‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 128 sur 489 · J94 INNEKVATION DES MUSCLES LISSES DES ARTÈRES · texte numérisé non relu

J94 INNEKVATION DES MUSCLES LISSES DES ARTÈRES

lames de tissu conjonctif où est comprise Tartériole, on voit d'abord un certain nombre de travées de Remak. Les filaments axiles groupés pour former ces travées sont teints en bleu, ainsi que les noyaux. Les travées sont plexiformes, anastomotiques entre elles et dessinent de larges mailles. 11 se dégage de là, sur un plan plus superficiel ou plus profond et souvent sur les deux à la fois, des travées plus fines également du type de Remak et formant un rels plus délicat. Les points lïodaux de ce rets sont ou de simples chiasmas de fibres axiles, ou bien ils renferment un corps cellulaire envoyant des prolongements dans le rets. C'est de là que partent, de distance en distance, les ramuscules nerveux destinés aux artérioles. Ceux-ci prennent place entre la couche rameuse périvasculaire et celle des cellules musculaires. Ils se poursuivent dans le sens et tout le long du vaisseau en se branchant un grand nombre de fois et en formant tout autour un plexus à mailles irrégulièrement allongées. Les fibres nerveuses ne sont accompagnées par aucun noyau : il s'agit d'une arborisation flbrillaire plexiforme. Toutes ces fibrilles nerveuses sont perlées quand on a employé le bleu de méthylène, et variqueuses quand on s*est servi de la méthode du chromate d'argent pour les mettre en évidence. Dans ce dernier cas, quelques-unes seulement des fibres entrant dans la constitution du plexus périvasculaire sont dessinées au milieu des autres et montrent leur arborisation individuelle : le plexus se débrouille ainsi. Les branches, en se divisant et se subdivisant, donnent des bourgeons latéraux en forme de petites grappes ou des collatérales courtes terminées par de petits bourgeons à la surface d'un certain nombre de fibres musculaires lisses. Parmi celles- ci, le bleu de méthylène direct en colore toujours quelques-unes et les autres non : les cellules musculaires teintes par le bleu ne sont d'ailleurs pas toujours celles qui reçoivent une terminaison nerveuse (1).

Dans les petites, moyennes et grosses artères qui possèdent une adventice, c'est dans cette membrane celluleuse et non plus dans le tissu conjonctif ambiant que se disposera le plexus de grosses travées de Remak (plexus fondamental deRANviER), et le « plexus intermédiaire )), formé de fibres de Remak plus fines décrit autrefois par His (2). Le plexus préterminal, formé de fibrilles nerveuses nues et perlées, prend place dans les intervalles des plans de fibres musculaires lisses et se poursuit dans toute l'épaisseur de la tunique contractile comme un rets. 11 est dès lors à peu près impossible de distinguer

(1) Le bleu de mélhylène, injecté dans les vaisseaux et ayant déterminé la coloration en bleu des nerfs sur le vivant, ne teint du r^ste jamais les cellules musculaires ni les noyaux endotbéiiaux des vaisseaux sanguins. 11 y a là une question de cbimisme vital qui n*est pas encore élucidée.

(2) His, Ueber die Endigung der Gefàssnerven (Arch. de Virchotc, t. XXV IIl, p. 427, 18G5).

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