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FORMATION DBS PLIS ET DBS FOSSETTES DE L'INTESTIN

ce stade, est nettement formée et se compose de trois ou quatre rangées de cellules musculaires lisses. L'assise longitudinale constitue un simple feuillet musculaire, dans lequel les fibres lisses sont disposées sur un seul rang. Cette disposition larvaire répond sans aucun doute à l'état primordial : elle est définitive chez les cyclostomes (Ammocœtes branchialis), La musculaire muqueuse est une formation absolument secondaire. Elle n'apparaît que dans le cours du quatrième mois chez le fœtus humain.

C'est également de la fin du deuxième mois à celle du troisième que se forment, chez l'Homme, les plis longitudinaux de l'intestin, origine

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FiG. 850. — Ck)upe sagittale de la muqueuse gastrique ci*un embryon de Lapin long de 45"™"». (Salvioli.)

f,fy coupes frontales des léries linéaires le long (lesquelles répithélium végète par groupes floccnleux déterminant un relèvement delà surface;— c,<r, points où répithélium ne vé>;ëte pas par groupes âocculeux et rèpoodanVaux creux des futurs. sillons ou des futàres fossettes; — A, une railQse au stade delà double couronne polaire; — k\ une mitose au stade de la plaque équatorialc, qui donnera deux cellules tixes juxtaposées; — «, une mitose au stade spirèroe; — m, coache intestinale roésodermique, — pm, pointes de relèvement du niésodernie au-dossoui de chacun des groupes florculeux. \\ n*y a ni vaisseau, ni cellules conneclives axes engagés dans CCS pointes. — 640 diamètres.

première des cryptes glanduleux et des villosités tout à la fois. L'intestin entier, y compris le caecum, le côlon etl'S iliaque, est ainsi plissé longitudinalement. Il ressemble absolument à celui d'un Triton ou d'un Lézard. C'est le type morphologique de l'intestin primordial. L'axe des plis longitudinaux est occupé par des relèvements du tissu conjonctif et des vaisseaux. Sur les coupes en travers, ces relèvements sont renflés à leur extrémité libre et ressemblent à des bourgeons. Sur ces bourgeons, la paroi et le fond des plis, l'épithélium intestinal forme une couche unique. Il semblerait de prime abord qu'il ait été plissé en dedans de la ligne des jeunes muscles annulaires, comme une bourse dont on a serré les cordons. Il semblerait aussi que le plissement ait eu pour cause première la végétation du tissu conjonctif contre l'épithélium. Telle a

1266 ROLK DB lA VÉGÉTATION PAR GROUPES l'LOCGULKUX.

été la première idée de Kôlliker. De son côté, ToLDTexplique les plissements longitudinaux, et plus tard la formation des glandes, par un mécanisme inverse: une série de gouttières ou de doigts de gant épithéliaux s'enfonçant dans le tissu conjonctif pariétal. Mais ni Tune ni l'autre de ces conceptions ne répond à Ja réalité. Il est facile de suivre la formation des plis sur Tembryon de Lapin (embryons de 40 à 55 millimètres). On voit alors (âg. 850) que le mouvement qui aboutit à la formation des plis prend son origine dans l'épi thélium. Sur des séries linéaires étendues répondant aux plis futurs, celui-ci végète par groupes flocculeux. Entre les rangées de groupes flocculeux, il se dessine

KiQ. 851. — Goupe sagittale de la muqueuse gastrique d'un embryon de Lapin long de 50'^'°, montrant les relèvements et les sillons de la surface dessinés d*abord par les groupes flocculeux, puis accusés par la pénétration des pointes de relèvement du mésoderrae dans le pied de ces ^erniei-s. (Salvioli.)

f,c, c, dépressions répondant aux intervalles des groupes flocculeux; — m, couche connective embryonnaire (mèsodermiqnoj de Pialestin gastrique, formant seondairement des ralèvenicnts occupés par des cellules conjonctives jeunes m' dans l'axe des groupes flocculeux f; — A, une mitose à couronne équatoriale vue de front; — k' une mitose dans un groupe flocculeux: elle donnera une figure de juxtaposition oblique. — 640 diamètres.

naturellement des plis, répondant aux points du revêtement où Tépithélium ne donne, en se multipliant, que des figures mitosiques de juxtaposition. Plus tard, très secondairement, sur la ligne des groupes flocculeux le tissu conjonctif dessine des relèvements d'abord légers, puis de plus en plus accusés (fig. 851). Enfin, il se développe en lames renfermantdes vaisseaux sanguins ascendants et terminées parun bourrelet de cellules embryonnaires. Le groupe flocculeux initial couronne l'extrémité libre de ces lames. Le même mécanisme préside à la formalion des fossettes ou cryptes glandulaires et à celle des glandes. C'est le mouvement de répithèlium qui détermine leur place et leur forme; c'est celui du tissu connectif et vasculaire qui achève, en les circonscrivant et en les vascularisant, leur ébauche fœtale. Je suis, à ce point de vue, tout à fait d'accordavec Laskowsky, Brand. Sewal et Salvioli.

LA SUBFACe INTESTINALE MULTIPUBE PAR DIVERTICULES CREUX. 1267

Ainsi, la surface interne et développable du revêtement entodermique de TintesUn définitif, devient de plus en plus étendue par la poursuite, jusque bien après la naissance, d'un double^mouvement : épithélial qui raet en place, connectivo-vasculaire qui met en forme les plis, les fossettes, les cryptes et les glandes, les villosités d*abord lamellaires puis ^qui augmentent incessamment en nombre, en complexité et en étendue. Telle n'a pas été la loi de la complication de Tectoderme téguraentaire ou muqueux. Là, les papilles prenaient leur origine première dans les relèvements dermiques, les glandes dans des bourgeons épithéliaux phins, végétant à cet état dans le tissu conjonctif et creusés plus tard. Dans le domaine de Tentoderme définitif, toutes les formations homologues procèdent de sillons, de fossettes, de doigts de gant primitivement creux, dont la cavité future est de prime «bord circonscrite dans les intervalles des groupes flocculeux. Les ébauches premières du foie et des pancréas, nées du segment duodénal de l'anse intestinale primitive, n'auront pas elles-mêmes d'autre origine. «

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