OLE DU MUCUS DE LA SURPAGE
plus qu'alors répithélium mucipare de revêtement cesse peu à peu de fonctionner, puis est frappé de mort par défaut de nutrition et enfin desquame.
Dans l'état normal, l'activité sécrétoire des cellules caliciformes de la surface générale de l'estomac est très accusée. Car d'une part on sait que le suc gastrique attaque et digère la mucine comme tous les autres albuminoïdes ; et d'autre part on trouve toujours, même à la fin des digestions le plus énergiquement accusées, un mince vernis muqueux et alcalin continu sur la surface libre de la muqueuse. C'est cette couche qui non seulement protège la paroi contre l'action digestive du suc gastrique, mais encore ne permet pas au contenu de l'estomac de la mouiller. Quand on ouvre la poche stomacale d'un Chien en digestion qu'on vient de sacrifier et qu'on en déverse le contenu, la muqueuse apparaît lisse et brillante, comme vernissée, ne gardant aucune parcelle alimentaire adhérente à la surface. Si, au contraire, on attend quelque temps après la mort pour vider l'estomac, la surface libre de la muqueuse reste maculée sur nombre de points par son contenu devenu adhérent. La même chose arrive dans l'intestin grêle et.le gros intestin par rapport au chyme et aux fèces.
Grâce à l'épithélium mucipare, tout se passe donc comme si la paroi sécrétante, la muqueuse, étaitséparéeducontenu de l'estomac et doublée par une seconde membrane. Celle-ci, bien qu'extrêmement mince, reste infranchissable aux agents chimiques du suc gastrique. Car la pellicule de mucus est à la fois continue, partout car elle se prolonge dans les infundibula, et elle se renouvelle incessamment par sa face adhérente au fur et à mesure que le suc gastrique l'attaque et la détruit par sa face libre.
L'épithélium caliciformedela surface générale de l'estomac se comporte, en présence de certains réactifs colorants, d'une façon spéciale qui le difierencie nettement de l'épithélium caliciforme de l'intestin antérieur, de celui des bronches par exemple. L'éosine hématoxylique, ou bien la double coloration par Thématéine et l'éosine, teignent en bleu violet intense et pur les cupules mucipares des cellules caliciformes de la muqueuse bronchique ; tandis que le noyau se colore en violet et le protoplasma en fose. Les cellules caliciformes de la muqueuse stomacale du Chien, de l'Homme, du Chat, etc., prennent de leur côté, dans ces conditions, une coloration amarante faible, et le noyau est teint en violet vineux. Ceci justifie bien ce que j'ai déjà énoncé en parlant des cellules glandulaires (mucipares) en général: C'est à savoir que, bien que sécrétés par des cellules de constitution en apparence identique, les divers mucigènes et les mucus respectifs qu'ils concourent à former ne s'équivalent pas dans les diverses glandes ou surfaces muqueuses d'un même organisme.
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