RÉSEAU CONTINU ET CULS-DE-SAC LATÉRAUX DES CANALICULES
un réseau anastomotique continu, et que ce réseau est également continu de lobule à lobule, là où les lobules voisins ne sont pas séparés par les bandes porto-biliaires. A ce point de vue, les canaiicules se comportent comme les travées hépatiques dans l'épaisseur desquelles ils sont engagés. — Le meilleur moyen d'observer leur réseau dans son ensemble est de prendre, pour objet d'étude, des fragments de foie du Lapin ou du Cobaye préparés par la méthode lente deGolgi-Cajal (fig. 909). Le contenu des canaiicules biliaires a la propriété remarquable de réduire en noir le sel d'argent avec une délicatesse et une régularité admirables. De plus, on obtient ainsi l'imprégnation souvent absolument complète du réseau des canaiicules dans tout un lobule ou même dans plusieurs lobules voisins. On reconnaît alors que, comme dans le foie tubulé, les canaiicules présentent des diverticules en doigts de gant très nombreux, de longueur variable et irrégulièrement distribués le long de leur parcours. Il ne peut plus ici être question de productions artificielles dues à des injections opérées sous trop forte pression. Il est en outre aisé de voir que les plus courts de ces diverticules répondent à des expansions d'un canalicule entre les cellules glandulaires, et que les plus longs répondent à des bourgeons pleins latéraux des travées hépatiques, dont ils forment la lumière terminée par un petit cul-de-sac. Ceci montre que, dans la période de croissance de la glande, certains bourgeons de subdivision de ses branches intra-lobulaires ne sont pas devenus anastomotiques des autres. C'est là, du reste, une disposition générale dans le foie; nous la retrouverons très accusée au niveau des vasa aberrantia (1).
(1) La remarque que je viens de faire jette, en outre, un certain jour sur la signification des diverticules qui s'engagent entre les plans- côtés des cellules hépatiques. En parlant du développement des glandes de Tintestin, nous avons vu que le mouvement qui dessine leur cavité primitive est purement épithélial. Chaque éhauche initiale de la glanduleest une petite dépression circonscrite par des groupes flocculeux de répithélium.
C'est également ainsi que se forment les cnls-de-sac de subdivision des glandes tubuleuses telles que celles de Brunner. La même loi préside à Tarborisation des branches de végétation du foie et du pancréas. Lea vasa aberrantia nous montreront des branches devenues anastomotiques, entremêlées avec d'autres arrêtées dans leur développement et se terminant en cul-de-sac. On voit qu'il en est de même pour les travées hépatiques. Les divei*ticules longs répondant aux prolongements de la lumière glandulaire au sein de travées hépatiques borgnes, non anastomotiques des autres, sont reliés par des intermédiaires insensibles aux diverticules très courts, s'engageant à demi entre les cellules glantlul aires. Il semble donc naturel de leur attribuer aux uns et aux autres une seule et même signification. Je suis porté à admettre que, là où il existe un diverticule, dans la période de développement ou plutôt de croissance du foie il s'est produit un commencement de mouvement de l'épi tbélium glandulaire, en vue de la formation d'un tubule qui n'a pas abouti. Je ne vois pas, du reste, conmient, en dehors de cette hypothèse, on comprendrait pourquoi sur un trajet