distillée et on les expose aux rayons du soleil, ou au foyer de la loupe sur pied concentrant la lumière sur eux. Dès qu'ils sont devenus bruns ou noirs, on les transporte dans la solution acétique, où ils se gonflent et reprennent peu à peu leur volume primitif. On les dispose enfin dans un mélange de glycérine et d'eau à parties égales, et on les observe au microscope. Tout le buisson terminal et ses tiges apparaissent alors réservés en blanc très pur si la manipulation a bien réussi. Les noyaux musculaires sont aussi réservés en blanc.

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