LUMIÈRE GLANDULAIRE - CELLULES PRINCIPALES. J
ment convenable par la gomme etTalcool, on distingue aisément, au centre de chaque tube, une lumière glandulaire arrondie et très étroite limitée par une rangée de cellules cylindriques que Téosine hématoxylique teint en bleu gris (1). Ce sont les cellules principales (Heidenhain) (2). De distance en distance, entre les pieds des cellules principales, s'intercalent de grosses cellules globuleuses dont le relief bosselé la vitrée du tube et dessine un relèvement en forme de feston sur sa surface externe : ce sont les cellules de revêtement (Heidenhain). L'éosine hématoxylique les colore en rouge pourpre lumineux avec une élection parfaite. Le picrocarminate leur donne une coloration jaune verdâtre également caractéristique. Aucune cellule de revêtement engagée entre les pieds des cellules principales ne se prolonge entre leurs plans-côtés jusqu'à la lumière glandulaire (fig. 859). Les faces latérales des cellules principales se rejoignent toujours et s'accolent au- dessus de chaque cellule de revêtement, de façon à limiter seules la cavité du tube sécréteur. Autour du corps arrondi des cellules de revêtement, elles s'incurvent pour les loger entre elles. Outre les cellules principales enveloppantes, on rencontre fréquemment, au pourtour des très grosses cellules de revêtement, de petites cellules fusiformes analogues aux jeunes cellules incomplètement développées des épithéliums cylindriques stratifiés. Nous les appellerons cellules intermédiaires. Leur découverte est également due à Heidenhain.
A. Cellides principales. — Il est facile, comme je l'ai indiqué déjà, de fixer ces cellules dans leur forme exacte par injection interstitielle du mélange osmio-picro-argentique dans la couche connective sousglandulaire. Elles se montrent ensuite sur les coupes, quand on a achevé le durcissement par l'alcool, sous forme de prismes étroits dont I les pôles libres limitent la lumière toute petite de chaque tube. Cette
I lumière se présente comme un petit trou circulaire dans les sections
exactement transversales des tubes. Sur les coupes passant à la fois par Taxe et le diamètre des tubes, on la voit comme un fin canal à parois très régulières. Ce canal est toujours vide. On n'y trouve
{{) RoLLETT, Ueber die Anatomie der Ls\ià\}i^^ii(Uniersuchungen aus devninstit, ' f. Physiologie u. Histologie im Graz^ fleft. II, S. 143), a d'abord prétendu que les
cellules centrales, claires, limitant la lumière des tubes sécréteurs, sont tellement délicates et altérables qu'on n'en peut reconnaître la forme: c'est pourquoi il les nomma cellules adélomor plies. Par contre, il nomma cellules délomorphes les grosses cellules rondes ou cellules de revêtement d'HEiDENHAiN. Rollett a commis . ainsi une erreur, mais elle a eu la bonne fortune de devenir classique. On a Thabitude
de répéter après lui que les cellules principales forment au centre des tubes sécréteurs une masse indistincte. Gela est d'ailleurs vrai, mais seulement dans les mauvaises préparations.
(2) Heidenhain, Untersuchungen iiber den Bau der Labdriisen (Arch, f, Mikroskopische Anatomie y 1870). — Bemerkungen iiber die Acatomie der Labdriisen betreffende Punkle (ibCd,, Bd. VIT, p. 239, t871).