TERMINAISONS MOTRICES GLANDULAIRES
brane vitrée lies culs-de- sac glandulaires, s'épanouissent en des gerbes de fibrilles pénétrant dans les cellules et les parcourant dans le sens de leur hauteur, comme une série de fils délicats plongés dans le protoplaîïraa et entourant le noyau. On sait actuellement que Pfluger s*est mépris, et a considéré à tort comme répondant à des fibrilles iier*veuses les stries qui parcourent suivant leur hauteur les cellules èpithèliales des canaux excréteurs intralobulaires et extralobulaires. En revanche, la méthode du chromate d'argent a conduit Fusaki et Panasci à admettre, comme le soutenait Pflûger, l'existence de cellules ganglionnaires isolées sur le trajet des nerfs des glandes séreuses du goût (1).
De son côté, Cajal (2) décrit de pareilles cellules dans le pancréas : ce sont les éléments de ce qu'il appelle les « ganglions intersUtiels » dont j*ai parlé plus haut et dont j'ai discuté la signiâcatioo. Quoi qu'il en soit, la méthode du bleu de méthylène ne m'a pas permis de les retrouver dans la lacrymale du Gobayeet du Lapin. On voit, dans les iiiteryalles des grains glandulaires, circuler de grands rets plexiformes de fibres de Remak typiques, formés de travées grêles dorU certains points nodaux sont occupés, il est vrai, par des corps cellukires stellaires. Mais ceux-ci ressemblent en tout aux cellules satellites des travées, et ils ont, je crois, cette même signification et non pas celle de cellules multipolaires interstitielles. Il se dégage de là et sur des plans différents des intrications plexiformes de fibres de Remak plus grêles, le long desquelles on trouve également de distance en distance les noyaux caractéristiques. C'est de ces intrications délicates que partent les arborisations fibrillaires dont les branches ne sont accampa^tjée^i par aucun noyau. Elles s'enlremêlent pour former des séries de plexus à la surface externe des grains glandulaires, et émetteat â ce niveau des branches perlées plus ou moins nombreuses. Dans les glandes salivaires de la Salamandre et du Lézard, G. HtiTzius a constaté, à Taide du chromate d'argent, des dispositious tout à fait analogues. De plus, il a bien mis en évidence un fait qui, Jusqu'à un certain point, peut rendre compte de l'ancienne erreur de PFLutiKR. Sur le conduit excréteur de la sous -maxillaire du Lézard gris (fig,702),il a vu que .les fibres nerveuses terminales, très délicates, franchissent la membrane propre et montent entre les cellules èpithèliales cylindriques en occupant leurs plans côtés, pour se terminer sans renflement ou par de petits boutons dans leurs intervalles, quelquefois tout proche de la lumière glandulaire. Ici donc, il s'agit d'une terminaison
(i) FusARi et Panasci, Sulle terminazioni nervose nella mucosa e néWe ghiandole tierose délia lingua dei mamiferi (Atli délia R, Accid. délie se. di Torino^ t. XXV, 1890, et Arch, italiennes de Biologie, i89i).
(2) Ramôn y Gajal, Les nouvelles idées sur la structure du syâtème nerifeuxi trad. française d*Azoulay,p. 146.