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CONSTITUTION DES MACDLKS ET DES CRÊTES ACOUSTIQUES VESTIBULAIRES

unique, mais qui est en réalité formée, commeTafait voir Retzids (1), par un faisceau de cils très grêles réunis en un pinceau effilé. Ce sont donc là des cils fascicules tout comme ceux des cellules épithéliales à crochet du labyrinthe primordial des cyclostomes, mais ici de signification sensorielle et non plus motrice.

Les noyaux de la rangée moyenne répondent à ceux des cellules de soutien (2). Celles-ci ont à peu près la même forme que dans la crête acoustique primordiale des cyclostomes : c'est-à-dire celle d'une bouteille dont le long col, effilé en fibre monte vers la surface de l'épithélium auditif, s'engage entre les cellules sensorielles et va se terminer sur le pôle libre par un petit élargissement. Au-dessous du corps cellulaire renflé, chaque cellule de soutien envoie un prolongement étiré en pied s'insérer sur la vitrée, dans les intervalles des cellules de la rangée profonde. Celles-ci sont les a cellules basales » de Max ScHDLTZB et de Ranvier (3), disposées à la surface de la vitrée qui termine, du côté du neuro-épithélium, la membrane fibreuse et vasculaire, ou «t chorion » du labyrinthe membraneux.

On a discuté à propos de ces cellules. Tandis que M. Schdltze les décrit comme une formation constante du neuro-épithélium, Ruedinger d'abord (4), puis G. Retzius (5) ne les ont pas retrouvées chez les poissons cartilagineux (Raies, Chien de mer) où Schdltze les avait décrites, non plus que chez les poissons osseux. D'autre part, RanviBR les a figurées chez le Lapin, et il est aisé de vérifier l'exactitude de son observation (Lapin, Cobaye). Il les homologue aux cellules basales de Tépithélium olfactif. Le motif de ces divergences et aussi la signification de ces cellules basales, en même temps que la raison d'être de leur contingence, s'éclairent par la comparaison qu'on peut faire entre une crête acoustique primordiale, larvaire chez l'Ammocète, et cette même crête devenue adulte chez la Lamproie. Chez l'Ammocète, la crête acoustique ressemble absolument à une macule acoustique du vestibule du Lapin. A la surface de l'épithélium règne une cuticule que traversent les cils auditifs. Sous la cuticule, on voit un rang de cellules sensorielles en dé à coudre renversé, claires, striées en long sur leurs plans-côtés et dont le noyau vésiculeux

(1) G. Retzius, Dos Gehôrorgan der Wirhelthiere, Stockholm, 1881-1884. .

(2) Ces cellules furent d'abord prises par Max Schultze pour des cellules sensorielles. Il avait été trompé par leur similitude avec les cellules sensorielles de répithélium olfactif, et même, chose étrange, il leur attribuait le3 longues soies acoustiques de la surface de répithélium sensoriel. Cette erreur a été corrigée par G. RsTZius (loco c{tat,)j qui a reconnu qu'il s'agit ici de pures cellules de soutien, sans cils acoustiques. Ceux-ci appartiennent en effet exclusivement aux cellules en forme de dé, qui sont les seules sensorielles dans le neui-o-épithélium.

(3) L. Rantibr, Traité technique (V Histologie^ p. 777, 2e édition.

(4) RuBOiNGER, in Manuel de Stricker^ édit. anglaise de New-York, p. 1003.

(5) Retzius, Das Gehôrorgan der Wirbelhiere, Stockholm, 1881-1884.

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