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X.-ii-t"c Jî

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702 STaUGTURE INTIME DKS FIBRES NERVEUSES SANS MYÉLINE.

diamètre de certaines d'entre elles est énorme et elles sont visibles à Tœil nu. D'autres sont de moyenne dimension; enfin certaines sont extrêmement grêles. Il est rare d'observer leurs bifurcalioiis en Tou en Y. Quand elles se bifurquent, les fibrilles passent un tronc subdivise en ses deux branches, et il existe entre celles-ci des fibres arciforraes passant d*une branche à Tautre. Nous verrons plus loin qu'il en est toujours ainsi lorsqu'utie fibre nerveuse, réduite à sou cylindre-axe, se divise en deux rameaux.

Le long de telles fibres nerveuses amyéliniques, on ne trouve aucun noyau* Sur les plus grosses d'entre elles, on voit k rintérieur de la fibre, qui est absolument cylindrique, des traînées de protoplasma granuleux discontinues. Sur les fibres grêles, les fibrilles constitutives du gros cylindre -axe que chacune d'elles représente sont unies par le protoplasraa inter-fibrillaire, hyalin dans toute l'épaisseur. Aucune formation ni amas de protoplasma ne se montre non plus le long de la fibre nerveuse. Celle *ci représente lut prolongement nerveux géant et nUj enveloppé au sein du névraxe par une gaine de fibres névrogliques, serrées à la façon des fils d'un manchon de toile métallique; car ces gaines sont rigides bien qu'extrêmement élastiques. Les fibres nerveuses des centres amyéliniques se comportent donc, ainsi qu'on le verra plus tard, à la façon des iîls nerveux entrant, chez les vertébrés supérieurs, dans la constitution des « arborisations fibrillairea » des nerfs devenus amyéliniques. Comme ici les filaments nerveux, sans perdre aucunement leur signification morphologique de prolongements de Deiters, atteignent des dimensions énormes, on les peut aisément étudier analytiquement. On voit de plus qu'ils représentent l'achèvement de là fibre nerveuse sur son type primordial et initial conservé : car dans les nerfs périphériques des cyclostomes celle-ci n'a pas une constitution différente. Toutes les fibres nerveuses du système nerveux de ces vertébrés ont en effet à peu près partout la constitution des filaments axiles primitifs.

Dans le seul centre arayélinique définitif que possèdent les vertébrés supérieurs aux cyclostomes, c'est-à-dire dans la rétine, il en est de même, bien qu'ici les cellules et les fibres nerveuses aient des dimensions réduites* Les grands cylindres d'axe horizontaux des grains piriformes du plexus basai, bien que rubanés, larges et nettement fibrillaires, ne présentent aucun noyau sur leurs parcours. Ils efi*ectuent celui-ci à travers la subslance moléculaire suivant des chemins creusés dans celle-ci, mais sans être entourés d'une gai ne propre* 11 en est de même des cylindres d'axe issus de l'encéphale et qui viennent s'arboriser dans la rétine (fibres centrifuges de Cajal), et des filaments axiles primitifs sortant des cellules nerveuses ganglionnaires, tant qu'ils n'ont pas gagné les travées répondant à répanouissement apparent, c'est-à-dire à Torigine des fibres optiques.

PIBRBS A MYELINE DU NEVRAXE. 7O3

Mais dès que ces dernières sont formées par le groupement en faisceau de plusieurs filaments axiles primitifs, on voit leur individualisation s'achever immédiatement par Tintermédiaire de la névroglie qui passe et qui repasse entre elles en formant à chacune un rets de petites cellules délicates, anastomosées par leurs prolongements. Le bleu de méthylène injecté sur le vivant ne colore pas ces cellules névrogliques. Quand on le fait agir directement, il les teint en rose, tandis que les cellules nerveuses et tous leurs prolongements le sont en bleu. Il y a donc une grande différence, et d'autre part certaines analogies de constitution entre les cellules et les prolongements nerveux, et les cellules et les prolongements névrogliques.

PibMS Berveaaea * myéline d« névraxe. — Tant que le névraxedes

vertébrés ordinaires reste embryonnaire et dépourvu de fibres nerveuses à myéline, il garde une consistance gélatineuse et une coloration d'un gris- rosé. Il conserve cette même coloration dans les régions où il ne se développe qu'un petit nombrede fibres à myéline, c'est-à-dire dans la substance grise. Là où celles-ci, au contraire, viennent à prédominer (cordons médullaires, couronne rayonnante, corps calleux, etc.), le tissu nerveux prend une coloration d*un blanc lacté et devient opaque: c'est la substance blanche (1).

Examinées à l'état d'isolement, les fibres nerveuses à myéline préalablement fixées dans leur forme par l'acide osmique (fig. 64f}) se mon -

(i) Préparation. ~ Pour obtenir les fibres nerveuses à myéline isolées, il con- Tient de pratiquer, par exemple dans Tun des cordons de substance blanche de la moelle épinière d'un Chien qu*on vient de sacrifier, une injection interstitielle d'acide osmique à 1 pour 100 ou mieux de mélange osmio-picrique (3 vol. d*une solution aqueuse saturée d*acide picrique, 1 vol. de solution aqueuse diacide osmique à 1 pour iUO). On laisse dégorger ensuite le fragment de moelle ainsi préparé dans Teau distillée, puis on le fend longitudinalement et Ton effectue soigneusement la dissociation avec des aiguilles. Quand celle-ci est poussée déjà jusqu'à un certain point sur la lame de verre, on dépose à sa surface soit une goutte de picro carminate, soit quelques gouttes de carmin aluné et on abandonne la préparation douze à vingtquatre heures dans la chambre humide, sur Téchelle de Malassbz. Après quoi, on enlève l'excès de matière colorante avec du papier buvard, puis on ajoute une goutte d'eau distillée, et l'on achève la dissociation sous la loupe montée sur pied, avec des aiguilles très fines et bien polies. On recouvre ensuite d'une lamelle; on fait pénétrer de la glycérine picre-carminée par capillarité sous la lamelle ; on borde à la paraffine et on observe.

Pour observer les fibres à myéline sur un assez long trajet et dans leur position naturelle au sein des tissus du névraxe, le meilleur objet d'étude est la valvule de Vieussens du Chien et du Mouton. On dégage cette membrane nerveuse en enlevant le cervelet très soigneusement. Elle apparaît formant une voûte sur le 4« veulricule. On la fixe pendant une heure, dans la chambre humide, par les vapeurs osmiques. Elle devient rigide et on peut l'enlever sans qu'elle se rétracte et la porter sur la lame de verre. On l'examine dans la glycérine ou le baume, ou après avoir ajouté une goutte de solution d'ammoniaque (méthode d*ExMBR) et de la glycérine neutre après avoir de nouveau fixé par les vapeurs osmiques.

Renaut. — Histologie pratique, II. 45

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