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TERMINAISONS MOTRICES DANS LES MUSCLES DE LA VESSIE

iodividuellement les terminaisons motrices dans cet embrouillement (1).

Dans les muscles lisses de l'intestin, les nerfs, tous amyéliniques, proviennent du plexus d'Auerbach. On sait que des travées de celui-ci, occupées sur leur trajet et surtout à leurs points nodaux par des cellules ganglionnaires, se dégagent des fibres de Reinak dont les concours forment un second plexus sans cellules ganglionnaires. De là part une troisième intrication plexiforrae, fibrillaire, qui est intra-

Fn. 754. — Terminaisons nerveuses motrices dans les muscles lisses de la vessie d'un Lapin âgé de neuf jours. Méthode de Golgi. (D'après G. Rbt/ius; fig. empruntée à DÉJERINB.)

musculaire exactement comme dans la tunique moyenne d'une artère d'un certain calibre. C'est de cette intrication que naissent les tiges nerveuses terminales. G. Retzius a pu mettre celles-ci en évidence non dans Tintestin, mais dans la tunique musculaire de la vessie du Lapin où l'embrouillement est moins compliqué (fig. 754). Par la méthode du bleu de méthylène injecté sur le vivant, il a vu que les

(1) On ne trouve, échelonnées le long des artères, ni dans les plexus de fibres de Remak d'où proviennent les fibres nerveuses sans noyaux et perlées des artérioles, aucune cellule ganglionnaire. Ces cellules sont plus loin, dans les ganglions sympathiques. Le plexus fondamental des grosses et moyennes artères renferme d'ailleurs, à côté des fibres de Remak, un certain nombre de fibre-s nerveuses à myéline. Ce sont des fibres qui, venues des ganglions, vont se résoudre plus loin en arborisations de Remak et qui ont, par suite, la signification de cordons sympathiques, autrement dit de fibres de passage.

V^96 COMPARAISON DBS TERMINAISONS MOTRICES DES MUSCLES STRIES ET LISSES.

branches ultimes de rarborisation fibrillaire se divisent dichotomiquement à diverses reprises, pour fournir des tiges terminales munies de bourgeons s'appliquant à la surface des faisceaux de fibres musculaires lisses à peu près de la même façon que celles de la Salamandre à la surface d'un faisceau primitif strié (Tschiriew). Tout un groupe de cellules musculaires lisses équivaut dans ce cas, au point de vue de la terminaison nerveuse, à un seul faisceau primitif de muscle strié répondant lui-même à plusieurs cellules musculaires restées indivises, puisqu'il a des noyaux multiples. Ce fait est, d'autre part, très instructif parce qu'il montre qu'il n'y a pas toujours lieu de rechercher une tache motrice pour chaque fibre musculaire lisse des vertébrés supérieurs comme cela a lieu dans les fibres lisses colossales des invertébrés. J'ai d'ailleurs montré (t. I, p. 592) qu'à nombre de points de vue, et en particulier à celui de leur vascu]arisation,les petits groupes de cellules musculaires lisses et non pas chacune de ces cellules prises en particulier, sont les homologues réels des faisceaux primitifs des muscles striés.

La conclusion de cette étude est également celle-ci : c'est qu'il n'y a pas de différence essentielle entre le mode de terminaison des fibres nerveuses sur les muscles lisses et striés ; mais bien une complication progressive et d'ailleurs contingente du dispositif terminal, à partir de la tache motrice réduite à un bourgeon plus ou moins lobé, jusqu'à l'éminence terminale complexe où la terminaison se déploie tout entière au sein d'une lame protoplasmique granuleuse renfermant des noyaux fondamentaux.

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