CARACTÈRES HISTOLOQIQUES DE LA CAPSULE
stater alors que sa surface extérieure est continue et lisse comme sa surface interne, et qu'elle ne se poursuit avec rien dans la rétine. Elle
Fio. 632. — Une cellule multipolaire dépourvue de cylindre-axe (amacrine) de rétage externe du ganglion optique de la rétine du Lapin. Injection sur le vivant et par l'aorte du bleu de méthylène. Fixation par le picrate d'ammoniaque dans la chambre humide saturée de vapeurs d'iode ; conservation dans le picrate affaibli. (Chambre claire, projection sous l'ocul. 1 et l'obj. 9 de Leitz; figure réduite à la gravure.)
n, noyau entouré d*une zone de protoplasma clair; — p, protoplasma différencié, fixant le bien de méthylène; — c, capsule ; ~ c\ un de se* prolongements sur Torigine des branchai protoplasmiques, qui presque toutes sont tendua.
expansion. Les capsules sont donc disposées dans les loges fournies par les fibres de Mûlier comme des perles dans leur écrin (voy . au sujet des loges fournies aux grosses cellules ganglionnaires de la rétine, le travail de DoaiBL, Neuroglia der Retina des Menschen (Arch. f, mikroskopische Anatomie, Bd. XLI, p. 612, 1893).
La capsule des cellules nerveuses n'a pas davantage de rapports avec le prétendu « espace lymphatique péricellulaire » décrit autrefois par Obbrsteiner (Ueber
(ig4 PÉNÉTRATION DU BLEU DE MÉTHYLÈNE.
a donc son individualité propre; c'est un organe annexe et absolument nouveau de la cellule ganglionnaire. Je n'ai pu en constater jusqu'ici l'existence que dans la rétine, peut-être parce que ce centre nerveux membraniforrae est le seul qu'on puisse observer vivant, avec ses cellules et leurs prolongements colorés ainsi que la capsule par le bleu de mélhylèneayantagidurantlavie. Mais je considère son existence comme probable autour des cellules ganglionnaires des autres parties du névT-axe, à cause du rôle important qu'elle joue dans la nutrition de celles de la rétine des mammifères, chez lesquels je l'ai trouvée constante.
La capsule y existe au pourtour de toutes les cellules multipolaires ; maiselle ne se déploie pas également, et en conséquence n'est pas également apparente dans toutes. Elle devient, en effet, visible et distincte du corps cellulaire, uniquement parce qu'elle puise en dehors le plasma interstitiel, qui développe sa cavité au fur et à mesure qu'il s'y nccumule en éloignant sa paroi de la surface du corps cellulaire sur lequel elle se moule à l'état de vacuité. Elle se distend d'abord régulièrement, puis cesse d'augmenter de volume. Son contenu consiste en un liquide légèrement coloré en violet amarante, tandis que le corps cellulaire et ses prolongements sont teints en bleu pur. Cette coloration amarante est celle même du bleu de méthylène répandu diffusément dans le plasma rétinien. Il arrive en effet (surtout après injection par l'aorte chez le Lapin), qu'on a sous les yeux d'abord une rétine d'un bleu amarante accusé, mais ne montrant encore aucune cellule nerveuse ni aucun cylindre-axe colorés. Au bout de peu de temps, on voit apparaître çà et là des corps cellulaires, puis des cylindres d'axe, et enfin des prolongements protoplasmiques teints fjiiblement en bleu pur. Peu à peu, le bleu violacé diffus s'efface; en même temps la teinte des corps cellulaires, puis des prolongements nioiïLo et arrive lentement au bleu foncé, et enfin au bleu noir. La capsule est alors gorgée de plasma bleu -amarante. La cellule puise tîf>nc le plasma interstitiel ambiant, elle l'accumule tel quel dans sa capsule (fig. 032); puis elle l'absorbe d'abord au niveau de son corps cellulaire et l'envoie de là dans ses prolongements. Si l'on fixe maintetjatiLle bleu par le bichlorure de mercure, on peut observer de nombreiKses cellules ganglionnaires dont la coloration est incomplète. Le corp.s cellulaire est seul coloré, ou bien ill'est avec ses prolongements jiisqu*à une certaine distance seulement. En revanche, on ne voit pas de prolongements protoplasmiques colorés convergeant vers un corps
oiui^'o Lymphraume im Geiiirn, Wiener Akad. Sitsungsberichte, vol. LX). On SAit aujourd'hui que cet espace est entièrement artificiel et dû à la rétraction des cellulos nerveuses ayant vacuole et émis autour d'elles une couronne de gouttes sarcotJie]ue*, qui en prenant place dessinent Tespace précité et rendent le corps de la çellulo irrégulièrement sleliairc.