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FIGURES DE DIVISION DANS L'EPITHELIUM GLANDULAIRE

embryonnaires et leurs noyaux montrent

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FiG. 876. — Extrémité profonde de deux glandes de Lieberkiihn du Chien, prises dans une coupe de la muqueuse de l'intestin grêle faite après fixation parle sublimé. Inclusion dans la paraffine. (Coloration a réosine hématoxylique et conservation dans la résine Damniar, après éclaircissement par Tessence de girofle et Tessencc de bergamote. — (Ocul. 3, obj. 0 de Leitz. Chaml)re claire.)

p proloplasina semé de vacuoles limité par un plateau, et n, noyau des cellules du fond du crypte qui ont pris le type des cellules séreuses; — cP, cellules de Paneth; — c'P', Tune d'elles qu'on voit obliquement de manière à se rendre compte do sa forme en massue; — hj ky deux cellules jeunes, encore liées par leur protoplasma, résultant d'une mitose dans la iijjrne épilhèliale; — m^ cellule migratrice engagée dans répithélium; — /, cellules intercalaires; — /p, lumière glandulaire; — v, capillaire sanguin inler-glandulaire; — cj?, • cellul<îs plates doublant la paroi propre du crypte ; — cm. cellules migratrices, et V grande* cellules lymphatiques sédentaires 'k; la couche de tissu cunjonctif sous-glandulaire te.

des figures de division indirecte. (1) Ce sont toutes des figures dejuxtaposition. Une même cellule renferme souvent deux noyaux de récente formation. Enfin, on trouve dans le rang des cellules étroites, fusiformes,à noyau jeune, répondant manifestement à des cellules épithéliales néoformées.

Le revêtement du doigt de gant qui termine le tube renferme, dans le duodénum du Chien, un grand nombre de ces cellules jeunes.

C'est au milieu de pareilles cellules que Paneth (2) découvrit en

(l)Voy. pour celte question de la division indirecte des cellules entodermiques au fond des glandes tubuleuses de l'intestin et sur sa signification quant au renouvellement de répithélium de la surface, Bizzozero et Vassale (Archivio per le Scienzemed., t. XI, 1887); A. Nicolas, La Karyokinèse dans Vépithélium intestinal (Société de Biologie, 1887) , Bizzozero, Ueber die Scblaucbformigen Driisen des Magendarmkanals und die Beziehungen ibres Kpitbels zu dem Oberflàcbenepithel der Schleimhaut (Arch. f, mikr.Anaiomie, t. JvXXIlI, 1889); R. Heidenhain, Beitràge zur Hist. u. Physio-

logie d. Diinndarmscbleimbaut (Arch, f. die fjiesammte Physiologie, t. XLIII, suppl. 1888;.

(2) .1. Paneth, Ein Beilrag zur Kenntniss der Lieberkiihn 'scben Krypten (Cen-

CELLULES DE PANETII. 1347

1877, au fond des glandes de Lieberkûhn de tout Tintestin grêle delà Souris, les cellules granuleuses qui portent son. nom. Les « cellules granuleuses de Paneth » existent aussi chez THomme, le Rat, le Cobaye, la Chauve-souris et TEcureuil. Nicolas les a également trouvées sur les pentes des replis courts, occupant le fond des grands sillons intestinaux chez des animaux dépourvus de cryptes de Lieberkiihn (Lézards). Elles manquent en revanche chez nombre de mammifères. Ce sont donc là des éléments contingents, comparables aux cellules à zymogène qu'on peut trouver ou non dans certaines cellules séreuses des glandes pharyngiennes ou ary-épiglot tiques.

Les cellules granuleuses de Paneth ont été isolées par cet histologiste. Ce sont des cellules cylindriques ou prismatiques dont le protoplasma renferme, au-dessus du noyau, des grains en nombre variable, d'un diamètre égal ou même supérieur aux boules de mucigène. Ces grains sont insolubles dans Teau ; Tacide osmique leur donne une teinte brun d'acajou comme a certains grains de zymogène. L'éosine, l'hématoxyline, la ?afranine les colorent vivement. Le vert d'iode les teint en bleu-turquoise, tandis que les globes mucipares des cellules caliciformes prennent avec ce réactif une coloration vert olive. L'éther et l'alcool ne les dissolvent que très lentement. 11 ne s'agit donc ici ni de graisse, ni d'un mucigène modifié. Quand une cellule renferme un petit nombre de grains, ceux-ci sont disséminés dans le protoplasma. Quand la cellule en est gorgée, les grains se touchent tous, et entre eux passent de minces travées protoplasmiques. L'élément cellulaire les élabore donc absolument comme une cellule séreuse d'un croissant de Giannuzzi des glandes épiglottiques sécrète son zymogène contingent. Dans ce mouvement, comme l'a bien montré Nicolas, le noyau de la cellule de Paneth ne se détruit pas davantage que celui des cellules glandulaires à zymogène. Quand la cellule épithéliale devenue* glandulaire a été envahie par les grains dans toute son étendue, son noyau est refoulé vers la base ; il présente des empreintes et une incurvation en cupule comme celui des cellules mucipares des glandes.

