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GLANDES ANNEXES DE LINTESTIN ENTODERMIQUE, LE FOIE ET LE PANGRÉAB

Jusqu'ici nous avons étudié, le long de Tintestin, des glandes toutes renfermées dans Tépaisseur de la paroi intestinale. Toutes appartiennent aussi à un même type morphologique, indépendant des variations de forme de leurs épithéliums sécréteurs, lesquelles sont contingentes et subordonnées aux modes variables de la fonction. Ce sont essentiellement des (/landes lubuleuses,

Glaadea tal»nleiiae« ordlnalrefl de rinlentin, simples^ mmifléeav

agminéeii et congioméréeii. -> Parmi ces glandes tubuleuses, les unes sont des cryptes purs (glandes de Lieberkùhn du gros intestin) ; elles consistent en des tubes simples ou légèrement ramifiés au voisinage de leur terminaison en cul-de-sac. D'autres sont aussi des tubuleuses si77ipl€SO\x subdivisées de la même façon ; mais leur fond montre des différenciations glandulaires sur une petite étendue (glandes de Lieberkiihn de l'intestin duodénal et grêle). Dans l'estomac, apparaissent des glandes tubuleuses et légèrement ramifiées, agminées autour d'un crypte émissaire commun, et in tra -muqueuses. Les glandes duodénales, ou de Hrunner, fournissent encore un exemple de glandes tubuleuses groupées, comme les stomacales, par rapporta un crypte émissaire commun qui est ici un crypte de Lieberkùhn. Mais leurs tubes se sont un grand nombre de fois divisés et subdivisés, végétant dans la paroi, francliissant la musculaire muqueuse et se glomérulant entre celle-ci et le muscle moteur pour former un organe glandulaire déjà important (glandes tubideuses conglomérées). Enfin, chez certains poissons, des formations tubuleuses, ramifiées également, ont franchi la paroi et constituent au-dessous du cardia de véritables organes disiincls, appendus dans la cavité viscérale et reliés à l'intestin par un pédicule répondant à leurs canaux excréteurs. La formule générale des glandes intestinales est donc celle-ci : glandes tubuleuses, originaires chacune d'un crypte

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unique dessiné initialement par une végétation spéciale (suivant le 1' mode flocculeux) de Tépithélium de revêtement. Ces glandes sont

p devenues plus ou moins richement et longuement ramifiées en vertu

^^ d'une série de mouvements épithéliaux semblables à celui qui a

j; déterminé l'apparition du crypte initial.

[; Mais jusqu'ici, toutes ces glandes, quel que soit le nombre et

é rétendue de leurs tubes branchés les uns sur les autres et sub-

l divisés, se terminent constamment par des culs-de-sac libres, en

^ doigts de gant fermés et indépendants les uns des autres. Leurs vais-

r seaux sanguins, développés consécutivement au mouvement épithélial

^ quia dessiné Tébauche des culs-de-sac et commandé leur arborisa-

\ tion, sont ordonnés par rapport aux tubes sécréteurs. Ils moulent

[• leurs réseaux enveloppants sur la forme des tubes glandulaires. Ils

ne modifient jamais celle-ci pour la plier au gré de leur 'propre végé- ^ talion vasculaire. Ils vascularisent la glande sur le schéma fourni par

; ■ son développement épithélial. C'est ce qui se passe d'ailleurs dans

toutes les glandes vraies, à sécrétion externe prépondérante.

Glandes conglobées Intestinales. Foie et Pancréas. — L'anse duodé-

nale donne naissance en outre, chez tous les vertébrés sans exception, • * à deux formations glandulaires dont la végétation franchit rapidement

les limites de la paroi intestinale, et qui achèvent leur développement en dehors de celle-ci, sous forme d'organes constamment distincts de l'intestin. Ce sont le foie elles pa^tcréas. Dans l'édification de ces glandes, à partir de leur première apparition sous forme d'un diverticule intestinal ayant la valeur d'un crypte, les vaisseaux sanguins prennent une part tout autre qu'à la constitution d'une glande duodénale ordinaire. Ils modifient le type initial et en font des glandes conglobées. Le remaniement est d'ailleurs plus ou moins complet et profond; il l'est toujours davantage dans le foie que dans les glandes pancréatiques. Dans les deux sortes de glandes toutefois, il est un fait qu'on peut toujours constater : c'est que leurs formations épithéliales se sont placées sous la dépendance étroite des vaisseaux sanguins et se sont en réalité ordonnées par rapport à eux. ; La loi de la végétation des formations épithéliales glandulaires est,

elle aussi, plus ou moins modifiée dans le foie et les pancréas des vertébrés. Le mouvement de croissance a toujours son point de départ dans un diverticule du duodénum prenant naissance comme un crypte. Le fond de ce crypte s'étire, et en même temps il devient l'origine d'une série de tubes épithéliaux arborisés. Ceux-ci, sur leur trajet, donnent des culs-de-sac latéraux, d'autant plus longs et arborisés euxmêmes qu'on s'éloigne davantage de l'intestin. Puis, il arrive un moment où les tubes issus de branches différentes de végétation concourent entre eux, s'ouvrent les uns dans les autres et constituent un réseau plus ou moins compliqué de tubes anastomosés.

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