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J162 CELLULES HORIZONTALES — GRANDS CYLINDRES D*AXE HORIZONTAUX

intervalles des corps de celles-ci. Ces prolongements sont étroitement accolés aux corps cellulaires en passant à leur surface ; c'est pourquoi Krause avait supposé qu'ils concourent pour former un réseau vrai. Mais il n'en est rien ; il s'agit simplement de croisements au contact adhésif entre eux. Par les trous ménagés entre les cellules et circonscrits par les fibres nerveuses, passent les prolongements périphériques des cellules bipolaires en marche vers les pieds des cellules sensorielles. Ceux-ci reposent en réalité sur le plexus basai issu en grande partie des prolongements des cellules horizontales; et l'on se rend compte ainsi du rôle mécanique parfaitement réel que jouent ces cellules en tant qu'agents de soutien en surface, quand bien même il s'agit de cellules ganglionnaires et non pas de vraies cellules de soutien.

Chez les poissons osseux, outre ces deux rangées de cellules ganglionnaires tangentielles, il existe une troisième assise plus interne découverte par Schifferdecker (1) et composée de grands corps fusiformes dépourvus de noyau selon lui, ce que conteste Ramôn Y Cajal (2). Chez les batraciens, on ne retrouve que deux rangées tout comme chez les cyclostomes : elles répondent aux « cellules basales interstitielles » et aux ce cellules basales internes » de Ranvier. Enfin, chez les mammifères (Chien, Chat, Lapin, Cochon d'Inde, Mouton), on dislingue aussi nettement, soit par la méthode de Golgi, soit par le bleu de méthylène, deux couches de cellules ganglionnaires dans le ganglion horizontal : l^les cellules horizontales externes, très aplaties et formant corps avec l'intrication perlée du plexus basai ; 2^ les cellules horizontales internes, très volumineuses et disposées sur un plan sous-jacent aux premières. Morphologiquement donc, le ganglion horizontal se réduit en somme à deux assises de cellules nerveuses. Les prolongements protoplasmiques de celles-ci, extrêmement nombreux, se répandent dans Tintrication plexiforme et relèvent fréquemment des tiges courtes entre les pieds des cellules visuelles. Chacune des cellules donne naissance à un cylindre d'axe marchant dans le plan du plexus basai et s'étendant souvent à de grandes distances sous forme d'un ruban plat, qui ensuite donne une arborisation terminale formée de branches rubanées, épaisses, curvilignes, figurant des sortes d'étoiles irrégulières. Ce sont les « grands cylindres d'axe horizontaux » de Ramon y Cajal. A l'aide de ma méthode de fixation du bleu de méthylène par le picrate d'ammoniaque en présence des vapeurs d'iode, j'ai pu constater que ces cylindres d'axe proviennent, chez le Cobaye, tout aussi bien des cellules horizontales internes que des cellules situées en ordre régulier dans l'étage externe du

(1) Schifferdecker, Studienzur vergleichenden Histologie der Retina (Arch, f, mikr, Anat.t. XXVIH).

(2) Ramôn y Cajal, La Rétine des vertébrés CLd Cellule^ t. IX, l®«*fe!»c.,p. 139j.

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