CHAPITRE XIII
T£RMINAlSONS NERVEUSES SENSITIVES
Les nerfs sensitifs sont ceux qui trausmetlent aux centres neVveux les impressions reçues à la périphérie. Histologiquement, il n'existe aucune différence entre les 6bres nerveuses motrices et les sensitives au sein des cordons nerveux où celles-ci sont en voie de marche. La distinction ne peut être faite que si Ton considft'e le mode de lerminai^ion. On voit alors que les nerfs moteurs se terminent tous par des extrémités libres — arborisations, tiges ou taches motrices — au contact et à la surface des cellules musculaires. L*arborisation terminale d'une fibre sensitive finit, elle aussi, par des extrémités libre^^. Mais la terminaison (qui est ici celle de prolongements nerveux réceptifs de cellules ganglionnaires sensitives) occupe alors le plus ordinairement les espaces, interorganiques. Dans les épithéliunis, où s'engagent en grand nombre les branches amyéliniques terminales des fibres sensitives, on voit ces branches et leurs rameaux marcher dans les lignes de ciment entre les cellules épithéliales, puis sV ter miner dans les intervalles de celles-ci.
Toutes les sensations d*ordre commun, c'est-à-dire réductibles à des impressions dues à un contact simple et fournissant la notion de ce contact, prennent leur origine en des points de la périphérie où Ton rencontre le dispositif que je viens d'indiquer. Toutes ces sensations ont aussi pourpoint de départ une action extérieure^ exercée en un lieu quelconque du tégument externe ou interne. De nombreuses actions du même genre, produites interstitiellement dans l'intimité des tissus, ne sont au contraire presque jamais perçues entant que contacts. Ou bien Ton n'en a pas conscience, ou bien elles suscitent d'emblée un mode tout particulier de la sensibilité différent de la sensation pure et simple : la douleur, conséquence ordinaire des sensations de pression ou de contact ayant dépassé en intensité leur limite normale.