‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 258 sur 489 · GLANDES DU CARDIA ET DU FOND DE L'ESTOMAC · texte numérisé non relu

GLANDES DU CARDIA ET DU FOND DE L'ESTOMAC

ments de la musculaire muqueuse, origines des réseaux musculaires enveloppants des glandes gastriques. Cela posé, les glandes de la région du cardia diffèrent essentiellement de celles de la région pylorique au point de vue de leurs épithéliums sécréteurs et de quelques détails de leur forme indi- "^^ viduelle.

Glandes du fond de rcstoniae om du type cardiaque. . — Oq doûoe

indistinctement ces deux noms aux glandes qui régnent, au sein de la muqueuse gastrique, dans toute rétendue de Testomac, sauf la courte région pylorique. Elles atteignent en effet, chez THomme

fj. ^ " '^''^É (^S- 857), le Chien (voy. fig. 855),

^ le Chat, par exemple, leur maximum

de développement dans la grosse tubérosité, et prennent de suite ,,^ ■ . leur type caractéristique irnmédia-

f- n ^"^1^^^!^ tement après la région mucipare

cp. ^ — ^.^ '"^^Mîi/ ' plissée du cardia.

cv -^^^vi^;^ *"'^:^? t Chaque glande agminée est for-.

. ;i\ ^^ '''' i.J ' \,: y^ i'<-: '^''^''^^ J mée par la réunion de deux à six

i?*^' ,7' (^ '^%^^/^ ^ " tubes sécréteurs chez le Chien, de

^^ - '^K ^^f'ùf^y':. . ^'- 8 à 12 chez l'Homme. Ces

^'^ ^\^ r ^-- - ■'^^— ^ tubes sécréteurs, très

^ A^gouje^ " -r^.^%.> ^-^jT — '^'^'' longs, s'ouvrent au fond de

cryptes muqueux en forme Fig. 857. -- Glandes du fonddel'esto- d'entonnoirs très courts, qui soumac de 1 Homme (grosse tubérosité), „^«i « UJ- • X 1 r j « fixées par l'alcool a])solu chez un ^^^^ ^e subdivisent vers le fond en

supplicié vingt minutes après la mort, deux OU trois branches revêtues puTuHne^^''''''^' ^''^'''^^''''' P^*' ^* d'épithélium mucipare, prolongement de celui du crypte. Ce bran-

M, (^pithéllura caliciforme de la surface v x j ^ j j i»- /? j-l i --

de l'eaiomac, se réfléchissant dans h s chement du foud de 1 infundibulum

crjples (infundibulums) 1res courts î,t;- n'cst paS COUStant daUS tOUtCS leS ^, tubes sécréteurs; — p',p", bifurcation des i j .'x j -i • i i.

tubes séciéteiirs en tubes secondaires; — giaudeS . QuaUQ II OXlSte, CliaqUe

' 7r ?iih!i?K\''"Tlu (sc:To.poptiques), et farancho affecte la forme d'un tube;

cr^ cellules da revêtement (g^-anuleuses) ; ^ * .

— mm, musculaire muqueuse. elle reçoit deux OU même exception-

nellement trois tubes sécréteurs dont elle constitue ainsi le canal excréteur commun. Le crypte luimême joue, par rapport au groupe de tubes sécréteurs disposés autour de lui, le rôle d'un court canal collecteur.

Les tubes sécréteurs s'enfoncent dans l'épaisseur de la muqueuse suivant une direction générale rectiligne. Ils sont tous sensiblement,

