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LES CELLULES HEPATIQUES ORDONNÉES PAR RAPPORT AUX CAPILLAIRES

cellules apparaissent continus entre eux tout aussi bien au pourtour de la veine centrale et sur la marge du lobule que dans l'épaisseur de celui-ci. Ils se montrent (sur les coupes) avec une épaisseur variable. Tantôt dans leur travers on compte deux ou plusieurs cellules glandulaires,tantôt une seule Souvent une travée, formée d'un seul rang de cellules, dessine un anneau sur le pourtour duquel les cellules hépatiques affectent la disposition d'un épi thélium glandulaire. Le vide de cet anneau répond à la section transversale d'un capillaire sanguin. Cette simple observation, qu'on peut répéter sur une multitude de points d'un même lobule, montre bien que, dans le foie lobule, les cellules glandulaires sont de quelque façon ordonnées par rapport aux capillaires sanguins, tout comme les cellules épithéliales des glandes ordinaires le sont par rapport à la lumière des tubules sècré-

cave à son abord dans Toreillette droite, et Ton continue à pousser. Ensuite, on lie la veine porte et on attend un quart d*heure avant d*enlever le foie. Ses vaisseaux radiés sont fixés déployés. Les travées de Remak sont colorées en brun léger. On durcit des fragments dans Talcool fort, et Ton monte les coupes dans le baume. Les vaisseaux sanguins sont incolores entre les travées et, s*il s*agil d'une coupe un peu épaisse, on distingue le réseau anastomotique formé par elles comme s'il n'y avait point de vaisseaux sanguins dans le lobule. On peut rendre les préparations très démonstratives en les faisant passer par l'alcool éosiné. Les travées prennent une coloration rose, et la forme générale de leur réseau saute aux yeux. En colorant les coupes par Thématéine ou la purpurine, on met en évidence, en outre, les noyaux cellulaires. On voit alors que chaque travée est limitée en dehors par la ligue des noyaux endothéliaux appartenant aux capillaires, et que la paroi de ceux-ci se moule exactement sur la surface des travées, en y faisant corps sans aucun intervalle développable.

Quand on veut imprégner d'argent le parenchyme du lobule, on agit de même. Mais au lieu d*eau salée on pousse d'abord à travers le foie un courant d'eau distillée; puis on le remplace par un courant du mélange de liquide osmio-picrique et de nitrate d'argent. On reconnaît alors que, quel qu'ait été le déploiement des capillaires radiés et leur fixation nette a l'état de développe nent, il n'y en a pas uu seul présentant un dessin endothélial. Au contraire, Tendolbélium des branches portes et artérielles, des capillaires inter«lobulaires et celui des veines sus-hépatiques est magnifiquement dessiné par Targent partout où a pénétré l'injection. On monte ces coupes dans le baume au xylol et elles sont entièrement démonstratives du fait indique par Ranvibr : à savoir que les capillaires du lobule sont demeurés embryonnaires, limités par une lame de protoplasma indivise et non par un endothélium déjà subdivise en cellules distinctes.

Par contre, sur un certain nombre de travées hépatiques, on peut constater, comme Ta fait Ra.nvier (Journal de micrographie , t. IX, p. 160}, l'existence de traits de ciment entre les cellules glandulaires.

Les mêmes expériences, faites chez la Grenouille par exemple, montrent également que les capillaires du parenchyme hépatique répondant aux capillaires radiés d'un foie tubulé, ne s'imprègnent jamais d*argent; tandis que les vaisseaux de distribution contenus dans les bandes porto>biliaires traversant le parenchyme en divers sens sont régulièrement imprégnés, ainsi que les veines sus-hépatiques et les cellules glandulaires d'un certain nombre de tubes sécréteurs anastomosés. Le caractère embryonnaire permanent des capillaires porto-sus-hépatiques résulte donc d'une disposition générale dans la série des vertébrés.

CIMENT INTBRGBLLULAIRE.

teurs. Dans les travées sectionnées suivant leur longueur, les cellules glandulaires sont ou bien placées bout à bout, ou bien elles forment une double rangée régulière. Dans les fragments du foie de l'Homme prélevés aussitôt après la mort (supplicié), ou du Chien iSxés vivants par le liquide de MûUer, Téosine hématoxylique montre que les cellules consécutives d'une rangée unique sont soudées entre elles bout

FiG. 905. — Disposition générale des travées de cellules hépatiques ou coixlons de Remak, prise dans une coupe d'ua lobule du foie d'un supplicié faite parallèlement à la surface. Fixation par le liquide de Millier pendant plusieurs semaines. Coloration par l'éasine hématoxylique. Conservation dans la glycérine faiblement chargée d'éosine hématoxylique. — (Ocul. 1, obj. 6 de Véiick Chambre claire.)

/,(', Iravc^es hépatiques proprement dites formant les renions do Remak du lobule; — U travôcs épaisses, formées par la confluence dos cordons do Remak sur certains points; — e^c. capillaires sanpuins inlor-lrabéculaires, renfermant des cellules niijrralrices à noyau multiforme. (On n*a pAs dessiné les globules rouges du snn^M

Toutes les cellules hépatiques sont unies entre elles par «les lignes de ciment colorées *ii b.e figurées ici par d*épai:i traits noirs.

à bout par une lame mince, mais à double contour, d'une substance réfringente, sans structure ou légèrement granuleuse, que l'hématoxyline colore en bleu violacé très intense (fig. 905). Dans les travées comprenant une double rangée de cellules, cette Jigne règne aussi bien entre les deux rangées suivant Taxe de la travée, qu'entre les cellules glandulaires superposées dans chaque rangée. Elle entoure la base de chacune de ces cellules, base répondant à la paroi d'un des capillaires radiés, d'une sorte de cadre polygonal. Elle répond elle-même, à ce niveau et sur les plans-côtés des cellules hépatiques, au ciment inter-

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