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LEUR PREMIER DÉVELOPPEMENT

Cette portion de la glande répond dans le foie à son parenchyme sécréteur. Dans le pancréas, le concours des tubes glandulaires s'effectue plus tard, moins constamment et d'une manière moins large. 11 existe nettement à la périphérie de chaque îlot pancréatique chez le Poulet, comme je l'ai indiqué depuis longtemps. La tendance au concours entre eux des tubes ou cordons glandulaires, est la caractéristique majeure des glandes conglobées. Nous la retrouvons ici telle qu'elle existe dans la glande pituitaire et le corps thyroïde, qui sont les glandes conglobées annexes de l'intestin antérieur à muqueuse dermo-papillaire et à revêtement épithélial malpighien.

Premier développement des glandes conglobées InteMilnaleM. — On

sait que le cœlome (cavité viscérale ou pleuro-péritonéale) est à son origine formé de deux moitiés symétriques, séparées sur la ligne médiane par un mésentère ventral homologue exact du mésentère dorsal (fig. 895). Ce mésentère ventral n'existe qu'au niveau de la partie antérieure du tube digestif depuis le pharynx jusqu'à l'extrémité du duodénum (1). Dans son épaisseur, se développent le cœur avec les gros troncs vasculaires quiy aboutissent: c'est-à-dire l'extrémité des veines omphalo-mésentériques et de la veine ombilicale. Le ligament falciforme du foie, qui, parti de l'ombilic, conduit au hile hépatique le cordon fibreux répondant à la veine ombilicale atrophiée chez l'adulte, répond lui-même à la limite inférieure de l'ancien mésentère ventral. Cette disposition montre également qu'à l'origine, le mésentèreventral s'étendait jusqu'à la paroi antérieure du pédicule du sac vitellin (vésicule ombilicale).

Avant- foie mésodermique de His. — C'est immédiatement audessous du cœur que, dans l'épaisseur du mésentère ventral, les ébauches des glandes conglobées intestinales, consistant initialement en des diverticules de l'intestin entodermique duodénal, se projettent, s'accroissent et se transforment pour aboutir à la constitution des deux glandes conjuguées : le foie et le pancréas définitifs. La région (infra-cardiaque) dumésentère ventraloù se passe ce mouvement a reçu, pour cette raison, deKôLLiKER le nom de « bourrelet hépatique », et de His celui « d'avant-foie » (Vorleber). Elle développe en effet le foie sanguin comme le duodénum fournit lui-même le foie épithélial. Sur les coupes transversales d'embryons très jeunes des mammifères (Mouton, 8 millimètres) et de l'Homme (4 à 6 millimètres), on ne trouve d'abord à son intérieur que la section des larges veines omphalo-mésentériques entourées par deux amas particuliers d'éléments mésodermiques (septum transverse de Ravn). Sur les coupes sagittales, on voit aussi que l'avant-foie de His pousse contre la cavité pariétale ou péricardique primitive, qui contient le cœur, une série

(l) V07. t. II, p. 1258.

i418 AVANT-KOIE MESODERMIQOE.

de villosités irrégulières creusées de cavités, existant tout aussi bien

Fir,. 895. — Coupe Iransversalc d'un embryon de Moulon, passant par le corps do Woltf et le duodénum. (A cause de la courbure de l'embiyon, le diaphrojrnre f/, et le cœur Cce, apparaissent seclionnfB en travers au bas de la figure.) — Kixaliou par le liquide de Mùller, coloration en masse par le carmin aluné. Coupes fu série. Conservation dans la icsine Oannitar. — (Ocul. 1, obj. 0 do Vérick, cbambie claire.)

N, névraxc; — O.frnnglions dos puiros rachulionnos; — p, nerfs ro<^hidiens ; — CA, cordp .dorsalo; — A, aorlo: — ng, artèro ploinéru'airo née diredornenl de l'aorte et fournissant xi ffloniénile (îp, du corps «e Wolff; — W, canal de Wolff: — e, einbourhure d'un tube du corps de WnlfT dans la cavité du j^lomérule; — f, v\ veines du corps de Wollf; — Ce, cavité péntonéale.

md. ménentère dorsal de l'anse duodénale d,'', sectionnée en deux points parce qu'elle est déjà courbée en fer à cheval ; — I*. Ahnuf lies des trois | ancréa» en cours de développeineut dans le inHS*»nlêre dorsal; — mi\ mésentère ventral, au sein duquel on voit déjà le foie F très développé autour des veines oinphalo-mésont^riques béantes au sein de rhacun de» deux lobes.

/•/•. lamelle flbro-rnlanée; — .<, vaisseaux sanguins embryonnaires au sein de celle laroeUe; — d, di.'ip*T«^'nie; - C<r, cœur.

ÈBAUCHKS ÈPITHÉLIALES DU FOlIî. I4i9

chez les oiseaux (Poulet : His) que chez les mammifères et chez THorarae (Lieberkùhn, Kolliker, Uskow). L'apparition hâtive de ces villosités. et leur constance, indiquent qu'il s'agit ici d'une formation importante — peut-être répondant au début de la végétation active des éléments mésodermiques du bourrelet, en vue de fournir la première ébauche du foie sanguin.

Ebauches épithéliales du foie, — Le foie commence à se former de très bonne heure par une évagination simple ou double de Tentoderme de la face ventrale du duodénum, qui s'engage aussitôt dans l'épaisseur du mésentère ventral et y poursuit ensuite toute sa croissance.

Cette évagination est simple chez les sélaciens et les amphibiens. Guette la considère, chez le Bombinator, comme résultant d'un plissement de l'anse duodénale déterminé par cette simple disposition mécanique qui fait qu'en arrière de la cavité péricardique primitive, l'accroissement du feuillet entodermique répondant a la face ventrale du duodénum ne rencontre pas de résistance. His adopte la même explication chez le Poulet. Elle n'est pas cependant conforme à ce que nous savons du premier développement des autres glandes intestinales, dont l'ébauche première est fournie par le mouvement particulier de l'épithélium de revêtement aboutissant à la formation d'une fossette limitée par le relèvement de groupes flocculeux. Au début, le diverticule hépatique primitif est large, disposé en doigt de gant en avant de la masse vitelline.

Chez les oiseaux comme Ta montré le premier Remak, et chez les mammifères ainsi que l'a vu d'abord Kolliker, l'ébauche épithéliale du foie est double. Au troisième jour de l'incubation (embryon de Poulet), apparaissent, immédiatement en arrière de l'estomac fusiforme et droit, deux gouttières de la face ventrale de l'intestin (1). Ces gouttières se ferment ensuite et donnent chacune naissance à un diverticule hépatique, qui pénètre dans le mésoderme du mésentère ventral et s'y accroît. De ces deux diverticules, le plus antérieur (cranial) contourne la veine omphalo-mésentérique et se place à son côté dorsal; le postérieur (caudal) contourne aussi cette même veine sur son côté ventral. Tous les deux se divisent et se subdivisent, l'un en avant et à gauche, l'autre en arrière et à droite, comme une glande tubuleuse ramifiée en voie décroissance. Mais a l'encontre de ce qui se passe dans les glandes ordinaires, les branches de végétation concourent entre elles pour former un rets et continuent en même temps à pousser des bourgeons latéraux. Il en résulte une masse glandulaire entourant comme d'un manchon le sinus veineux. Chez les mammifères

(1) W. Feux, Zur Leber u. Pancréas lintwickluDg (Arch, f, Anat, m. PhysioL Anai. AbtheiL p. 281-321, 1892).

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