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MACULES AUDITIVES - CRÊTES ACOUSTIQUES VBSTIBULAIRBS

par exemple), à ce qu'à leur niveau répithélium prend une coloration jaune, due à son infiltration par des grains de pigment graisseux.

Max Schdltze (1) a désigné sous le nom de macules auditives les îlots d'épithélium sensoriel de l'utricule et du saccule, et sous le nom de crêtes acoustiques ceux occupant les ampoules des canaux semicirculaires. A ce dernier niveau, en effet, les régions sensorielles dessinent une crête en relief, « septum de Scarpa», dans Tampoule de chaque canal. Cette crête est due à un pli rentrant, comme formé par un refoulement linéaire de dehors en dedans, de la membrane propre et de répithélium de l'ampoule. Dans le creux du pli, s'engagent les rameaux ampullaires du nerf acoustique, avec de nombreuses branches vasculaires qui forment sous chaque crête un réseau de gros capillaires, continu sur les bords avec le réseau enveloppant du reste du labyrinthe membraneux. Il importe de faire remarquer que les macules auditives de l'utricule et du saccule occupent, chez les poissons et les batraciens (tels que le Brochet, les cyprins, la Grenouille), le plancher de l'utricule et du saccule, tandis que l'épithélium de la voûte reste indififérent. Malgré leur peu de relief, ces macules semblent donc ici répondre à une formation neuro-épithéliale très importante. Elles représenteraient la partie antérieure d'une crête acoustique primordiale, séparée du reste par suite du mouvement d'étranglement de la vésicule auditive primitive qui aboutit à sa subdivision en cochlée, ulricule et saccule. — Quoi qu'il en soit, l'épithélium sensoriel présente la même disposition dans les macules et dans les crêtes acoustiques.

Chez les mammifères, il repose sur une membrane vitrée très nette qui règne dans toute l'étendue de la crête ou de la macule, mais sans présenter l'énorme relief individuel ni la figuration de la vitrée de la crête primordiale des cyclostomes. Sa surface libre est également recouverte d'une cuticule. Son épaisseur est de beaucoup plus considérable que celle de l'épithélium non sensoriel, qui partout est formé d'une seule rangée de cellules, soit prismatiques, soit cubiques et non ciliées. De prime abord, le neuro-épithélium paraît même stratifié. Comme l'a indiqué Ranvibr (2) chez le Lapin, dans son épaisseur on voit se succéder, sur les préparations qui ont été fixées par l'acide osmique, trois rangées de noyaux répondant à autant d'assises cellulaires. L'assise superficielle est formée par les cellules sensorielles afiectant, ici comme ailleurs, la forme d'un dé à coudre plein et renversé la base en haut. Cette base répond au pôle libre et au plateau cuticulaire ; elle porte une longue soie acoustique rigide, à large base élargie, qui parait

(1) Max Schultzb, Ueber die Endigungsweise der Hôrnerven im Labyrinth (MûUer's Archiv., p. 343, 1858).

(2) RaNvier, Traité technique d^ Histologie, 2« édition, p. 778.

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