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MUQUEUSE GASTRIQUE

Chez le Chien qu'on vient de sacrifle?*, et chez THomme dont on peu examiner exceptionnellement la muqueuse gastrique aussitôt après la mort» la muqueuse gastrique apparaît avec une coloration d*un gris rosé comparable à celle de la substance grise des circonvolutions cérébrales. L'analogie d'aspect est encore augmentée par une série de plis rappelant la disposition de ceux du cortex. Ces plis sont dus à la contraction tonique de la musculaire muqueuse. Si, en effet, l'on pratique une injection interstitielle de mélange osmio-picrique dans la sousmuqueuse, le liquide fixateur étale les plissements de la membrane et donne à la surface externe de l'estomac un aspect lisse, qui se maintient dès que la musculaire muqueuse a été fixée dans sa forme et que ne modifie plus la contraction tonique du muscle moteur stomacal continuant à agir. Sur cette surface (fig. 855), on voit se dessiner une série de petits mamelons inégaux en diamètre et de relief peu accusé, répondant chacun à un groupement individuel desglandules gastriques que renferme la muqueuse. Ce groupement est, au point de vue glandulaire, un lobule gastrique. La muqueuse de l'estomac peut en effet être considérée comme une vaste glande composée, dont les éléments constitutifs sont disposés en surface au lieu d'être ordonnés par rapport à un système de canaux excréteurs.

A la loupe, on reconnaît facilement que les mamelons sont creusés chacun d'un nombre variable de petits entonnoirs ou cryptes, dans les intervalles desquels existent des séries de bourgeons papilliformes courts. Chaque entonnoir répond en effet à un crypte muqueux, servant d'orifice excréteur commun à plusieurs glandes en tubeagminées autour de lui. Les bourgeons, plus saillants dans la région pylorique que dans celle du cardia, sont interglandulaires. Ils correspondent aux

Teau sut* la lame de verre avec précaution, afin qu^elles ne se plissent pas. On les colore avec Téosine hématoxylique ; puis on les monte dans la glycérine ou la résine Dammar après les avoir déshydratées dans Talcool éosiné. On peut aussi employer la double coloration par Thématéine et Téosine. Je conseille ces deux modes de coloration de préférence, à cause de Taction élective des colorants dans ce cas sur les cellules glandulaires. — En effet, les acini des glandes mucipares œsophagiennes sont alors teints en bleu violet magnifique, et les cellules granuleuses étant au contraire colorées en rouge vif (par exemple les cellules de revêtement des premières glandes gastriques), on peut voir que ce genre de cellules n'existe pas dans les dernières glandes œsophagiennes. Les fibres lisses sont aussi colorées en rouge foncé. On constate enfin que les cellules caliciformes des plis du cardia et de la surface de l'estomac se colorent en rose, tandis que la cupule mucipare de ces mêmes cellules dans la muqueuse bronchique se teint en bleu intense. Le mucigène est donc im peu différent dans les deux cas.

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