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CELLULES A PLATE AU. STRIE ET CELLULES MUCIPARES

les urodèles (par ex. les Tritons) dans le fond des sillons longitudinaux (R. Blanchard) et chez certains lacertiens (Nicolas). Chacun a pu vérifier cette observation ancienne d'EsERTH, que l'intestin du Poulet porte des cellules ciliées, persistant dans le caecum un certain temps après réclosion. La signification essentielle* de cette différenciation motrice apparaît nettement dans l'intestin de l'Amphioxus, où Tépithélium n'est doublé d'aucune formation musculaire. Chez TAmmocète et chez la Lamproie (fig. 848), il n'y a point de musculaire muqueuse et le muscle moteur intestinal est rudimentaire. Même état chez les larves d'amphibies et chez les embryons des vertébrés supérieurs. Il s'opère dans

ce cas une flexion mor- *L^^Mf3^^^^— ^P

phologique pour satis- .^^^^^^^^^^^^^ \

faire à la fonction de cheminement du contenu de l'intestin. Chez l'Amphioxus et le? cyclostomes, il s'agit non plus de méconium ou d'équivalents de celuici, mais d'ingesta transformables. On comprend bien comment un épithélium cilié peut absorbercertaines substahces empruntées à ces in- . gesta; mais on ne se figure pas aisément comment il les transforme : puisqu'il n'y a pas encore de différenciations glandulaires, sauf dans la glande hépato -pancréatique.

Différenciation des cellules A plateau strié et des eellnles mnef-

pares. — Chez tous les vertébrés autres que les cyclostomes, l'épithélium cilié de l'intestin digestif n'a qu'une existence transitoire. Il est remplacébientôt par un revêtement de cellules cylindriques à plateau strié dans les intervalles desquelles se développent, en nombre variable, des cellules mucipares ou caliciformes (fig. 849, c). Les cellules à plateau strié répondent à l'épithélium absorbant; les cellules • caliciformes aux premières cellules glandulaires. On verra aussi qu'au fond des cryptes intestinaux ou au fond, soit des fossettes, soit des sillons de l'intestin des amammaliens, il peut s'opérer une troisième différenciation, sous forme de cellules plus ou moins semblables aux cellules glandulaires séreuses ou séro-zymogènes. Tout aussi bien que

Renaut. — Histologie pratique, II. 80

Fig. 8VJ. — Epithélium de revêtement de la muqueuse intestinale du duodénum du Chien, dans l'intervalle de deux cryptes de Lieberkhiin. (Liquide de Millier, gomme, alcool, éosine hématoxylique). — Une cellule caliciforme, isolée par Talcool au tiers et colorée par Téosine hématoxylique, a été dessinée à part (320 diam.).

e, cellules ôpithélialos cylindriquei; — p, leur plateau Blriè; — n\ leur 'noyau; — c, c,c, callales caliciformes intercalaires.

o, orilice delà cellule caliciforme, ouvert sur la ligne des plateaux; — n, noyau refoulé à la basa; — p, protoplasma de la portion non glandulaire delà cellule, formant son pied d'insertion; — c, cavité glandulaire de la cellule, renfermant des boules de mucigène séparées par les travées protoplasmique».

1264 FLATËAU STRIB ET PLATEAU BASAL DES CELLULES CYLINDRIQUES.

les cellules caliciformes, ces dernières semblent naître d'une flexion morphologique et d'une adaptation fonctionnelle des cellules à plateau strié. Les cellules à plateau strié procèdent elles-mêmes d'une modification pure et simple des cellules ciliées primordiales. Les bâtonnets, engagés dans la* substance du plateau et dessinant la striation de celui-ci, peuvent être aisément dégagés par certaines méthodes d'analyse que j* indiquerai plus loin ; ils répondent morphologiquement à des cils non émergés.

Les cellules cylindriques à plateau strié qui se sont développées librement sur des surfaces planes ou assez étendues, telles que celles des calices des follicules clos et de la tête de ceux-ci, différencient sur leur pôle d'implantation un plateau basai très net, mais sans striation aucune. Celles, au contraire, qui ont achevé leur développement à la surface de bourgeons, répondant eux-mêmes au pied d'un groupe flocculeux dans lequel s'est engagé un relèvement secondaire et étroit de la lame flbro-intestinale, se terminent par une extrémité effilée dépourvue de plateau basai. Comme je l'ai fait voir plus haut (voy . t. II, p. 43-45), le ciment intercellulaire n'est solide et de charpente que sur les deux lignes répondant aux plateaux. Il est semiliquide entre les plans- côtés des cellules: c'est un ciment interstitiel constituant une voie de la nutrition.

La vitré« entodermiqne. — L'existeoce de la membra7ie vitrée de l'entoderme définitif a été très contestée. Sur un embryon de Mouton de 12 millimètres, elle se réduit à une ligne nette tout à fait semblable à celle régnant sous l'ectoderme du Poulet à la phase blastodermique. Sous l'épithélium des villosités des mammifères adultes, on ne peut la mettre en évidence. Son existence, prise au point de vue morphologique pur, n'est cependant pas contestable. Sur toute la surface de l'intestin du Brochet, par exemple, elle apparaît comme une membrane amorphe, à double contour, réfringente et brillante, d'où partent les faisceaux conjoDctifs delà muqueuse intestinale. Elle s'atténue jusqu'à sembler disparaître et à ne plus former qu'un mince vernis chez les vertébrés supérieurs, où l'absorption intestinale très active motive fonctionnellement sa réduction à l'état vestigiaire.

Évolotlon de la paroi Intestinale. — .• Née de la lamelle fibro-

cutanée, la paroi intestinale, limitée du côté de la fente pleuropéritonéale par l'endothélium continu de celle-ci sauf aux points d'insertion des mésentères, consiste d'abord en une zone plus ou moins épaisse de tissu conjonctif embryonnaire, dont les éléments s'ordonnent peu à peu concentriquement autour du tube épithélial représentant l'intestin entodermique. Dans cette zone, se développent les vaisseaux et les muscles lisses intestinaux. Au cours du troisième mois chez l'embryon humain, le muscle moteur général de l'intestin existe seul. Seule aussi, son assise interne, annulaire ou plutôt plexiforme à

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