LES GLANDES ŒSOPHAGIENNES AU NIVEAU DU CARDIA
fibres lisses constituant pour le contenu de chaque glande un appareil musculaire d'expression particulier, dont j'ai déjà parlé plus haut
FiG. 853. — Coupe longitudinale de Tœsophage au voisinage du cardia. — Liquide de Miiller, gomme, alcool ; coloration par la glycérine hématoxylique. Alcool fort, essence de girofles, essence de bergamote. Conservation dans la résine Dammar. — (Obj. 3, ocul. 1 de Vérick; chambre claire.)
p, couche génératrice de répilhélium raaipighien : au-dessous d'elle, le dermtf fi dessine quelques papilles adélomorphes ; — «, couches épidermiques, succédant au corps muqueux disposiS entre elles et la couche génératrice : toutes lês cellules épidermtques ont conservé leur noyaUf que l'hématoxyline a coloré en violet.
g,g,g\ glande œsophagienne; — ce,c'e', son canal excréteur; — M, musculaire muqueuse; — m^m^my ses expansions bridant le canal excréteur dilaté en d sous une bride.
(voy. t. II, p. 134); 3° les culs-de-sac glandulaires deviennent exclusivement muLcipares : il s*agit alors de glandes à mucus pures, sans
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même aucune ébauche de croissants de Giannuzzi ni de cellules granuleuses intercalaires aux cellules muqueuses. Les acini se terminent par groupes sur de larges canaux collecteurs à cellules mucipares enferme de gobelet, basses et claires, disposées sur une seule rangée. Puis, au-dessus de la musculaire muqueuse qui envoie des brides ou des boutonnières musculaires à diverses hauteurs autour du canal excréteur (flg. 853), celui-ci présente un revêtement de cellules cubiques et subit une série de renflements ampuUaires comparables à ceux des canaux excréteurs des glandes ary-épiglottiques ou trachéales. Au fur et à mesure qu'on s'approche du point de passage de l'épithéliummalpighien à l'épithélium entodermique, on voit aussi les canaux excréteurs des glandes œsophagiennes prendre un trajet récurrent. Ils remontent obliquement pour s'ouvrir tous assez en arrière du point d'union des deux épithéliums. Cette disposition semble due surtout à ce que la couche des glandes œsophagiennes dépasse sensiblement ce point d'union. Chez le Chien, la dernière glande œsophagienne du type préintestinal est, en effet, subjacente au deuxième ou au troisième groupe de glandules gastriques, dont la sépare la musculaire muqueuse qui passe au-dessus d'elle et au-dessous du plan des glandules gastriques.
La jonction des deux épithéliums, malpighien et cylindrique, se fait de la manière suivante. Brusquement, l'épithélium malpighien diminue d'épaisseur aux dépens de sa face profonde. Sa coupe sagittale dans l'axe du cardia devient comparable au profil d'un pouce. L'épithélium malpighien est comme taillé en sifflet par un relèvement très aigu du derme muqueux. Le relèvement répond à un coin de tissu conjonctif infiltré d'un plus ou moins grand nombre de cellules lymphoïdes. Le long de la pente œsophagienne du coin, le corps de Malpighi s'épuise, tandis que l'assise des cellules épidermiques se poursuit droit jusqu'à son sommet. Sur la pente gastrique de ce même coin s'implante une rangée unique de cellules caliciformes. C'est répithélium de la surface de l'estomac, d'origine entodermique. Au delà règne l'entoderme jusqu'à l'union de l'anus et du rectum.
La pente gastrique du coin de jonction aboutit au fond d'un pli peu profond. Puis un nouveau relèvement, suivi d'une série d'autres séparés par des dépressions de profondeur variable, se succèdent au nombre de trois, quatre ou cinq. Tous ces plis sont tapissés par des cellules toutes caliciformes, hautes, cylindriques et disposées sur une seule rangée. Tous sont transversaux. Au fond de quelques-uns de ces plis, non sur tous, on voit s'ouvrir des glandes tubuleuses isolées ou réunies en groupe de deux, plus rarement trois. Leur fond va presque buter sur les glandes mucipares œsophagiennes qui, je lai dit, se poursuivent un peu au delà de la jonction des deux épithéliums et qu'enveloppe de ses mailles la musculaire muqueuse dissociée. Ces glandes tubuleuses sont du type séreux exclusif, C'est-à-dire que