ÎÙBteS SEGRÈTËURâ. l28l

mais non pas exactement, de même diamètre. Dans chacun d'eux, en outre, le diamètre initial, qui est celui de la branche courte de bifurcation du fond de Tinfundibulum lorsque celui-ci se subdivise, s'accroît légèrement au fur et à mesure que le tube devient plus profond. Le fond des tubes, voisin de la musculaire muqueuse, est arrondi comme celui d'un tube d'essai fermé à la lampe. Souvent il estlégèrementélargi, et même chez le Chien dont les glandes tubuleuses sont simples, il présente souvent des diverticules courts. Chez l'Homme, cette disposition est bien plus accusée. Certains tubes présentent des bourgeons creux plus ou moins allongés sur leur trajet, ou même ils se subdivisent. La subdivision des culs-de-sac terminaux est encore plus fréquente. Toutefois, îlya toujours une branche qui continue le tube glandulaire lorsque celui-ci se subdivise, et une autre plus courte, jouant le rôle d!appendice par rapport au tube principal. Il s'agit donc ici de glandes tubuleuses agminées et légèrement ramifiées, mais non pas de glandes en grappe. Leurs tubes sécréteurs sont, dans un même groupe, à peu près mais non exactement parallèles entre eux. De plus, ils se recourbent en divers sens et s'entremêlent en des plans différents au voisinage de leur extrémité borgne. Comme aussi chemin faisant certains d'entre eux ont fourni des digitations, et enfin que vers leur fond tous s'élargissent un peu, il en résulte que chaque groupe glandulaire affecte dans son ensemble la forme d'une pyramide allongée, dont la base confine à la musculaire et dont le sommet répond au fond de l'infundibulum correspondant.

Entre le fond des tubes sécréteurs et la musculaire muqueuse, la couche sous glandulaire du tissu conjonctif forme une assise peu épaisse, sauf sur les points où, de distance en distance, elle est développée par des formations adénoïdes. Cette couche est parcourue par des vaisseaux et par l'origine des relèvements musculaires, qui la cloisonnent. Elle est formée par du tissu conjonctif lâche. Celui-ci envoie dans les intervalles des tubes sécréteurs des prolongements qui suivent les vaisseaux. Au pourtour immédiat des tubes, les cellules fixes du tissu conjonctif s'ordonnent en séries de cellules plates rameuses, qu'on a souvent considérées, mais je crois à tort, comme constituant la paroi propre des tubes sécréteurs (fig. 858). Quand on a fixé la muqueuse gastrique par une injection interstitielle de mélange osmio-picrique et de nitrate d'argent, puis qu'on expose les coupes sagittales ou transversales à la lumière, on reconnaît aisément que ces cellules plates ne constituent pas un endothélium. De plus, dans ces conditions, le tube sécréteur se rétracte un peu au sein de la gaine qui lui est formée par le tissu conjonctif, gaine limitée par les cellules plates. On voit alors l'épithélium sécréteur des tubes imprégné parle nitrate d'argent ; et Ton se convainc qu'il repose sur une vitrée continue excessivement mince, doublant les pôles d'insertion des cellules épi-

TUBES SECRETEURS.

théliales dans toute son étendue. Les traits d'imprégnation répondant

aux plans-côtés des cellules épithéliales sont linéaires et homogènes.

En réalité, ils sont creusés de petits prolongements de la lumière

centrale analogues aux canalicules du foie et du pancréas comme Ta

mm.

FiG. 858. — Coupe (légèrement oblique) de la muqueuse du fond de restomac du Chien, montrant les tubes sécréteurs des glandes séro-pepliques sectionnés de diverses façons au voisinage de leur terminaison en cul-de-sac. Liquide de Millier. Gomme, alcool, éosine hématoxylique. Conservation dans la résine Dammar.

a^ lo^e d'un tube sôcrôleur au sein du tis^u conjonctif de la couche sous-glandulaire : elle est limitt'e par un rang de cellules T)late8 cp ; — cg, cellules principales, séro-pepliques, colorées en bleu pâle; — cz^ cellules granuleuses ou de revêtement : elles sont colorées en rouge clairet lumineux par Tcosine du rca-^tif; — mm, musculaire muqueuse; — v, vaisseau sanguin coupé en travers.

bien indiqué GoLGi (1). La méthode du chromate d'argent met, de façon particulièrement nette, ces canalicules en évidence.

Sur les sections transversales des tubes sécréteurs fixés comme je viens de le dire ou même par le liquide de Millier suivi d*un durcissent) GoLGi, Arch, italienne de Biologie, 1893.

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