Chez les animaux possédant des cellules granuleuses de Paneth, le nombre de celles-ci est variable au fond du crypte. Il n'y en a parfois qu'une seule, quelquefois deux ou trois ou, au contraire, un très grand nombre. Nicolas a émis l'opinion qu'elles éclatent et se vident d'un coup après être devenues turgides; puis que la cellule glandulaire revient sur elle-même sous forme d'un élément étroit (cellule intercalaire), pour reprendre ensuite peu à peu son activité sécrétoire et reformer de nouveaux grains.

tralblatt fur Physiologie^ I, p. 255, 1877). Ueber die Secernierenden Zellen des Diinndarnis-Epithels (Arch, f,mikrosk, Anatomie^ t. XXXI, 1888.)

1348 INFILTRATION LYMPHOIDE.

Quoi quMl en soit, on voit par tout .ce qui précède que, chez la plupart des mammifères, Tépithélium du fond des cryptes de Lieberkûhn subit, dans les premières portions de Tintestin, une flexion morphologique le ramenant à l'état de cellules glandulaires séreuses. De plus, chez certains animaux mais non chez tous, la flexion morphologique va plus loin : elle aboutit à la différenciation zymogène de certaines cellules au milieu des autres. — Dans ce cas, le crypte devient une glande par son fond, exactement comme dans la muqueuse stomacale. Souvent même, un seul entonnoir sert d'orifice commun à plusieurs tubes sécréteurs faiblement séreux et, dans quelques cas, séreux et zymogènesàla fois. La petite glande tubuleuse ainsi constituée apporte son contingent, sous forme d'un liquide soit simplement séreux, soit séro-zymogène, à la constitution complexe du suc intestinal qui doit parachever les actes digestifs.

En regard de cette fonction glandulaire, il convient de signaler l'infiltration lymphoïde de la couche sous-glandulaire du tissu conjonctif, interposée au fond des tubes de Lieberkiihn et à la musculaire muqueuse. Les espaces connectifs, bien que peu développables, y sont gorgés de cellules lymphatiques formant une colonie permanente sur ce point. Il ne s'agit pas ici de cellules migratrices polynucléées ou à noyau bizarre et à protoplasma réduit. Les cellules lymphatiques sont de dimensions très inégales, à noyau arrondi et à protoplasma souvent très développé, hyalin, granuleux ou vacuolaire. Ce sont là des éléments tout à fait semblables à ceux qu'on trouve dans le tissu conjonctif péri-acineux des glandes en grappe. L'infiltration lymphatique remonte entre les parties profondes des tubes de Lieberkiihn tout en diminuant; elle cesse au voisinage des infundibulums tapissés de cellules à plateau strié avec cellules caliciformes intercalaires. Elle enveloppe donc toute la partie véritablement glandulaire. — Comme les revêtements épithéliaux des glandes, et d'une façon plus marquée dans les périodes de digestion active, l'épithélium de la partie profonde des tubes de Lieberkiihn est abordé par de véritables cellules migratrices. On en trouve toujours quelques-unes tombées dans la lumière glandulaire. D'autres sont encore engagées dans l'épithélium, parfois même au sein du protoplasma spongieux des cellules pseudo-séreuses. On sait, du reste, avec quelle facilité les cellules lymphatiques du groupe aberrant trouent et pénètrent les cellules épithéliales de l'intestin.

La zone d'infiltration lymphoïde règne tout le long du duodénum, de l'intestin grêle et du gros intestin (fig. 877), sous les tubes de Lieberkiihn. De plus, de distance en distance mais d'une façon qui n'a rien de fixe, on observe des points lymphatiques diffus, constitués par du tissu réticulé vrai renfermant ou non des follicules. Ces points lymphatiques ressemblent beaucoup à ceux décrits plus haut dans la muqueuse de l'estomac. Le tissu réticulé peut même s'engager

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