CORPS VITRÉ
vitré, le vaisseau afférent hyaloïdien émet uq autre rets de capillaires à mailles polygonales, qui double eu dehors la vitrée du feuillet rétinien de la cupule optique, — vitrée qui répond plus tard à la « limitante interne delà rétine ». C'est le réseau vitro- rétinien qui subsiste, chez la Grenouille par exemple, tout autour du corps vitré, et occupe une mince membrane sans structure, bien que de siguidcation connective. Celle-ci limite la masse du corps vitré en doublant la vitrée rétinienne et porte le nom de membrane hyaloïdienne.
Excepté chez les oiseaux où elle aboutit à la formation du peigne, la partie antérieure de la fente choroïdienne » ou Assure optique fœtale inférieure, ne donneeiitrée dans le corps vitré qu'à des bourgeon s vasculaires]aussi tôt abor tifs. Ou bien mêra^ellene sert de voie à aucun. Sauf au niveau de la future chambre antérieure de Tœil où les vaisseaux cristalliniens s*anastomosent, sur la face antérieure de la lentille, avec ceux du système enveloppant chorio-capillaire qui contournent le genou de la cupule optique et ceux du tissu conjonctif sous-ectodermique en voie de développement, il ne se forme pas de tissu amjonctif même jeune. On n*en trouve qu'entre les capillaires de la « membrane pupillaire ». La masse du corps vitré se réduit à une substance fondamentale homogène dont le volume s*accroît peu à peu, mais où il n'existe jamais de formation régulière de cellules fixes. J'entends par formation, l'ensemble des cellules connectives qui partout ailleurs caractérisent le tissu conjonctif. Chez Tembryon de Mouton de 25 à 30 millimètres, on voit bien au voisinage du vaisseau afférent hyaloïdien un certain nombre de cellules migratrices dans le corps vitré. Certaines d'entre elles, à noyau unique et vési culeux, répondent probablement aux « flbroblastes » de Qderton (1) et tendent dans la substance du corps vitré une série de prolongements délicats en aiguilles ou même arborisés ; mais jamais il ne se forme de réseau ou d'éléments de réseau de cellules fixes.
11 n'en faut pas moins attribuer à la masse du corps vitré la signification d'une formation de tissu conjonctif: d'abord parce qu'elle sert dévoie et de milieu de développement à des vaisseaux qui s\v terminent, soit par des anses capillaires, soit par des pointes d'accroissement et avec le mode limbiforme de végétation caractéristiques; ensuite, parce qu'on voit toujours certaines parties du corps vitré devenir le lieu de la formation de certains éléments d'une trame conjonctive. Il s'agit de la a région de la Eonula », répondant au point où le crislalHo bouche l'orifice antérieur de la cupule optique. Les fibres de la zonula (fig. 808) sont étendues à travers le corps vitré dans l'œil adulte, entre la vitrée (limitante externe) de la partie antérieure de
(1) L. QuERTON, Du rôle des cellules migratrices,.., etc, dans Vorganisixtion dei tissus chef les animaux à sang chaud. Bruxelles; 1897.