EXPRESSION DES GLANDES PAR LA CONTRACTION MUSCULAIRE
Ayant d'atteindre les glandules gastriques,' ils traversent la couche de tissu conjonctif lâche sous-glandulaire; ils s'y intriguent de diverses façons autour des veines et des lymphatiques k direction tangentielle parcourant cette couche. Ces vaisseaux sont donc compris, à ce niveau, dans un système de cloisons musculaires délicates dont la contraction les exprime fortement dès qu'elle se produit. Au delà, les feuillets montent dans les intervalles des glandes pour s'insérer aux parois des entonnoirs et au sommet des bourgeons. Mais ils engagent dans les intervalles des tubes sécréteurs, principalement dans leur portion contournée et au voisinage de leur fond, une série de feuillets secondaires inter-tubulaires qui les embrassent dans une multitude de sens.
Les tubules gastriques ne possèdent ni muscles myo~épithéliaux, ni <( cellules en panier » de Boll auxquelles on puisse imputer une activité contractile. L'excrétion exo-glandulaire a pour instrument majeur les feuillets musculaires des divers ordres. Les feuillets principaux érigent pour ainsi dire le mamelon de la muqueuse répondant à un lobule. Les feuillets inter-glandulaires et leurs feuillets secondaires inter-tubulaires expriment ensemble et individuellement la portion profonde de chaque glande tubuleuse agminée, et ils chassent son contenu vers les entonnoirs glandulaires. Ceci dans toute l'étendue de chaque mamelon contracté.
De plus et en même temps, les âbres lisses qui voit s'insérer à diverses hauteurs et une à une sur la paroi des entonnoirs, raccourcissent ceux-ci en les plissant sur tout leur pourtour. Delà, les plis annulaires superposés qu'on observe, toujours très accusés, dans les coupes un peu épaisses sur la paroi antérieure et postérieure des cryptes, quand on a pratiqué sur l'estomac encore vivant l'injection interstitielle de mélange osmio-picrique et de nitrate d'argent, qui fait contracter tout l'appareil musculaire intra-muqueux d'abord, puis instantanément le fixe contracté. De la sorte et tout à la fois, les tubes excréteurs sont exprimés un à un et en masse; leur contenu est chassé vers les entonnoirs;* ceux-ci descendent au-devant du liquide de la sécrétion en se raccourcissant comme une lorgnette de théâtre dont on fait rentrer les tubes les uns dans les autres. Puis le relâchement de l'appareil musculaire ramène le développement progressif des cryptes et ceux-ci reprennent leur hauteur première, étalant en même temps à la surface le liquide qu'ils ont recueilli.
D'autre part, les cloisons musculaires, entrecoupées dans la zone sous-glandulaire et disposées autour des veines collectrices, expriment en sens inverse le sang veineux et la lymphe, qui fuient dans la sous-muqueuse par les larges boyaux veineux et lymphatiques traversant les deux étages de la musculaire muqueuse. De ces deux étages, c'est le superficiel qui fournit presque exclusivement les relè-
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