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NERFS ET FORMATIONS GANGLIONNAIRES CARDIAQUES

thode du chromate d'argent a permis au contraire à Heymans (1 ) d'affirmer avec raison que le myocarde de la Grenouille, tout aussi bien que celui des mammifères, est si richement pourvu de fibres nerveuses amyéliniques dans sa totalité, qu'on doit admettre que chacun des segments de Weissmann qui le composent est directement innervé (flg. '755).

Nerlii cnrdiaqncs et formations ganglionnaires, — On Sait que le

pneumogastrique, de même que le sympathique, émet dans la région cervicale des filets cardiaques. Deux de ces filets sont parfaitement isolables sous forme de branches grêles et longues naissant chez l'Homme à la partie moyenne et inférieure du cou. Ces branches descendent en dehors de la carotide primitive et se distribuent principalement au péricarde après s'être anastomosées entre elles, et accès soirement au myocarde par l'intermédiaire du plexus cardiaque. P, Jacques (2) a montré que le troisième filet (qui serait le supérieur des anatomistes) est en réalité formé par un certain nombre de ramuscules très fins, se détachant du pneumogastrique à diverses hauteurs et se jetant ensuite sur la carotide avec laquelle ils descendent jusqu'à la crosse de l'aorte. Quant aux nerfs cardiaques d'origine sympathique, ils occupent en majeure partie la face postérieure de la crosse aortique. Tous ces nerfs perdent leur myéline après avoir traversé le péricarde par leurs filets issus des plexus coronaires. Ceux-ci, comme l'a également bien montré Jacques, ne suivent nullement, pour se distribuer au myocarde, le trajet des vaisseaux sanguins ainsi qu'on le croyait auparavant.

En effet, mis en évidence par l'injection du bleu de méthylène dans les artères coronaires du cœur du Chien enlevé sur le vivant, ces nerfs partent du sillon auriculo-ventriculaire comme des jets se succédant tout le long de lui, et descendant sur le ventricule de sa base à sa pointe par le plus court chemin, parallèlement les uns aux autres. La pointe réelle du ventricule droit étant, comme chacun sait, située un peu plus haut et a droite que celle du ventricule gauche, il en résulte que, sur la face antérieure du cœur, les branches nerveuses répondant à la surface du ventricule s'inclinent peu à peu obliquement à droite et dessinent là une sorte d'éventail. Sur la face postérieure du cœur, au contraire, toutes les fibres nerveuses de distribution sont sensiblement parallèles et descendent du sillon auriculo-ventriculaire vers la pointe, avec une direction légèrement oblique de haut en bas et de droite à gauche. Dans ce trajet, elles croisent la direction des vaisseaux et ne sont satellites d'aucun d'eux. Elles émettent de nombreuses branches

(1) Heymans, Ueber Innervation des Froschherzens (Arch. f, Anaiomie u, l'hxjsiol., Physiol. Abtb., 1893).

(2) F. Jacques, Recherches sur les nerfs du cœur chez la Grenouille el les Dnam-

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