TACT
Parmi les surfaces réceptives des actions extérieures qui peuvent faire naître les impressions sensitives, le tégument cutané et les muqueuses d'origine ectodermique, qui sont ses reflets intérieurs occupent la plus large place. Ils sont aussi le siège de prédilection des terminaisons sensilives, qui s'y font en très grand nombre et y affectent des dispositifs plus ou moins compliqués. La raison en est, certainement, que les épithéliums d'origine ectodermique recouvrent ce qu'on pourrait appeler la périphérie primordiale , celle qui renfermait à l'origine toutes les cellules neuro-épithéliales sensilives. Après le report de celles-ci dans la profondeur de l'organisme, cette même surface devient naturellement le point terminal de la végétation des cellules nerveuses sensitives. Leurs prolongements protoplasmiques — repré-
sentant leur pôle réceptif — s'engagent ainsi derechef dans la ligne épithéliale ectodermique qui est le lieu même où s'exercent les impressions sur la limite de l'individu et de l'extérieur (fig. 763^. La mise en relation du neurone sensitif avec la surface tégumentaire d'où lui-même ou plutôt d'où ses ancêtres cellulaires, neuro-épithéliaux, ont émigré pour gagner le névraxe ou les centres périphériques, est de la sorte reproduite par la poussée secondaire des prolongements protoplasmiques à l'extrémité de la fibre nerveuse périphérique, qui elle-même équivaut à une élongation du corps cellulaire. H en résulte, dans toute l'étendue de la surface tégumentaire primitive et des muqueuses en dérivant, la production du dispositif du tact.
Les impressions sensitives communes peuvent se résumer, en effet, dans ce qu'on appelle « le tact » : terme qui rappelle leur origine dans les contacts entre les surfaces limitant l'organisme et les objets extérieurs doués de qualités diverses (résistance, température, etc.). Le tact, sens primordial, fondamental, et qui dans certains cas peut