LE LOBULE HÉPATIQUE DES MAMMIFÈRES ET DE L'HOMME
Si> sur un foie de mammifère dont les vaisseaux sanguins ont été injectés, on considère un ou plusieurs lobules coupés par leur tra-
(1) Sabourin, Recherches sur Vanatomie normale et pathologique de la glande bUiaire de VHommej Paris, 1888.
1438 LOBULE HEPATIQUE DES MAMMIFÈRES.
vers — c'e3t-à- dire perpendiculairement au sens de marche de la veine sus- hépatique qui occupe leur centre — chacun d'eux apparaît comme un polygone à côtés rectilignes, limité par des bandes portobiliaires qui se rejoignent ou non sur le pourtour du lobule, mais qui dessinent toujours, au niveau de chaque point de concours des polyèdres lobulaires par leurs angles, un élargissement dont la section est triangulaire. C'est par là qu'arrivent les branches de distribution de la veine porte et de Tartère hépatique. C'est aussi par là que prennent leur voie d'issue les canaux biliaires. Les branches de la veine porte se distribuent dans chaque bande porto-biliaire, autour du lobule, en se comportant comme des artères. Puis elles donnent des capillaires radiés, anastomotiques les uns des autres, qui marchent vers le centre de rilot occupé par la veine hépatique, toujours, dans ce cas, coupée en travers et béante. Cette disposition est bien connue et répond à la description classique.
Si, au contraire, on a coupé le lobule parallèlement au sens de marche de la veiné sus-hépatique qui l'individualise^ ainsi que l'a démontré Kiernan (c'est-à-dire parallèlement à Y axe îobulaire), et qu'en outre la coupe renferme cette veine, dans son épaisseur, de son entrée dans le lobule à sa terminaison, on voit que la veine centrale se termine elle-même par une série de petits culs-de-sac renflés en doigt de gant ou parfois par un seul. Sur cette étoile terminale et sur la tige de la veine parcourant l'axe du lobule, viennent tomber les capillaires radiés disposés en général comme les barbes d'une plume et issus des rameaux portes distribués sur la marge du lobule considéré. Ces dispositions ne se voient bien que dans les lobules périphériques, situés immédiatement sous la capsule fibreuse du foie. Elles permettent de déterminer leur forme. On voit alors que chaque lobule est une petite pyramide à plusieurs pans dont la base répond à l'étoile terminale (fig. 903) de la veine sus-hépatique axiale, et dont le sommet représente en quelque sorte le pédicule plus étroit, abordé par la veine sus-hépatique à son entrée dans le lobule.
La veine sus-hépatique a une paroi mince, faisant corps avec la substance du lobule. Pour cette raison, elle apparaît toujours béante, soit qu'on la coupe en long, soit qu'on la sectionne en travers. Mais l'adhérence au parenchyme n'est pas immédiate comme dans le foie tubulé de l'Ammocète. Tout le long delà veine s'engagent parallèlement à sa marche des faisceaux de tissu conjonctif qui lui forment une adventice mince. Il y a donc du tissu conjonctif à la périphérie du lobule, où il constitue le stroma de la formation porto-biliaire ; il y en a aussi, mais sous forme d'une bande très réduite, satellite de la veine sus-hépatique, au centre même du lobule. Chez l'Homme, chez le Chien, cette disposition saute aux yeux du premier coup.
Delà veine sus-hépatique centrale à la bande porto- biliaire raargi-
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CONTINUITE DES CAPILLAIRES RADIES DE LOBULE A LOBULE.
nale, règne le réseau des capillaires radiés et anastomotiques entre eux dans toute retendue du lobule. Ces capillaires communiquent entre eux aussi de lobule à lobule, là où les lobules ne sont pas séparés par les