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VEINES EN Y

chez le Lapia. On peut donc dire que la circulation capillaire est absolument anastomotique dans l'épaisseur de la muqueuse comme à sa surface, bien que les artères de distribution commandant la vascularisation de cette muqueuse soient individuellement toutes du type terminal. La nécrose et l'ulcération consécutive à l'oblitération expérimentale de ces artères, constatée par Prévost et Cîotard, signifie simplement que, dans ce cas, le régime de la circulation anastomotique ne peut être impunément substitué à celui de la pleine circulation au niveau des glandes gastriques, comme je l'expliquerai un peu plus loin.

Chez le Lapin, même dans l'estomac le mieux injecté, il y a toujours absence complète de vascularisation dans les deux assises de la . musculaire muqueuse.

Les veines de la muqueuse gastrique prennent toutes naissance, chez les mammifères que j'ai pu étudier, au niveau des couronnes des tubes : c'est-à-dire au-dessous des bourgeons interglandulaires et audessus de la couche vasculaire des glandes (flg. 866, et). Les veinules issues des couronnes forment une série d'étoiles convergeant vers de larges canaux veineux à disposition tout à fait caractéristique, et que, pour cette raison, y af pelle veines collectrices en Y {6g, 866, y).

Les veines en Y prennent naissance superficiellement dans la région de la muqueuse correspondant aux fonds des cryptes ou infundibulums mucipares, en réalité par une série de bras à direction horizontale et convergeant à angle aigu vers un tronc commun. Puis elles s'engagent dans les intervalles des lobules gastriques, recevant là d'autres veines en Y qui contournent les lobules en avant et en arrière, de façon à canaliser toujours le sang en retour de plusieurs d'entre eux. Quelquefois, à mi-hauteur de la couche glanduleuse, on voit un grand arc veineux à feston dirigé vers la surface, qui contournant une série de lobules gastriques, s'étend entre les pieds de deux veines collectrices très distantes entre elles. Une série de petites veines en Y, plongeant de la surface entre les groupes glandulaires consécutifs, se déversent dans ce grand arc. C'est la disposition anastomotique à distance, ou en arcade. Des veines très larges, mais peu nombreuses, à trajet descendant interglandulaire ou interlobulaire d'abord toujours direct, résument ainsi la circulation en retour d'un grand nombre de lobules. L'oblitération accidentelle de pareilles veines comporte, on le conçoit, des conséquences toutes particulières. En dépit des communications à distance, elle entraîne fatalement une stase énorme à la surface de la muqueuse. L'anoxémie d'une région déterminée s'ensuit; et aussi la compromission de la vitalité des tissus dans les limites de l'aire vasculaire correspondante. A ce point de vue, la thrombose des veines en Y joue, à mon sens, un rôle beaucoup plus considérable et plus fréquent dans la production de l'ulcère simple de

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