PASSAGES DE HERING DANS LE FOIE TUBULE
de chaque cellule présente une mince bande homogène, puis devient spongieux et renferme des granulations graisseuses et des grains de zymogène. Enfin, on peut ici très aisément, en multipliant les coupes très minces, mettre en évidence (fig. 907) les points de passage entre les canaux biliaires et les tubules sécréteurs (passages de Hering). Brusquement, à l'épithélium prismatiqueclair, fait suite celui du tubule,
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Fig. 907, — Mode de jonction des canaux biliaires avec les travées hépatiques tubuleuses dans le foie de Y Ammocœtes branchiaîis. (Même préparation et même grossissement que dans la fig. 898.)
bl^ canal biliaire el th^ travée hépatique se continuant par une lumière filiforme; — /»/, lumière de la Iravée hépatique redevenant très nette quand la travée change de plan et qu'elle est coupée en traders; — e, cellules épithéliales cylindrique-* bordant la lumière large du canal biliaire et les bords do \n lumière filiforme do raccord avec la travée hépatique; — t.«, granulations supra-nucléaires de la travée hépatique; — t' h\ travée hépatique coupée un peu obliquement; — t?.r, capillaire sanjçuin lonj^'eant le petit canal biliaire et se continuant avec les capillaires intcrtubulaires beaucoup plus étroits c; — <c, tissu conjonctif, accompagnant le canal biliaire et finissant en pointe juste à aon point de raccord avec la travée hépalique th;— 5,5, globules rouges du sang.
formé de cellules plus larges et plus hautes, reconnaissables à leur protoplasma spongieux et à leurs granulations graisseuses internes. La lumière du tubule fait directement suite à celle du canal biliaire, et son étroitesse est due à l'augmentation de hauteur des cellules hépatiques. Elle se poursuit, en occupant leur axe exact, dans toute rétendue des cylindres hépatiques anastomosés en réseau, et constitue ainsi dans le parenchyme le système des canalictUes biliaires.
CANALICULES BUJAIRKS CAPILLAIRES DU FOIE TUBCLE. 1453
Quand on a injecté les canalicules biliaires avec du bleu de Prusse soluble sur le foie tubulé de la Grenouille, ou mieux encore du Lézard vert, on voit aisément la forme générale du réseau qu'ils interceptent au sein du parenchyme hépatique. Ils enfilent les cylindres de Remak en suivant Taxe de chacun d'eux. Conséquemment, ils dessinent comme eux aussi un réseau de mailles larges, dont les traits sont toujours compris dans des plans différents. Quand un cylindre hépatique est sectionné en travers, le canalicule biliaire répondant à sa lumière est entouré d'un rang de cellules hépatiques en ordonnance épithéliale, exactement comme dans le foie de TAmmocète. De distance en distance, on voit l'injection passer d'un canal biliaire satellite d'un rameau de la veine porte, dans l'axe d'un cylindre de Remak, répondant à l'origine sur ce point des tubules sécréteurs arborisés et communicants.
Quand les cylindres glandulaires se présentent dans le sens longitudinal, on voit filer dans leur axe le canalicule biliaire répondant à leur lumière. Mais de distance en distance, ce canalicule présente de petits diverticules latéraux courts, s'engageant dans les intervalles des cellules hépatiques et formant entre elles de petits doigts de gant. On a beaucoup discuté sur la signification de ces diverticules. Notamment, on a supposé (Asp), qu'ils répondaient à de petites cavités préformées dans chaque cellule hépatique, dans chacune aussi desquelles s'engagerait une petite ampoule latérale, prolongement du canal excréteur (1).
Pour bien comprendre la signification réelle de ces diverticules latéraux, il faut revenir sur un point particulier de la structure du foie tubulé. Quand on imprègne de nitrate d'argent la surface du foie, on voit, au-dessous de l'endothélium péritonéal, les cylindres de Remak disposés à peu près tous en long sur un certain parcours, au-dessous des capillaires de la capsule fibreuse qui présentent un dessin endothélial. A la surface des tubules sécréteurs, on voit une imprégnation très nette des lignes de ciment répondant au pôle d'insertion des cellules hépatiques sur la paroi des capillaires inter-tubulaires, qui, eux, sont embryonnaires et ne s'imprègnent pas (voy. fig. 901). L'argent dessine le contour polygonal des cellules, à ce niveau, par des traits extrêmement étroits, rectilignes. En abaissant l'objectif, on reconnaît queprofondément, au-dessous de ces lignes minces du ciment polaire, régnent des bandes incolores formant comme des cadres aux cellules hépatiques. En outre, si après avoir imprégné d'argent la surface du foie, on l'abandonne quelques heures dans l'eau distillée, il se produit une teinture d'argent sur toutes les cellules hépatiques ; et l'on voit que chacune
(1) Gomme Ta vu Kupffer dans la glande salivaire delà Fourmi, et comme Leydig l'avait antérieurement constaté dans Tune des glandes salivaires de l'Abeille.