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IL EST VERSÉ DANS DES VACUOLES PREFORMÊES

ayant subi la rigidité cadavérique. Il détermine la rupture des travées protoplasmiques dont l'ordonnance avait été tout d'abord modifiée par le retrait. C'est là pourquoi ces cellules, sur le cadavre, ne renferment point de glycogène et ne montrent pas non plus la structure trabécuîaire du protoplasma.

La quantité de glycogène contenue à l'état sirupeux dans l'écart des mailles protoplasmiques est d'ailleurs variable chez les animaux avec les modes de l'alimentation et les stades delà digestion. Ranvier a fait voir que chez le Rat, après un jeûne absolu de quarante-huit heures, il n'y a plus du tout de glycogène dans les cellules hépatiques. En revanche, ces cellules montrent toujours la disposition trabéculaire du protoplasma. Mais alors, dans l'écart des mailles toutes petites, arrondies et « disposées d'une manière régulière comme les alvéoles d'un gâteau d'abeilles », il n'y a plus rien qu'un liquide clair, que l'acide osraique ne brunit pas. En me servant comme fixateur du mélange de liquide osmio-picro-argentique, j'ai également constaté que ce liquide reste incolore. Il est donc formé par de l'eau tenant en suspension des sels minéraux : c'est un liquide vacuolaire.

Ce fait a une grande importance au point de vue du mécanisme de la sécrétion du glycogène. Il montre que ce dernier n'est pas élaboré, par exemple comme les boules du mucigène ou les grains des zymogènes quelconques, directement au sein d'un protoplasma continu, dont la subdivision en travées ne tiendrait qu'à la place prise au sein du corps cellulaire par le produit de sécrétion. Le glycogène prend naissance, au contraire, à l'intérieur de vacuoles inter-trabéculaires préformées, ou plus probablement encore il est versé au fur et à mesure dans ces vacuoles, déjà occupées par un liquide aquiforme que produit la cellule en dehors des périodes glycogéniques. De ce côté, la cellule hépatique est donc une cellule séreuse, dont la sécrétion continue reçoit épisodiquement pour le dissoudre, le modifier et ensuite le diffuser au dehors, le glycogène sécrété au contraire d'une façon discontinue.

D'un autre côté, la cellule hépatique sécrète toujours une cerfaine quantité de graisse : elle est accessoirement pimélogène. Cette fonction se développe comme on sait (Raisyier, de Sinéty), très largement chez les femelles au début de la période de lactation. Elle est surtout marquée dans les cellules des travées hépatiques avoisinantla veine centrale du lobule. C'est cette veine qui adopte la graisse et lui sert de voie d'excrétion exo-glandulaire. La graisse n'est jamais contenue dans les vacuoles inter-trabéculaires, mais bien dans les travées protoplasmiques. Elle s'y montre sous forme de grains graisseux de volume variable. Dans certaines circonstances pathologiques, la sécrétion delà graisse prend le pas. Les gouttes graisseuses finissent par confluer en plusieurs gros globes ou en un seul. Le noyau est

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